Le ministre iranien des Renseignements, Gholam-Hossein Mohseni-Eje'i, a affirmé dimanche que son pays ne négociera pas avec le groupe rebelle qui a enlevé 16 officiers de police, a rapporté la chaîne de télévision iranienne par satellite Press TV.
"Nous ne négocions pas avec les criminels", a souligné M. Mohseni-Eje'i, et d'ajouter que le ministère des Affaires étrangères et des officiels prennent actuellement les mesures nécessaires pour libérer les policiers enlevés.
Seize officiers de police ont été enlevés par le groupe Jundullah (armée d'Allah) le 12 juin à un barrage de la ville de Saravan, dans la province du Sistan-Baloutchistan.
Les otages auraient été par la suite transportés vers le Pakistan voisin, et le groupe a affirmé avoir tué quatre des agents de police.
Selon la chaîne de télévision basée à Doubaï Al-Arabiya, un porte-parole du groupe aurait demandé la libération de 200 membres du groupe emprisonnés en échange de la libération des agents de police.
Jundullah est un groupe rebelle musulman sunnite qui est actif dans la province pakistanaise du Baloutchistan et dans la province iranienne du Sistan-Baloutchistan.
Ce groupe rebelle serait lié à al-Qaïda et est classé parmi les organisations terroristes par l'Iran et le Pakistan.
Source: xinhua