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Français>>OpinionMise à jour 25.06.2010 13h04
Chine : la disparité des revenus atteint le seuil critique, la réforme de la redistribution sociale progresse petit à petit

Au premier jour d'une exposition d'automobiles à Beijing, une magnifique voiture de course super luxueuse a été achetée par un inconnu mystérieux pour un prix exorbitant (38 millions de yuans) ; des montres-bracelets de grandes marques et des bijoux et joyaux dont chacun coûte plusieurs millions de yuans sont vite vendus ; une foule se presse devant les devantures de boutiques de grandes marques telles que LV et GUCCI …… et toutes ces choses incroyables, qui se passent en Chine connue maintenant dans le monde pour son grand nombre de richards qui dépensent sans compter et pour sa réputation de deuxième marché mondial d'objets et d'articles de luxe, font presque oublier qu'il existe toujours dans le pays une population de plus de 150 millions d'habitants qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté et qui croupissent dans la misère.

Selon les calculs établis par la Banque mondiale, le coefficient de Gini, une mesure du degré d'inégalité de la distribution des revenus dans une société donnée, a grimpé à 0,47 en Chine en 2009, ce qui signifie que les richesses de la société chinoise sont actuellement concentrées à l'excessif entre les mains d'une infime partie de la population. A l'heure actuelle dans le pays, l'écart de revenu entre les 10% de gens les mieux payés et les 10% de gens à salaire minimal atteint plus de vingt fois.

Les trente années de réforme et d'ouverture à l'extérieur ont complètement libéré les forces productives de la Chine et le revenu de la population a multiplié, alors que les richesses sociales se sont amplifiées rapidement et considérablement. Mais, tout cela est accompagné de la disparité des richesses et du fossé profond qui se creuse rapidement et dans un laps de temps très court entre les diverses catégories de la population chinoise. En Chine où l'égalitarisme a dominé longtemps est devenue maintenant un pays où l'on « ne craint pas de posséder peu, mais redoute l'inégalité dans la distribution », car le déséquilibre dans la répartition et la distribution des richesses a atteint déjà la ligne rouge en défiant le seuil de tolérance de la société.

Le revenu des habitants représente une partie trop faible et petite dans le revenu national de la Chine, de même, la rémunération du travail occupe également une partie trop petite dans la distribution primaire, tandis qu'il n'est pas certain que celui qui travail plus gagne plus et qu'on pourrait s'enrichir par le labeur fourni. Pour ce qui est du rapport entre travailleur et employeur, il est de toute évidence que la balance de distribution penche du côté de ce dernier, tandis que le pouvoir, le monopole, le statut social et le rang social sont devenus d'importants moyens pour s'emparer de la richesse. Certains hommes d'affaires étroitement liés avec des officiels profitent des lacunes de règles cachées pour s'imposer et gagner en puissance en réunissant leurs moyens et pour parvenir au faîte des honneurs, ce qui aggrave le déséquilibre psychologique social et suscite l'apparition d'une série de problèmes sociaux. Dans le domaine de la deuxième distribution qui devait réaliser la « partage équitable entre pauvre et riche » il est apparu au contraire un réajustement en sens contraire dû à l'imperfection du système qui fait que « le riche devient de plus en plus riche et le pauvre de plus en plus pauvre ».

La polarisation sociale qui s'aggrave de jour en jour en Chine est due d'un côté au mode de croissance économique qui dépend trop des facteurs de production investis et de l'autre côté à l'action catalytique des facteurs tortueux du système économique et social. Pour pouvoir empêcher et stopper l'agrandissement de la disparité entre riches et pauvres, il est nécessaire de procéder à un grandiose et colossal travail social et le nœud du problème c'est qu'il faut réajuster la structure de répartition et de redistribution de revenu entre l'Etat, les entreprises et les habitants et avoir la volonté de couper et de briser la chaîne d'intérêt qui lie le pouvoir au capital, car c'est seulement ainsi qu'on pourra réellement rendre justice à la masse populaire en instaurant pour elle une réelle et essentielle égalité et équité dans la répartition et la distribution. Quant au gouvernement, il doit jouer un plus grand rôle dans le domaine de la redistribution en augmentant les dépenses dans le domaine du bien-être populaire, en améliorant et perfectionnant le système de protection sociale, en élevant le bien-être de la couche sociale à bas revenu et en diminuant l'écart entre revenus réels.

Depuis le début de cette année, les autorités concernées chinoises se sont prononcées à plusieurs reprises sur le problème de la redistribution sociale en Chine. Le manque flagrant d'équité dans les maillons de la distribution et l'augmentation continuelle de la disparité entre pauvres et riches ont suscité la plus profonde préoccupation et inquiétude des plus hauts dirigeants du pays chargés de prendre les décisions, ainsi la réforme de la redistribution sociale, prise en compte, progresse en avant à pas mesuré.

En début de ce mois, l'Administration d'Etat des Affaires fiscales a annoncé que des mesures seront prises pour renforcer la perception d'impôt sur le revenu personnel à l'égard des individus à revenu élevé, ce afin que la fiscalité puisse pleinement jouer son rôle son rôle régulateur dans la réforme de la redistribution sociale. Le manque d'efficacité du contrôle fiscal à l'encontre des richards chinois est considéré comme l'un des principaux facteurs qui contribuent à l'élargissement rapide de l'écart entre les riches et les pauvres en Chine. C'est pourquoi ces derniers temps, un grand nombre de régions du pays ont procédé successivement au réajustement à la hausse du salaire minimal et faire en sorte que la balance se penche de plus en plus vers le côté des travailleurs. Faisant suite à plusieurs municipalités et provinces du pays, dont Shanghai, le Zhejiang et Guangzhou, le Municipalité de Beijing vient d'annoncer qu'à partir du 1er juillet prochain, le salaire mensuel minimal pékinois, de 800 yuans sera augmenté à 960 yuans, soit une hausse de 20%.

De source bien informée, le programme de réforme de la distribution de revenu, élaboré par la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme, est près d'être mis au point et il est prévu qu'il sera appliqué dans le courant de cette année. Le programme insiste sur l'augmentation du revenu de la masse populaire pauvre, démunie et à bas salaire. Il sera utilisé des moyens, tels que l'augmentation du versement à l'Etat des bénéfices et profits réalisés par les entreprises monopoles, pour équilibrer les revenus excessivement élevés et pour réduire la disparité irrationnelle des revenus. Dans le cas où ce programme de réforme atteint l'objectif prévu et répond à l'attente de tous, la Chine sera alors plus proche d'atteindre et de réaliser la structure de distribution et de répartition de type « olive » dont la plupart de la population aura un revenu moyen.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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