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Français>>OpinionMise à jour 04.11.2010 17h09
Cela aurait été un crime dans tout autre pays également

Le cas de Liu Xiaobo disparaissait petit à petit de l'esprit des gens, quand le Comité Nobel norvégien a choisi de le remettre sous les feux de l'actualité.

Le Comité a en effet choisi d'attribuer cette année le Prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo, qui a été condamné par la justice chinoise à onze années de prison pour « appel à la subversion de l'Etat ». Après l'annonce du prix, certains médias étrangers se sont mis à défendre le fanatiquement anti-chinois Liu, prétextant que ses paroles et actes entraient dans le cadre de la liberté de parole de tout citoyen.

Mais à bien y réfléchir, cet argument tient-il vraiment la route ? Et quelle est la différence entre des opinions constitutives d'un appel à la subversion de l'Etat et des remarques permises dans le cadre de la stricte liberté de parole ?

Les faits, tels qu'ils ont été établis par la Cour Populaire Intermédiaire No1 de Beijing et la Cour Populaire Supérieure de Beijing, qui ont jugé le cas Liu, ont montré qu'il était coupable de deux crimes. Entre octobre 2005 et août 2008, Liu a écrit une série d'articles pour le site en langue chinoise de la BBC et d'autres médias internet, incitant les citoyens à se lever contre le gouvernement chinois et à le renverser.

Entre septembre et décembre 2008, Liu a co-signé un article, soutenant que la « règle monopolistique du parti unique » devrait être abolie et remplacée par une « république fédérale ». Liu a mobilisé et organisé plus de 300 personnes pour signer cet article, avant de l'envoyer à des sites étrangers anti-chinois pour qu'il soit diffusé plus largement.

Liu a reconnu ces crimes devant la justice, mais a soutenu qu'il n'avait fait que publier quelques opinions critiques et n'avait nullement l'intention de répandre des rumeurs visant à appeler à la « subversion de l'Etat ».

Aucun pays dans le monde ne saurait permettre des paroles et des actes encourageant les citoyens à renverser le gouvernement, et la Chine ne fait pas exception.

D'après la loi pénale chinoise et sa pratique judiciaire, il y a deux facteurs qui permettent de déterminer si un acte constitue ou non une « subversion de l'Etat ». Cela doit commencer sous la forme de rumeurs, libelles ou autres méthodes. Et cela doit avoir des conséquence sociales graves.

Les paroles et actes de Liu tombent dans la première catégorie. Par exemple, il a proclamé que « La Chine Nouvelle établie en 1949 n'a de populaire que le nom, et qu'elle est pour l'essentiel une Nation dominée par le PCC ». Il a même dit que « la Chine est le seul parmi les actuels grands pays du monde à avoir établi un Etat politique autoritaire, et cela est la source de désastres pour les droits de l'homme et de crises sociales sans fin ».

Les remarques de Liu ont démontré sa motivation ultime, renverser la société socialiste chinoise établie en répendant des rumeurs, et en calomniant et écrivant contre l'Etat.

Ses paroles anti-chinoises sur internet ont non seulement causé des effets négatifs et étendus à la société, mais ont eu aussi pour résultat des attaques verbales contre le gouvernement chinois de la part de certaines forces anti-chinoises de l'étranger. Ce qui a eu pour conséquence d'entacher la réputation de la Chine au sein de la communauté internationale. C'est le second crime que Liu a commis.

Liu avait déjà été arrêté en janvier 1991, pour avoir disséminé des informations réactionnaires. Mais parce qu'il avait « avoué sincèrement » sa culpabilité et demandé la clémence, il n'avait alors pas été condamné à une sanction pénale. Au lieu de cela, il n'avait reçu qu'une condamnation de trois ans à « l'éducation au travail » en septembre 1996, pour avoir « perturbé l'ordre social ».

Mais la nature rebelle de Liu et ses opinions affichées contre le gouvernement chinois ont montré qu'il était capable de commettre de nouveaux crimes, et par conséquent il devait être placé derrière les barreaux.

De même, ses discours réactionnaires diffusés sur internet, que de nombreuses autres personnes ont soutenu et signé, vont au-delà de ce qui est permis dans le cadre de la liberté de parole. Liu a été condamné pour ses violations répétées des lois pénales du pays, et non, contrairement à ce que certains médias occidentaux disent, pour avoir offensé le gouvernement en publiant quelques « opinions critiques ».

Les lois et conventions internationales varient dans leurs formes et interprétations d'un pays à l'autre. Chaque pays a fixé ses propres limites à la « liberté de parole ».

Par exemple, les lois américaines disent que les personnes qui prêchent la révolte ou la violence contre les autorités locales ou fédérales sont passibles d'un châtiment pénal.

Au Royaume-Uni, la diffusion de paroles ou des actes visant à renverser le Trône sont considérés comme une violation de la loi. En Italie, toute attaque contre les organes administratifs ou judiciaires du pays est considérée comme un crime. L'Allemagne, le Canada, l'Australie et singapour ont des règles ou dispositions similaires.

Les faits montrent que ce qu'on appelle la « liberté de parole » que les Etats-Unis garantissent à leurs citoyens est basée sur la condition préalable que ces paroles ne constituent pas une menace contre le système politique et/ou la stabilité sociale du pays.

Du fait de cultures, conditions sociales et systèmes légaux différents, chaque pays a adopté des critères de liberté de parole qui diffèrent les uns des autres mais se conforment à ses pratiques judiciaires.

Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, par exemple, « l'examen de danger clair et immédiat » est utilisé comme critère par les juges pour infliger une sanction à des personnes qui auraient outrepassé la liberté de parole. Ni les Etats-Unis, ni aucun autre pays n'accordent à leurs citoyens le droit de dire et de faire n'importe quoi comme bon leur semble, parce que cela conduirait à l'anarchie. Et l'anarchie est bien la dernière chose que la Chine, ou tout autre pays, souhaite voir arriver.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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