Le gouvernement intérimaire irakien a exprimé mardi son soutien à la loi anti-sécession récemment adoptée par le Parlement chinois, une législation visant à empêcher la sécession de Taïwan de la Chine.
Le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari a indiqué que l'adoption de cette loi démontrait l'opposition du peuple chinois à toutes activités sécessionnistes à Taïwan.
Tenant ces propos lors d'un entretien avec l'ambassadeur de Chine en Irak, Yang Honglin, M. Zebari a souligné que le problème de Taïwan était une affaire interne de la Chine et que toutes forces étrangères devaient s'abstenir de s'ingérer dans cette affaire interne chinoise.
Le gouvernement intérimaire irakien reste attaché à la politique d'une Chine et comprend les efforts entrepris par le gouvernement chinois en vue d'une réunification pacifique de la nation, a-t-il ajouté.
"Je pense que le gouvernement transitoire irakien maintiendrait également cette position", a dit M. Zebari, en référence au prochain gouvernement né des récentes élections historique en Irak et qui devrait entrer en fonctions mercredi.
Lundi, Ibrahim al-Jaafari, le vice-président irakien sortant, qui serait choisi pour diriger le nouveau gouvernement transitoire, a reçu en audience l'ambassadeur chinois, auquel il a promis que l'Irak respectait l'intégrité du territoire et de la souveraineté chinois et qu'il soutenait la position du gouvernement chinois sur le problème de Taïwan.
La loi anti-sécession, adoptée lundi par l'Assemblée populaire nationale de Chine (APN, Parlement chinois) lors de sa dernière session, a pour but de sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale chinoises, et d'empêcher "l'indépendance de Taïwan".
(xinhua)