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Français>>OpinionMise à jour 22.06.2010 10h05
« La Chine joue en solo », compliment fielleux des médias occidentaux

Ces dernières années, les médias occidentaux ont fabriqué toute une série de théories bizarres sur la Chine, dont celles, très à la mode, de « menace chinoise » ou de « responsabilité chinoise ».

Ces derniers temps, une nouvelle théorie, celle de « la Chine joue en solo » a émergé fréquemment dans les articles des médias occidentaux, ce laisse à penser que la Chine a été grande gagnante dans la crise financière mondiale, tandis que les économies occidentales ont été confrontées à de graves difficultés.

Cependant, d'après les analystes, cette théorie de « La Chine joue en solo », qui a première vue est une sorte de compliment fait à la Chine, sert en fait à mettre la pression sur la Chine pour qu'elle prenne davantage de responsabilités internationales et qu'elle pèse de son poids sur les relations entre la Chine et les autres pays, en particulier ceux en développement.

D'une part, la Chine n'est pas le seul pays qui maintienne un fort rythme de croissance économique.

Dans un récent entretien avec l'agence de presse Xinhua, l'économiste brésilien Marcos Cintra a déclaré que certains pays en développement, et pas seulement la Chine, ont atteint une croissance économique plus forte que d'autres pays du monde, du fait de politiques fiscales et monétaires adéquates, qui leur ont permis d'atténuer très fortement l'impact de la crise financière mondiale.

M. Cintra cite ainsi, par exemple, le Brésil, qui a réalisé une étonnante croissance de 9% d'une année sur l'autre lors du premier trimestre de cette année. Et l'Inde et la Chine ont également connu un taux de croissance relativement élevé.

Justin Yifu Lin, Economiste en chef et Vice-président de la Banque Mondiale, fait écho au point de vue selon lequel la Chine n'est pas le seul pays en développement ayant obtenu un fort taux de croissance.

S'agissant de son développement économique, la Chine a eu de bonnes performances, mais l'Inde, le Brésil et le Nigéria aussi, dit M. Lin.

Et d'autre part, les mesures que la Chine a lancées pour faire face à la crise ont également contribué à la reprise d'autres économies.

M. Cintra, qui suit de longue date le développement de la Chine, dit que la Chine a beaucoup importé de pays et régions d'Asie, bien qu'elle même ait une industrie auto-suffisante, et ce faisant, elle a non seulement stimulé le développement de la Chine, mais aussi amené un développement régional.

En fait, la Chine, qui a beaucoup souffert des impacts négatifs du ralentissement financier et économique mondial, fait également face à un certain nombre de défis pour son développement futur.

D'après M. Lin, les pays en développement, dont la Chine, ont eu à souffrir d'impacts négatifs durant la crise financière. Ainsi, la Chine, dont l'économie devait atteindre une croissance de 10% ou plus l'année dernière, n'a t-elle enregistré qu'une croissance de 8,7%.

Jonathan Holslag, Directeur de recherche à l'Institut d'Etudes Contemporaines Chinoises de Bruxelles, pense de son côté que le développement économique de la Chine a fait d'énormes progrès dans les dernières décennies.

Cependant, dit-il, le développement éconolique passé de la Chine est essentiellement un « bon quantitatif », ajoutant que, pour la Chine, réaliser un bond « qualitatif » dans les années de développement qui viennent sera difficile.

Vladimir Portyakov, Directeur du Centre pour les Pronostics sur les Relations Russo-chinoises, et directeur adjoint de l'Institut d'Extrême-Orient à l'Académie des Sciences de Russie, partage ce point de vue.

La crise financière n'a pas seulement affecté le taux de croissance chinois, mais a également été un signal d'alarme au sujet de son modèle de développement, dit M. Portyakov, ajoutant que la Chine avait compris qu'il était urgent de changer son modèle de développement.

L'expert russe a souligné le fait que l'économie chinoise soit de plus en plus impliquée sur le marché international, avec une demande en hausse pour des ressources et des marchés situés à l'étranger, est une épée à double tranchant.

D'un côté, les autres pays et régions ont fait bon accueil aux capitaux chinois, dans l'espoir que cela les aide à construire leur reprise, et de l'autre côté, de plus en plus de pays imposent des droits sur les produits chinois et les enquêtes anti-dumping diligentées contre la Chine augmentent.

Voici le défi auquel la Chine doit faire face sur le marché international, dit M. Portyakov.

Au sujet de la théorie « La Chine joue en solo », M. Portyakov répond : « J'ai l'impression que de nombreux gouvernements envient les succès de la Chine. Ils essaient de faire porter le chapeau à la Chine et au gouvernement chinois pour leurs propres échecs dans leurs mesures anti-crise et autres problèmes internes ».

De toute façon, a ajouté M. Portyakov, dès qu'il se passe quelque chose de mauvais dans l'économie mondiale, ou dès qu'on a besoin de quelqu'un pour en porter la responsabilité, l'Occident montre la Chine du doigt.

Les affirmations selon lesquelles l'économie chinoise se développe aux dépens des autres pays ne sont faites que pour inciter la Chine à endosser davantage d'obligations internationales, dit-il.
« Mais comme la Chine l'a dit clairement, elle ne peut accepter plus qu'elle ne peut supporter actuellement », a ajouté M. Portyakov.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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