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Français>>OpinionMise à jour 03.12.2010 14h56
L'UE doit davantage tenir compte des plaintes et des demandes de l'Afrique

Le 3ème sommet Afrique-UE (Union européenne), qui avait duré deux jours, a pris fin à Tripoli, capitale libyenne. C'était un nouvel événement important dans le processus de développement des relations africano-européennes. Ce qui est regrettable, c'est que le Soudan n'a pu participer à ce sommet, bien que la Libye ait lancé une invitation au Soudan, malgré la pression de l'UE. En outre, le sommet a révélé de nombreuses divergences entre l'Afrique et l'UE, ce qui porte à s'interroger : les rapports de partenariat réellement égal entre l'Afrique et l'UE sont-ils encore loin ?

Les échanges entre l'Europe et l'Afrique sont très anciens. Mais cette histoire d'échanges est marquée par la lumière et les richesses d'un côté, les ténèbres et la pauvreté de l'autre côté. L'histoire de la colonisation européenne en Afrique est à l'origine d'un développement extrêmement inégal des deux continents et des rapports inégaux entre les deux parties. Après les années 1970, les pays européens ont commencé à recourir aux moyens économiques comme « le commerce plus l'aide » pour renforcer leur contrôle sur les pays africains. Les pays bénéficiaires de l'aide européenne ont été obligés d'ouvrir leur marché pour que des régimes politiques européens y soient transplantés. Ce n'est qu'en décembre 2007, qu'une «stratégie d'union entre l'Afrique et l'UE » a été adoptée au 2ème Sommet Afrique-UE. Dans ce document, l'UE a proposé pour la première fois d'établir les relations de partenariat stratégique égal entre les deux parties.

En fait, cette déclaration sur un « partenariat égal » n'est pas une expression de la bonne volonté des Européens, mais plutôt un choix obligé. Du fait de la pauvreté, des catastrophes naturelles et des guerres, beaucoup d'Africains ont émigré en Europe, menaçant la stabilité de la société des pays européens. Deuxièmement, l'Afrique possède d'abondantes ressources naturelles et d'immenses forces potentielles de croissance économique. Troisièmement, L'UE dépend fortement de ses importations de ressources énergétiques en provenance d'Afrique. Cette dépendance des ressources énergétiques de l'étranger pourrait atteindre 70% en 2030. Quatrièmement, pour maintenir sa position actuelle sur la scène internationale, l'UE a besoin du soutien des pays africains sur de nombreux sujets de discussions. Elle est obligée d'abandonner son attitude hautaine vis-à-vis de l'Afrique.

Evidemment, l'UE pense plus pour elle-même, cela est en contradiction avec les plaintes et les demandes de l'Afrique. Le développement et la réduction de la pauvreté sont les deux plus grandes préoccupations des pays africains. Ils espèrent atteindre leur objectif de développement en Afrique, à travers le développement de leurs relations avec l'UE. Mais l'Europe se préoccupe plus de ses propres intérêts. Par exemple, au cours des négociations sur un « accord de partenariat économique », l'UE a adopté toutes sortes de moyens pour promouvoir la libéralisation commerciale. L'UE a demandé que 80% des marchés africains soient ouverts aux produits de l'UE sans que celle-ci paie de droits de douane. Du fait de la trop grande disparité des positions des deux parties, le Sommet à Tripoli n'a pas discuté ce problème. Pour la même raison, les deux parties n'ont pu adopter non plus une déclaration commune sur les changements climatiques. Quant aux « relations de partenariat stratégique égal » entre l'UE et l'Afrique, leur promotion réside dans l'attitude de l'UE à tenir compte davantage des plaintes et des demandes de l'Afrique. C'est aussi un facteur important susceptible d'influencer les relations euro-africaines.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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