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Français>>OpinionMise à jour 08.12.2010 16h06
La façon bien peu élégante de la Norvège de traiter la Chine

Thorbjorn Jagland, président du Comité Nobel norvégien, a écrit plusieurs articles pour le New York Times et pour deux journaux norvégiens, l'Aftenposten et le Dagbladet, sur l'octroi du Prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo. Et Geir Lundestad, secrétaire du Comité Nobel norvégien, a prononcé un discours sur ce sujet à l'Université d'Oxford le mois dernier.

Messieurs Jagland et Lundestad ont qualifié Liu de « combattant », mais c'est oublier que pour la plupart des Chinois, Liu n'est pas autre chose qu'un criminel complotant pour le renversement de l'Etat. Stipendié par des pays étrangers, n'a-t-il pas également déclaré que la Chine devrait être colonisée par l'Occident pendant 300 ans et être morcelée en dix-huit parties ?

D'après M. Jagland, la Chine a surréagi à l'attibution du prix à Liu. Mais au nom de quoi la Chine n'aurait-elle pas le droit d'exprimer son mécontentement ?

Si la liberté de la Chine d'exprimer son opinion est une « menace », comme M. Jagland s'est plu à décrire la réponse de la Chine à l'octroi de ce prix, alors en ce cas comment faut-il interpréter le comportement du Comité Nobel ?

« Ce sont les valeurs de base de la Norvège ou des pays scandinaves qui déterminent à qui doit être attribué le Prix Nobel de la Paix », a dit M. Lundestad, après son discours à l'Université d'Oxford.

Je ne peux m'empêcher de me demander comment les valeurs des droits de l'homme des pays occidentaux, dont la Norvège, en sont venues à servir d'étalon international, alors qu'elles manquent singulièrement d'arguments pour cela. D'après des recherches faites par Richard Gowan et Franziska Bratner pour le Conseil Européen des Relations Etrangères, 127 des 192 pays qui composent l'Assemblée Générale des Nations Unies ont en effet voté cette année contre la position de l'Occident sur les droits de l'homme.

M. Lundestad a reconnu dans son discours que « la plupart des membres du Comité Nobel ne sont jamais allés en Chine », et qu'« ils ne savent pas ce que la plupart des Chinois pensent ». Mais il a dit que le Comité Nobel « possède quelques experts de haut niveau, qui ont vécu en Chine pendant de nombreuses années et ont consacré leur vie entière à étudier la Chine ».

Mais est-ce que le point de vue de ces soit-disant experts reflète celui du peuple chinois ? Certainement pas.

MM. Jagland et Lundestad ont cité les articles 35 et 41 de la Constitution chinoise, qui traitent de la liberté de parole, de critique et de suggestion des citoyens, afin de justifier l'octroi de cette récompense à Liu.

Mais c'est mettre un peu vite de côté que la Constitution chinoise n'est pas seulement composée des articles 35 et 41. il y a aussi les articles 51, 52 et 54. Ces articles disposent de manière très claire que l'exercice de la liberté individuelle et des droits individuels ne saurait violer les intérêts de l'Etat, de la société et de la collectivité, ni la liberté légale et les droits des autres citoyens.

Il est de la responsabilité des citoyens de sauvegarder l'unité du pays et l'unité de toutes ses nationalités. Il est aussi du devoir de tous les citoyens de sauvegarder la sécurité, l'honneur et les intérêts de la mère patrie. Une société harmonieuse et stable est la condition fondamentale de la protection des droits de l'homme des Chinois.

Je pense qu'il est nécessaire de rappeler aux experts du Comité Nobel qui étudient la Constitution de la Chine que la République Populaire de Chine est un Etat socialiste soumis à la direction démocratique du peuple, conduit par la classe ouvrière et basé sur l'alliance des travailleurs et des paysans.

Si ces experts sont vraiment soucieux des droits des travailleurs, en ce cas je suggère à M. Jagland d'inciter les Nations Unies à voter une résolution critiquant tous les Etats de l'Occident, y compris la Norvège, qui n'ont pas encore réussi à établir le principe « à travail égal, salaire égal ».

Avant de commenter ce qui se passe chez les autres, la condition préalable de base est de mettre d'abord sa propre maison en ordre.

Il n'y a rien d'étonnant à ce que les Norvégiens, dont le PIB moyen par tête se monte à près de 80 000 Dollars US, expriment leur compassion envers les conditions de vie et de travail de leurs homologues de Chine, où le PIB moyen par tête vient à peine de franchir 3 000 Dollars US.

Les droits de l'homme les plus importants en Chine sont le droit de vivre et de se développer.

Les Chinois ont suffisamment de raisons d'être fiers du chemin qu'ils ont choisi. Le développement de la Chine ne s'est pas fait par la guerre, la colonisation ou l'exploitation. A la différence des pays développés de l'Ouest, le développement de la Chine est basé sur des politiques justes et du travail acharné.

L'auteur est Zhang Dongqi, un étudiant chinois au Royaume-Uni

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
L'Europe est à l'image des USA... inutile de voir bien loin qui manipule les marionnettes ...
Une des explications possibles des défis posés à la Chine par les norvégiens qui ont décid...
Bravo Zhang Dongqi !Merci d'avoir rappelé que "l'accumulation du capital" nécess...
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