L'envoyé spécial du secrétaire général (SG) de l'ONU à Chypre, Michael Moller, a appelé mercredi les deux communautés de l'île à travailler ensemble pour trouver une solution par elles-mêmes afin de mettre fin à des décennies de division.
"C'est pour le peuple chypriote que l'on doit trouver une solution pour régler ce qui constitue le problème de Chypre", a-t- il déclaré, "les conditions sont plus que jamais réunies pour que cela se produise".
M. Moller a fait ces remarques lors d'une réception tenue mercredi soir à Nicosie pour célébrer le 62e anniversaire de la fondation de l'ONU.
Selon une étude menée par l'ONU plus tôt cette année, la plupart des Chypiotes grecs et turcs ont exprimé leur volonté d'accepter une fédération bicommunale et bizonale comme solution de compromis mais des doutes et des craintes existent toujours chez les deux communautés sur les vraies intentions de l'une et de l'autre.
"Il vaut mieux que la compréhension mutuelle et la paix soient réalisées par ceux qui se connaissent déjà, c'est rarement durable si elles sont imposées par d'autres", a souligné M. Moller.
Il a par ailleurs ajouté que toute tentative de parvenir à un accord sur l'établissement d'un Etat fédéral bi-communautaire doit d'abord surmonter ce manque de confiance et le scepticisme sur la perspective de ce plan.
Chypre est divisée depuis l'occupation du nord de l'île par la Turquie en 1974 en réponse à un coup d'Etat de nationalistes grecs visant à rattacher l'île à la Grèce.
Les Nations Unies s'efforcent depuis des décennies de faire en sorte que les deux communautés de Chypre trouvent une solution globale à ce problème.
Lors d'un référendum organisé en avril 2004, les Chypriotes grecs ont rejeté le projet de règlement de l'ancien SG de l'ONU, Kofi Annan, alors que les Chypriotes turcs l'ont approuvé.
Source: xinhua