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Un groupe commercial sino-américain a émis samedi les plus vives protestations auprès des autorités américaines à propos d'un incident survenu récemment dans lequel une commerçante chinoise a été brutalement battue par des officiers de la douane américaine, a-t-on appris dimanche.
Le groupe commercial en question, le "Comité préparatoire de la Commission pour la promotion du libre-échange sino-américain", a réclamé dans une déclaration que le gouvernement américain assume ses responsabilités dans cette grave affaire de violation des droits de l'Homme sur le territoire des Etats-Unis, un pays qui se pose pourtant en modèle du monde libre.
L'incident a eu lieu mercredi près des chutes du Niagara, à la frontière américano-canadienne. Zhao Yan, une femme d'affaires chinoise venue de Tianjin qui effectuait sa première visite pour affaires aux Etats-Unis, a été attaquée par des officiers de la douane américaine en violation des procédures normales de vérification.
Mme Zhao a obtenu son visa après avoir été soumise aux procédures de sécurité particulièrement strictes imposées par les autorités américaines depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Dans ce contexte, on s'interroge sur le traitement qui lui a été encore infligé sur le territoire américain, souligne la déclaration.
Mme Zhao a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse qu'elle passait devant les services de douanes en compagnie de deux amis lorsqu'un officier en uniforme les a forcé à entrer.
Toutefois, elle a eu à peine le temps de réagir que l'un des officiers l'attaquait et lui jetait du poivre au visage. Il l'a contrainte à s'agenouiller et à poser sa tête à terre en l'attrapant par les cheveux et lui a donné des coups de pied sur la tête. Elle a été transportée ensuite à l'hôpital pour être soignée et a été libérée plus tard.
L'officier, Robert Rhodes, a déclaré qu'il avait cru que Mme Zhao était impliquée dans une affaire de trafic de drogue.
Rhodes a été accusé vendredi de violation des droits civils de Mme Zhao et pourrait être condamné à une peine de dix ans de prison en cas de confirmation.
(Xinhua)