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Pourquoi dit-on qu'un excédent commercial profite à la Chine et au reste du monde ?
Au cours des trois premiers trimestres de cette année, le volume total des importations et exportations de marchandises de la Chine a atteint 39 940 milliards de yuans, soit une hausse de 18,8 % d'une année sur l'autre. Dans ce total, les exportations se sont élevées à 23 200 milliards de yuans (+16,4 %), tandis que les importations ont atteint 16 740 milliards de yuans (+22,3 %), aboutissant à un excédent commercial supérieur à 6 000 milliards de yuans.
Certains assimilent, à tort, un excédent commercial à une forme de « profit indu » ou le considèrent même comme la cause profonde des déséquilibres commerciaux mondiaux ; une telle analyse est manifestement erronée. L'existence d'un excédent commercial chinois relève, en réalité, du fonctionnement des lois économiques.
Grâce au système industriel le plus complet au monde, à un vaste vivier d'ingénieurs qualifiés et à l'atout d'un marché intérieur immense, le secteur manufacturier avancé de la Chine n'a cessé de se développer et de se renforcer. Ses capacités d'innovation, sa compétitivité et sa puissance globale se sont nettement améliorées, lui permettant de répondre avec précision, rapidité et efficacité à la demande mondiale — tant en matière de production que de consommation — tout en garantissant un approvisionnement stable et de haute qualité. Selon la théorie des avantages comparatifs, la Chine est en mesure de produire des biens manufacturés avec un coût d'opportunité plus faible. Conjugué à un taux d'épargne nationale élevé, qui se traduit par une formidable capacité de production, ce phénomène conduit naturellement ses produits à intégrer le marché mondial, une fois la demande intérieure satisfaite.
Dans ce contexte, comment le reste du monde tire-t-il profit de cet excédent commercial chinois ?
En tant que « super vendeur », la Chine fournit au monde une vaste gamme de produits de qualité à des prix abordables, contribuant ainsi à réduire significativement les pressions inflationnistes mondiales, à accroître le pouvoir d'achat et le niveau de bien-être des consommateurs dans de nombreux pays, et à générer un véritable « effet bénéfique pour le voisinage ».
Plus important encore, les exportations chinoises de produits finis intègrent une part substantielle de biens intermédiaires et de matières premières importés du monde entier. Plus l'excédent commercial est élevé, plus la demande chinoise en importations, en provenance des pays fournisseurs de ressources et de biens intermédiaires situés en amont, est forte. Ce rôle de « super acheteur » engendre également un puissant « effet d'entraînement vers la prospérité », favorisant le développement coordonné des chaînes industrielles et d'approvisionnement à l'échelle mondiale. Par ailleurs, de nombreuses entreprises multinationales ont réalisé des bénéfices substantiels en investissant et en implantant des usines en Chine, ce qui a permis au pays de dégager un excédent commercial, tout en permettant aux investisseurs étrangers de profiter des fruits du développement. Cette logique « gagnant-gagnant » a été pleinement confirmée par les données relatives aux importations et aux exportations des trois premiers trimestres, période durant laquelle le taux de croissance des importations a nettement dépassé celui des exportations.
Tout en préservant sa compétitivité à l'exportation, la Chine a également vu le volume de ses importations croître de manière continue, avec des taux de progression particulièrement remarquables pour les produits de haute technologie, les composants essentiels et les biens de consommation haut de gamme. Cette dynamique témoigne non seulement de l'élan endogène lié à la modernisation industrielle et au renforcement de la consommation intérieure, mais souligne aussi l'attrait mondial du vaste marché chinois, apportant ainsi une certitude précieuse à la croissance économique mondiale.
À l'heure actuelle, la Chine élargit résolument son ouverture de haut niveau, notamment en organisant des salons commerciaux de premier plan tels que l'Exposition internationale d'importations de la Chine (CIIE) et en mettant en œuvre des politiques de franchise de droits de douane en faveur de 53 pays africains entretenant des relations diplomatiques avec elle. Par ces mesures concrètes, la Chine accroît activement ses importations et favorise un développement équilibré de ses échanges commerciaux. En tant qu'« usine du monde » et « marché mondial », la Chine, forte d'une structure commerciale plus équilibrée, offre aux entreprises internationales des débouchés toujours plus vastes.
L'essence même du commerce réside dans l'avantage mutuel et la coopération « gagnant-gagnant ». Si les excédents commerciaux de la Chine témoignent de la compétitivité de ses produits, les bénéfices retirés par le reste du monde illustrent, quant à eux, les retombées positives du marché chinois sur l'économie mondiale. Une Chine ouverte, prospère et dynamique constitue non seulement un « super-moteur » pour l'économie mondiale, mais aussi un « partenaire de collaboration » de confiance avec lequel les pays du monde entier peuvent partager des opportunités de développement.

