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Français>>OpinionMise à jour 25.09.2010 10h49
Cher Japon, puissiez-vous agir avec sagesse à l'avenir...

La capture d'un capitaine de navire chinois par les autorités japonaises dans les eaux des Iles Diaoyu un peu plus tôt ce mois n'a, en fait, fait offrir au Japon que des choix épineux. Le relâcher avant de l'avoir traduit en justice risque à présent d'humilier un Gouvernement japonais déjà fragile, tandis que le relâcher immédiatement après son procès n'aurait nullement dissuadé les navires chinois de continuer à l'avenir d'entrer et de pêcher dans les eaux des Iles Diaoyu. Et condamner le capitaine à une peine de prison aurait été encore pire pour les relations sino-japonaises, les mettant à mal sur le long terme et ayant aussi des conséquences sur les relations entre les deux pays sur d'autres plans. Par conséquent, il ne restait plus guère au Japon qu'à choisir la première option : résoudre le problème au plus tôt avant que les relations entre le Japon et la Chine ne se détériorent.

Les Iles Diaoyu sont un exemple classique de dispute territoriale entre deux pays. Ce genre de dispute est souvent causé par des raisons historiques, légales, ou touchant à l'identité de la population, ce qui fait que les différentes parties ont bien du mal à réclamer la souveraineté sur le territoire et le contrôler sans que cela soit contesté. Ce qui fait que les deux parties devraient mieux en ce cas prendre des mesures rationnelles pour apaiser les tensions et éviter que la colère et la haine ne montent entre elles.

La Chine n'avait, jusqu'à la libération du capitaine, répondu que de façon modérée, dans le but de ne pas aggraver la situation. Elle s'est en effet contentée de suspendre les visites de hauts responsables au Japon en attendant que le Japon fasse le choix que la Chine voulait qu'il fasse. Et Jiang Yu, porte-parole du Gouvernement, avait enjoint le Japon de cesser de vouloir faire appliquer ses lois dans les eaux des Iles Diaoyu et de s'abstenir d'entreprendre toute action qui menacerait la sécurité des navires de pêche chinois et de leurs équipages.

C'était un acte plutôt hostile de la part du Japon d'intercepter et d'inspecter un chalutier chinois et d'arrêter et accuser son capitaine en application des lois japonaises. Si le Japon n'avait pas mis fin à ce genre de comportement, la Chine aurait pu prendre des mesures en réponse, comme intensifier ses patrouilles autour des Iles Diaoyu pour protéger les pêcheurs chinois, ce qui aurait eu pour conséquence de faire escalader dangereusement les disputes au sujet de ce territoire.

La Chine et le Japon ont fait beaucoup de progrès ces dernières années pour développer de bonnes relations. Il n'est de l'intérêt de personne en Asie de l'Est de voir une escalade de la tension entre la Chine et le Japon. Le déclenchement de cette brouille incombe au Japon, et il se devait donc de prendre en premier des mesures et actions de conciliation. C'est seulement de cette manière que la Chine pourra discuter avec le Japon, jusqu'à un certain point, du sujet des Iles Diaoyu dans l'avenir.

Il serait plus rationnel tant pour la Chine que pour le Japon de prendre des mesures réalistes et pragmatiques pour désengager les puissances des Iles Diaoyu et de faire des mers et des Iles Diaoyu une région de paix. Ensuite, les deux parties pourront alors discuter de la possession des Iles Diaoyu d'une manière stratégique et pacifique, en se basant sur une perspective de stabilité et de développement à long terme des deux pays, et sur l'intégration et la prospérité régionales.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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