Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Mahdi Safari a affirmé que l'Iran retirerait ses fonds dans l'Union européenne pour les investir dans d'autres régions en réponse aux sanctions de l'UE contre le pays.
Dans une interview publiée dans le journal autrichien "Die Presse" mercredi, M. Safari souligne que les sanctions de l'UE contre l'Iran auront de graves conséquences, notamment le retrait des fonds iraniens dans les pays de l'UE.
Il s'est dit convaincu qu'une fois "plus de 100 milliards de dollars" retirés des banques européennes, le continent serait confronté à un problème de liquidités qui aura un impact sur l'économie mondiale.
L'UE subira des "pertes" si elle participe à des sanctions contre l'Iran, a averti M. Safari, car l'Iran a "des ressources de gaz et de pétrole que tout le monde veut acheter".
Il a également souligné que l'Iran renforçait son commerce avec l'Asie. Ces trois dernières années, le commerce de l'Iran avec les pays asiatiques a atteint 85 milliards de dollars, contre 50 à 60 milliards de dollars avec les pays occidentaux.
L'officiel iranien n'a néanmoins pas fermé la porte à des négociations avec les pays occidentaux, notamment les Etats-Unis.
"Nous pouvons parler de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé; nous pouvons parler d'une résolution de la question du nucléaire", a-t-il déclaré lors de son interview.
Sur les relations avec Israël, M. Safari a redit que l'Iran ne "reconnaîtrait jamais Israël en tant qu'Etat", soulignant que si Israël attaquait l'Iran, l'Iran répondrait comme il se doit.
Lundi, le Conseil des ministres de l'UE a décidé de nouvelles sanctions contre l'Iran, notamment le gel des actifs des institutions financières du pays et l'interdiction de voyage pour les experts de haut niveau impliqués dans le programme nucléaire iranien.
Ces sanctions sont entrées en vigueur mardi et l'Iran les a fermement condamnées. Fin
Source: xinhua