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Français>>OpinionMise à jour 08.11.2010 11h13
La Chine et la réalité : choses vues et entendues par un journaliste chinois en Europe

Vendredi dernier, quand j'ai rencontré mon collègue Wu Jiao, un des journalistes qui a suivi la délégation du Président Hu Jintao en France et au Portugal, je lui ai dit en plaisantant : « Toi, tu es peut-être dans le cercle, mais moi je suis sur le terrain ».

J'ai en effet passé toute la semaine dernière à Paris et à Nice, ville de la Côte d'Azur située au bord de la mer. A part des entretiens avec un grand patron, un politicien chevronné et un professeur à Paris, j'ai passé le reste de mon temps dans les rues. Pourquoi cela ? Eh bien pour essayer de savoir ce que les Français de base et les touristes chinois pensaient de la visite du Président et comment ils voyaient le développement de la Chine.

A Nice, j'ai bavardé avec le directeur d'un hôtel, un agent immobilier, un chauffeur de taxi, et même avec une superbe Russe en vacances ici. J'ai même eu la chance de pouvoir visiter le restaurant « La Petite Maison », l'endroit choisi par Nicolas Sarkozy pour inviter le Président Hu à un dîner privé.

Les conversations que j'ai eues ont été édifiantes. Des gens dans la rue, j'ai découvert combien les gens ordinaires sont curieux d'en savoir plus sur le miracle du développement économique chinois dans ses diverses dimensions. Et j'ai aussi appris la façon dont ils interprètent les bénéfices que la visite du Président Hu va apporter.

Ce qui m'a le plus impressionné, ce sont les réflexions d'un chauffeur de taxi, qui m'a conduit de l'aéroport au centre-ville. Il m'a dit que la visite du Président chinois était un bon coup de publicité pour la ville méditerranéenne. « Pour nous, c'est un privilège », a-t-il dit. « Et plus de Chinois connaîtront Nice, plus il y en aura qui y viendront ».

En effet, quand davantage de Chinois songeront à un « Combiné Paris + Nice », a dit le chauffeur de taxi, « J'aurai plus de clients ».

Dennis Pamlin, un ami suédois, conseiller en environnement qui va souvent en Chine, pense en effet qu'au moins 70% des articles de presse occidentaux sur la Chine contiennent des stéréotypes négatifs.

Dans les normes des médias occidentaux, a-t-il dit, les conflits et le sensationnalisme prévalent, passant sous silence les réalités d'une Chine riche et aux cultures diverses qui connaît des changements monumentaux chaque jour.
Au bout du compte, a-t-il ajouté, personne ne sort gagnant de ce genre de perceptions incorrectes et artificielles.

Ce qui fait que, par conséquent, les Européens ordinaires –comme mon chauffeur de taxi- peuvent avoir du mal à apprendre des faits réels et exacts sur la Chine.

Plus encore, ils continueront ainsi à se demander comment la Chine a fait de tels progrès –en termes de développement industriel, de technologie et d'autres domaines- en dépit d'articles de presse laissant entendre que le pays le plus peuplé du monde est un endroit instable.

Alors comment changer cette situation ? La suggestion que je fais à mes confrères occidentaux est la suivante : allez parler avec les Chinois dans la rue. Car ceux qui font vraiment l'histoire de la Chine alors qu'elle avance dans le 21e siècle, ce sont eux.

Quant à nous journalistes, nous avons la responsabilité de dire la vérité. D'ailleurs, les journalistes ont des lecteurs qui leur demandent avec insistance de faire ainsi.

Depuis le mois de juillet de cette année, j'ai été le témoin d'une détermination et d'une action croissantes de la Chine et de l'Europe pour renforcer leurs liens, comme on a pu le voir avec la première visite d'Etat du Premier Ministre Wen Jiabao en France en octobre et la tournée du Président Hu ce mois.

Comme les observateurs européens ont pu le constater, la Chine s'est bien préparée pour faire avancer cet élan bilatéral, mais l'Union Européenne est elle restée ambivalente, exprimant des opinions divergentes sur le développement de la Chine.

Dans cette situation, quel est alors le rôle des médias ? Nous les journalistes devrions être plus constructifs pour combler autant que faire se peut ce fossé des connaissances, et nous opposer de toutes nos forces à son élargissement.

C'est de cette manière que nous, gens des médias, pouvons contribuer à développer une meilleure compréhension parmi les gens ordinaires, ces lecteurs et spectateurs dont nous avons tous besoin.

Cela est gage de succès pour tous.

Fu Jing

Page spéciale : La tournée du président chinois en France et au Portugal

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
"contiennent des stéréotypes négatifs."Pire, c'est de l'intox protectionniste an...
Bonjour Monsieur Fu Jing.Les mensonges des médias occidentaux,leurs journalistes qui font ...
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