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Français>>OpinionMise à jour 13.07.2010 08h49
Quel genre d'esprit national faut-il à la Chine contemporaine ?

La Chine contemporaine a besoin de quel genre d'esprit national ? Vu de façon générale, le sens de la dignité et la confiance en soi, le bon sens et la science, le pragmatisme et l'esprit d'entreprise, ainsi que l'ouverture et l'indulgence consistent en fait les aspects indispensables de ce genre d'esprit national.

Premièrement, le sens de la dignité et la confiance en soi.

L'assurance et le respect personnel de chacun sont exprimés tout d'abord par une sorte d'identification de soi-même, d'identification de sa nation et d'identification de son pays, c'est-à-dire éprouver de la fierté et de l'orgueil pour sa nation et pour son pays, avoir beaucoup de confiance dans la capacité de ses compatriotes et de soi-même et être plein de confiance dans l'avenir de son pays, de sa nation ainsi que de soi-même. C'est seulement après qu'on possède le sens de la dignité que l'on sera capable alors de faire des efforts inlassables pour se perfectionner, que l'on pourra faire en sorte que la nation et le pays soient capables de tenir leur rang dans le concert des nations dans le monde et c'est seulement quand on sera plein d'assurance et sûr de soi qu'on pourra alors posséder en même temps l'opiniâtreté et la sérénité nécessaires permettant de « demeurer solide et inébranlable comme un roc face à mille revers et à dix mille malheurs et quelque soit le côté d'où vient la tempête », quel que soient la complexité et les changements brusques de la situation et quel que soient les multiples difficultés et obstacles à vaincre et à surmonter, continuer toujours à avoir confiance dans la victoire finale, avancer fermement et inébranlablement dans sa propre voie de développement, poursuivre ses efforts inlassables en vue du grand renouveau de la nation chinoise et ne jamais stopper l'avance impétueuse.

Au cours des derniers siècles, les Chinois n'ont jamais fait preuve comme aujourd'hui d'un tel sens de la dignité et d'une telle confiance en soi. Toutefois, on ne doit pas sous-estimer le genre d'esprit national qui leur est tout-à-fait contraire : le sentiment d'infériorité et la présomption. Le sentiment d'infériorité est traduit en général sous forme de doute de soi-même et d'auto-désaveu, alors que dans le cas extrême, il est exprimé par le rabais et la sous-estimation outre-mesure de l'histoire et de la culture de sa propre nation et même par le prêche du nihilisme historique et par le rabaissement de la culture traditionnelle nationale. Quant à la présomption, elle est exprimée par égocentrisme qui a tendance à être centré sur soi-même et à ne considérer le monde extérieur qu'en fonction de l'intérêt qu'on se porte, elle surestime à l'aveuglette sa propre culture nationale et exagère unilatéralement ses succès et ses avantages, tandis que son expression extrême c'est l'ultranationalisme. C'est pourquoi pour pouvoir s'en tenir au sens de la dignité et à la confiance en soi, il faut surmonter nécessairement le sentiment d'infériorité et la présomption.

Deuxièmement, le bon sens et la science.

Un pays ou une nation qui a de l'avenir doit obligatoirement accorder une haute importance et mettre à l'honneur le bon sens et la science. Par le bon sens et la science, on entend mettre pleinement en valeur l'esprit d'initiative de l'être humain, explorer et connaître la nature de toute chose ainsi que la loi de son développement en tenant compte de la réflexion indépendante par soi-même et la pratique scientifique et surtout de pas suivre aveuglément les soi-disant « sommités » et toutes sortes de dogmes figés, il faut insister sur le respect à la science et préservé consciencieusement l'inviolabilité de la loi et du système et ne pas être influencé par le fétichisme et la force de l'habitude. L'esprit du bon sens et de la science, qui s'exprime en une vive et ardente conscience primordiale et une faculté de discernement indépendante, fait que l'on n'obéisse pas aveuglément à l'ordre venu d'en haut ni ne suive aveuglément l'enseignement contenu dans le livre et surtout ne pas avoir des idées toutes faites et toujours empressé à approuver les initiatives d'une autorité établie ; il faut régler les affaires et en tenant compte de la loi scientifique et des règlements ; et il faut adopter une attitude objective, lucide et rigoureuse face à soi-même et au monde extérieur et traiter les rapports entre êtres humains, entre l'homme et la société et entre Etat et Etat.

L'opposé de l'esprit du bon sens et de la science c'est l'esprit irrationnel et antiscientifique qui prône l'obéissance aveugle, la crédulité, la conclusion subjective et les agissements suivant l'impulsion du moment. Cet esprit s'exprime principalement sous deux formes : La première, c'est faire comme tout le monde et se ranger à l'opinion générale, c'est-à-dire qu'il suffit de se laisser porter par le courant et de s'en aller à vau-l'eau, car ainsi on n'a plus à se creuser la cervelle pour réfléchir à des problèmes que d'autres ont peut-être déjà résolus, ainsi, le discernement indépendant semble superflu et on a qu'à suivre les autres. Dans la vie réelle, pour discerner le vrai ou le faux ou bien pour choisir leur conduite, certains préfèrent se comporter comme des « essaims d'abeilles » ou comme des « moutons de Panurge » et c'est justement ce genre d'esprit qui dicte leur comportement. La deuxième, c'est agir suivant caprices ou impulsions, c'est-à-dire qu'en analysant ou en traitant un problème, au lieu d'adopter pas une position subjective et lucide, on cède au sentiment personnel et se laisse guider par l'émotion, dans ce cas-là, on agit par caprice, on ne garde plus son sang-froid, on tient des propos extrêmes et outranciers, on se laisse emporter et on commet des actes extrêmes et radicaux. Ces dernières années, on voit souvent des gens qui, en présentant leurs revendications pour garantir leurs intérêts, en faisant face à des contradictions et des conflits et en traitant des problèmes ayant rapport avec l'extérieur, ont préféré donner libre cours à leur sentiment personnel au lieu de leur bon sens, ce qui a fait que certains petits problèmes ont affecté sérieusement la situation d'ensemble et qui ont, à un certain degré, porté atteinte à l'harmonie et à la stabilité de la société et gravement nuit à l'image de notre pays. Pour cultiver une mentalité nationale saine et bonne, il est urgent de développer un esprit du bon sens et de la science, de prôner la réflexion profonde et le discernement indépendant et de renforcer la conscience du règlement et la conscience de la procédure.

Troisièmement, le pragmatisme et l'esprit d'entreprise.

Si un pays ou une nation souhaite vraiment accroître sa puissance afin de pouvoir tenir son rang dans le concert des nations dans le monde, il doit à cet effet en même temps tenir haut la tête pour voir loin dans le ciel et pour pouvoir réaliser son idéal et avoir les pieds sur terre pour pouvoir développer le style de travail solide et d'arrache-pied. Et cela traduit dans la mentalité nationale ce sont le pragmatisme et l'esprit d'entreprise. Le pragmatisme, qui donne la valeur pratique comme critère de la vérité, peut être raisonné sous les trois aspects suivants : la première c'est la recherche de la vérité dans les faits, il faut s'en tenir à cet effet à la réalité pour pouvoir analyser et régler les problèmes judicieusement et faire en sorte que la subjectivité soit conforme à l'objectivité ; la deuxième, c'est qu'il faut accorder la première importance à la pratique tout en la combinant avec la théorie et faire en sorte qu'on s'applique sérieusement à sa tâche et qu'on travaille d'arrache-pied et surtout il faut éviter de tenir des propos creux et vides de sens et de débiter des choses inutiles ; la troisième, c'est qu'il faut agir avec prudence tout en faisant preuve de retenue, de réserve et de circonspection, il faut à cet effet s'en tenir à la conduite « agir le plus possible et parler le moins possible » tout en délaissant et en négligeant la fausse réputation et la présomption. Quant à l'esprit d'entreprise, il signifie qu'on ne doit pas se contenter du succès obtenu, de perdre courage et de se montrer abattu devant les difficultés et les échecs et de s'arrêter pour ne plus avancer, au contraire, il faut conserver toujours la conscience de surmonter toute épreuve, malheur et adversité et maintenir l'esprit d'initiative et la volonté d'aller de l'avant, de travailler avec acharnement et opiniâtreté, de faire preuve d'un enthousiasme dynamique et plein de promesses et de faire des efforts inlassables pour se perfectionner.

Pour pouvoir cultiver une mentalité nationale caractérisée par le pragmatisme et l'esprit d'entreprise, il faut en premier lieu combattre les conduites malsaines et insalubres telles que la recherche des succès rapides et des avantages immédiats, la recherche de tout ce qui est grand et complet, l'étalage de la richesse et de la fortune, ainsi que le contentement du strict nécessaire. La recherche des succès rapides et des avantages immédiats est en fait un esprit borné et étroit à courte vue manquant de perspicacité, de prévoyance et de lucidité, faisant preuve d'un caractère vif et irritable, aspirant unilatéralement à la rapidité et la rentabilité immédiate, ne veut pas agir avec calme pour jeter une base solide pouvant assurer des succès à long terme et tente même de gagner beaucoup en travaillant peu ou même de récolter sans semer. La recherche de tout ce qui est grand et complet c'est se détacher de la réalité en oubliant les besoins, en aspirant seulement à l'ampleur et au standing et en ne tenant aucunement du coût de revient et des dépenses. Ainsi, la recherche des succès rapides et des avantages immédiats ainsi que la recherche de tout ce qui est grand et complet constituent une mentalité qui amène une grande quantité d'actions à vue courte et à court terme qui portent préjudice gravement et sérieusement au développement économique et social durable. Quant à l'étalage de la richesse et de la fortune, c'est en fait le manque d'une juste idée sur la richesse et sur la consommation, l'étalage du luxe, le goût du faste, les dépenses sans compter, la prodigalité et le gaspillage, la consommation sans ménagement, tout cela montre la cupidité et la cruauté des riches. L'étalage de la richesse et de la fortune est complètement contraire à la situation essentielle de la Chine qui est un pays qui se trouve et qui se trouvera pour de très longues années dans la phase inférieure du socialisme ainsi qu'à la bonne tradition de la nation chinoise qui préconise la vie diligente, laborieuse et économe, en plus il est également contraire à la tendance et au courant du développement de la civilisation de toute l'humanité. Pour ce qui est du contentement du strict nécessaire, c'est que dès après qu'on ait obtenu certains succès et réalisé la première autosuffisance, on s'enivre du succès obtenu, on est satisfait de soi-même et on ne pense plus à faire d'autres pas en avant et à remporter de plus grands progrès, On ne voit plus le changement et le développement de la situation et on ne souhaite plus déployer d'efforts pour réaliser de plus grands et plus remarquables objectifs. Ce genre de mentalité, qui empêche la mise en valeur de la potentialité humaine et qui détruit la force motrice du développement de l'esprit d'entreprise, va complètement à l'encontre de l'esprit de notre époque axé sur la réforme et l'innovation.

La quatrième, l'ouverture et l'indulgence.

Par ouverture et indulgence, on entend en finir avec la fermeture et l'isolement et l'abandon du repli sur soi-même, élargir le champ visuel pour pouvoir ouvrir des horizons nouveaux, viser plus haut et plus loin, apprendre auprès des autres en s'inspirant activement de leurs de leurs qualités, de leurs avantages et de leurs points forts, considérer de façon calme et placide les succès et les réussites remportés ainsi que les échecs et les revers subis et conserver tout son sang-froid et toute sa lucidité face aux appréciations d'autrui qu'elles soient positives ou négatives. L'ouverture et l'indulgence impliquent la sympathie, la compassion, l'affection et l'amitié, c'est-à-dire qu'il faut se servir de la sincérité et de la franchise comme liens pour établir de bonnes relations entre hommes et entre homme et la société. Dans les conditions de la réforme et de l'ouverture, l'ouverture et l'indulgence signifient en outre qu'il faut traiter de façon juste et correcte l'idéologie et la culture des divers pays et des différentes nations du monde et qu'il faut savoir absorber les éléments nutritifs qui y sont contenus. Dans notre époque, c'est seulement dans le cas où le peuple chinois conserve un esprit large, ouvert et indulgent lui permettant d'avoir la patrie au cœur et le monde entier pour horizon et prête une oreille attentive pour écouter et connaître la voix du monde, qu'il pourrait mieux connaître et développer lui-même et gagner en même temps l'estime et l'amitié des autres peuples du monde, ce qui permettra ensuite notre pays d'accroître sa force d'influence dans le monde.

Depuis la réforme et l'ouverture, le développement rapide de notre pays attire l'attention du monde entier, laquelle est suivie par la suite de toutes sortes de commentaires dont une partie applaudit, acclame et s'émerveille, alors que l'autre partie s'interroge, émet des doutes et adresse des reproches. Quelle attitude faut-il adopter envers ces voix venues de toute part, cela met directement à l'épreuve l'état d'esprit de la population chinoise. Pour ce qui est de ce problème, la bonne et juste idée c'est faire preuve d'un large esprit d'ouverture et d'indulgence en conservant la sérénité, la modestie et la patience pour prêter une oreille attentive aux différentes voix provenant de toute part, afin de pouvoir écarter ce qui est faux pour garder que le vrai et pouvoir rechercher un terrain d'entente en laissant de côté les divergences. Toutefois, l'esprit ouvert et indulgent ne signifie aucunement la perte du principe et de la position et nullement une tendance sans fin à la concession et aux compromis. Non, il faut analyser les conditions concrètes de façon concrète, traiter de façon lucide et clairvoyante les éloges et les louanges, riposter avec fermeté et du tac au tac aux dénigrements et aux calomnies, accepter pleinement les critiques bienveillantes et les suggestions raisonnables et rectifier avec patience les opinions et les interprétations unilatérales ainsi que les impressions vagues et imprécises. Sur cette base-là, il faut développer les points forts pour compenser les points faibles, promouvoir les avantages réciproques et le double-gagnant et conjuguer nos efforts avec ceux des autres pays du monde pour pouvoir jouir ensemble des opportunités du développement, pour faire face ensemble à toutes sortes de défis et pour faire progresser la noble œuvre de la paix et du développement du genre humain. L'esprit d'ouverture et d'indulgence convient également au règlement de diverses sortes de relations intérieures de notre pays. Dans la situation actuelle où il existe de plus en plus de problèmes diversifiés concernant la composition sociale et économique, la forme organisationnelle, la création d'emplois, les rapports d'intérêts, les rapports de redistribution, ainsi que la conscience sociale, le maintien de l'idée d'ouverture et d'indulgence, le respect de la disparité, ainsi que la tolérance de la diversification constituent une exigence nécessaire de la construction d'une société socialiste harmonieuse.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
est ce qu on utilise encore le yin et le yang
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