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Français>>OpinionMise à jour 27.07.2010 09h50
Les facteurs non économiques du taux élevé de la mortalité maternelle en Afrique

La quinzième session ordinaire du Sommet de l'Union africaine (UA), qui se tient du 25 au 27 juillet 2010 à Kampala, en Ouganda, a pour thème principal : « Santé maternelle, néonatale et infantile et développement en Afrique ». Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays africains membres de l'UA discuteront des mesures à prendre pour endiguer le taux de mortalité toujours très élevé des femmes enceintes de l'Afrique australe au sud du Sahara.

En dehors de la pauvreté qui fait que dans un grand nombre de pays africains, il existe en même temps la grave pénurie d'équipements médicaux et la fuite de médecins capables, y a-t-il d'autres causes qui font que les femmes enceintes et les femmes parturientes de l'Afrique australe au sud du Sahara sont constamment sous la menace de la mort ?

On compte chaque année en Afrique près de deux cent cinquante mille de femmes en gestation qui meurent de complications de la grossesse ou bien de l'accouchement, soit à peu près 47% du nombre total des femmes enceintes mortes dans le monde dans ces cas-là. En Afrique, ce genre de décès se produit principalement dans les pays qui se trouvent au sud du Sahara, ce qui fait que l'Afrique australe au sud du Sahara est connue ainsi comme une région dont le taux de mortalité des femmes enceintes et des femmes parturientes est le plus élevé dans le monde.

Dans la plupart des régions rurales de l'Afrique, la population locale s'accroche aux vieilles conceptions et aux idées conservatrices qui insistent que les accouchements doivent se faire à la maison. Ces idées proviennent d'un côté du nombre restreint d'hôpitaux, des frais élevés de consultation ainsi que de la grande distance qui sépare le foyer de l'hôpital et de l'autre côté, et c'est le principal, c'est que l'accoucheuse ou la sage-femme doit être une connaissance de la famille et cette idée-là est enracinée dans la tête de la plupart de la population africaine.

Il est indiqué dans le « Rapport de l'ONU sur les objectifs de développement millénaire 2010 » qu'en 2008, dans les pays de l'Afrique australe au sud du Sahara, seulement 46% des parturientes ont accouché dans l'hôpital, ce qui est beaucoup inférieur au niveau moyen de 63% dans les régions en voie de développement du monde, alors que le taux est de 99% dans les pays développés.

En dehors des vieilles conceptions et des idées conservatrices sur la procréation et l'accouchement, la mauvaise habitude traditionnelle de circoncision est de toute évidence une autre raison principale qui cause le décès des femmes enceintes africaines. La circoncision qui endommage sérieusement la partie génitale continue à être pratiquée ouvertement dans une trentaine de pays africains. Les données établies par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) montrent qu'on compte en Afrique plus de 92 millions d'adolescentes âgées de plus de dix ans qui ont été circoncises.

L'inégalité du sexe est une autre importante cause du taux toujours élevé de la mortalité maternelle en Afrique. En raison de leur position basse dans la famille, un grand nombre de filles africaines d'une dizaine d'années deviennent des femmes enceintes de bas âge, leur enfantement se fait dans des conditions précaires et leur accouchement est exposé à de graves et sérieux risques.

Dans le « Rapport sur les objectifs de développement millénaire 2010 », il est dit que le taux d'accouchement est actuellement très élevé chez les adolescents de l'Afrique australe au sud du Sahara. Depuis 1990, parmi un millier d'adolescentes, âgées de quinze à dix neuf ans, de cette région, on a toujours compté cent vingt environ qui ont donné naissance à un enfant et il n'y a eu aucune amélioration jusqu'ici. Pour ce qui est de cela, le nombre est de moins de dix en Asie orientale et une moyenne de moins de cinquante deux dans les autres pays en voie de développement.

D'autre part, en Afrique où le concept du sexe est plutôt ouvert tandis que les moyens contraceptifs sont relativement arriérés, la plupart des pays interdisent l'avortement, ce qui oblige les femmes tombées enceintes de façon fortuite à aller se faire avorter chez des cliniques privées dont les conditions sanitaires sont mauvaises et arriérées, ce qui augmente le risque de décès de ces femmes-là. Au Kenya, dans certaines régions rurales, les accoucheuses les avortent en pressant de leurs bras ou en foulant de leurs pieds le ventre de la patiente et parfois celle-ci trépasse ainsi.

La légalisation de l'avortement sera peut-être un bon et efficace moyen qui permettra de diminuer le taux de mortalité maternelle en Afrique. En 2005, l'Ethiopie a étendu et élargi la sphère d'autorisation de l'avortement et il est autorisé à davantage de femmes de recevoir les soins d'avortement dans des cliniques régulières, ce qui fait que le nombre des femmes de ce pays mortes chaque année en raison de l'avortement irrégulier a diminué de sept mille.

Selon les estimations, en cas où l'on ne prend pas des mesures d'urgence, dans le deuxième décennie de notre siècle, il y aura 250.000 femmes qui mourront en Afrique en raison de l'enfantement et de l'accouchement, tandis que le nombre des handicapées atteindra 4,9 millions. Pour remédier à cette situation catastrophique, il faut non seulement accroître l'investissement dans le domaine de la santé des femmes enceintes et des femmes parturientes et diminuer le nombre de la population pauvre, il sera nécessaire pour les pays africains de conjuguer leurs efforts pour renforcer leurs mesures sur le plan social, culturel et éducatif, ce qui leur permettra de faire face plus efficacement aux problèmes susmentionnés.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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