Le Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré mercredi qu'il "condamne de la façon la plus énergique" l'attaque perpétrée le 8 juillet contre un convoi militaire et de police de l'Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD).
Selon une déclaration présidentielle du Conseil de sécurité, l'attaque a eu lieu à Um Halibah par 200 combattants à cheval et à bord de 40 véhicules, qui ont utilisé des armes modernes et des tactiques de pointe, faisant 7 morts et 22 blessés parmi le personnel des Nations Unies et de l'Union africaine.
"Cet acte inacceptable d'une violence extrême est l'attaque la plus grave que la MINUAD ait subie depuis la passation des pouvoirs de la Mission de l'Union africaine au Soudan, le 31 décembre 2007", a indiqué le Conseil, qui s'est dit particulièrement préoccupé par le fait que cette attaque était " préméditée et délibérée" et qu'elle visait à infliger des pertes.
Selon la déclaration, une enquête de l'ONU est en cours et le gouvernement soudanais a déclaré qu'il lui prêterait son concours.
Le Conseil de sécurité a demandé au gouvernement soudanais de tout mettre en oeuvre pour que les auteurs de l'attaque soient rapidement identifiés et traduits en justice.
"Il est fermement résolu à prendre des mesures contre les responsables une fois qu'il aura pris connaissance des résultats de l'enquête de la MINUAD", dit la déclaration.
Le Conseil de sécurité a par ailleurs présenté ses condoléances aux gouvernements rwandais, ghanéen et ougandais pour le décès de leurs casques bleus, ainsi qu'aux familles des victimes.
Il a rappelé que des attaques ciblant les casques bleus durant un conflit armé peuvent constituer des crimes de guerre en vertu du droit international applicable, demandant à toutes les parties de s'acquitter des obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire.
Le Conseil a demandé à toutes les parties d'accepter une cessation des hostilités, de s'engager sans réserve et de façon constructive dans le processus politique, sous la direction du nouveau médiateur en chef conjoint, Djibril Yipènè Bassolé, et de coopérer pleinement avec le déploiement de la MINUAD en respectant sa sécurité et sa liberté de mouvement.
Source: xinhua