Le prochain sommet du G8 du 7 au 9 juillet au Japon ne pourrait pas produire "grand chose", à part des déclarations de bonnes intentions, selon Sylvie Matelly, directrice de recherche à l'Institut français des relations internationales et stratégiques.
La rencontre annuelle des dirigeants des huit pays industrialisés permet d'aborder des grands sujets économiques, mais parfois aussi politiques. L'environnement, l'énergie et les produits alimentaires devraient être au centre des discussions cette année, a affirmé Mme Matelly.
Elle prévoit que le sommet de cette année devrait se terminer avec un appel aux pays producteurs de pétrole d'en augmenter la production et l'exportation, aux engagements pour la lutte contre les changments climatiques planétaires, ainsi que des promesses d'aide alimentaires au pays en développement. Des décisions de " grande popularité" pourraient être prises, plutôt que des décisions concrètes.
L'élection présidentielle s'approchant aux Etats-Unis, on verrait une administration du président George W. Bush plutôt sur la réserve, a-t-elle prévu. Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays assume la présidence tournante de l'Union européenne, devrait quant à lui prendre des initiatives sur l'environnement et l'énergie, une bonne occasion pour faire un peu de publicité politique.
Le sommet du G-8, bien qu'il n'ait pas une "réprésentativité légitime" reconnue par les autres pays du monde, a quand même sa raison d'être, au moins en tant que forum permettant à ses membres de discuter des sujets d'intérêts commun aussi bien que des différends, selon la spécialiste française, qui a suivi depuis des années les actualités du club des pays industrialisés. Ce qui se discute au G-8 contribue parfois à la prise de conscience de l'opinion public, par exemple la question des changements climatiques, qui a été examinée depuis ces dernières années, a fini par sortir un consensus général, selon elle.
Source: xinhua