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Français>>OpinionMise à jour 08.06.2010 16h55
La maitrise de soi devant l'affront et l'offense est une qualité que la Chine doit être pourvue pour pouvoir s'intégrer dans le monde

Le « Quotidien de la Jeunesse chinoise » vient de publier un article dans lequel il est dit que ces dernières années, la Chine est devenue un des pays du monde qui suscitent le plus de commentaires divers et sur lesquels les avis sont partagés et on peut dire que les reportages sur la Chine « couvrent ciel et terre » et qu'ils « remplissent et inondent » la presse internationale.

Dans toutes ces voix qui s'intéressent et se préoccupent de la Chine, certaines la couvrent d'éloges enthousiastes qui sont parfois des flatteries fausses, grossières, exagérées et irréelles, tandis que d'autres sont des propos sarcastiques, mordants et blessants ou bien des critiques aigres, acerbes et hargneuses ou bien même des invectives, des injures et des insultes. Les Chinois sont issus d'une nation qui accorde une grande importance à son amour-propre. C'est pourquoi dès qu'on les couvrent d'éloges, ils sont flattés et grisés dans leur orgueil et s'enivrent de leur succès. Au contraire, ils ont une forte aversion pour la critique et ne supporte pas le jugement défavorable qu'il considère comme une insulte, comme une provocation et comme quelqu'un qui porte des lunettes noires pour considérer la Chine.

En réalité, il est tout à fait inutile d'exagérer et de dramatiser la chose et il est inutile également de nier que certaines critiques hargneuses cachent et dissimulent derrières elles un certain but stratégique, comme par exemple les propos tels que la « menace chinoise » et le « péril jaune ». Pour d'autres critiques, elles sont ou bien créées pour les besoins du fonctionnement professionnalisme d'un certain média, comme par exemple « Voice of America » qui cherche toujours à noircir la Chine, ou bien formulées par des gens qui campent dans leur position antichinoise. Toutefois, il y a également de nombreuses critiques adressées à la Chine qui sont bienveillantes, objectives et formulées dans de bonne intention.

Que ce soit éloges ou bien critiques, la question n'est pas de savoir dans quel but on les adresse, ce qui est certain et c'est une réalité que personne ne peut nier, c'est que le monde extérieur s'intéresse de plus en plus à la Chine. Comme tout le monde le sait, les médias ont souvent leurs calculs utilitaires et mercantiles et ils font preuve d'un parfait réalisme pour pouvoir satisfaire le goût, le penchant et la passion de leurs lecteurs. En dehors de cela, une autre importante fonction de la presse et du média c'est d'exercer le contrôle et de formuler des critiques. C'est pourquoi en formulant souvent des critiques, les médias peuvent gagner l'estime et la confiance du public. Avec l'intérêt grandissant du public international à l'encontre de la Chine, il est tout à fait normal que la presse renforce et augmente ses reportages sur celle-ci, ce qui signifie que l'augmentation des commentaires et des critiques sur la Chine est inévitable.

Les diverses réactions du public international à l'encontre de la Chine, que ce soit intérêt, préoccupation ou bien inquiétude, elles sont principalement dues à la croissance toujours grandissante de l'influence de la Chine. Sur le plan politique, il est impossible de coordonner et de régler les problèmes chauds internationaux sans la participation de la Chine ; sur le plan économique, le lancement oui ou non du programme chinois de stimulation économique influence énormément les mesures à prendre par les autres pays du monde ; sur le plan militaire, on entend sans cesse des rumeurs sur la non transparence des frais militaire chinois, sur la construction par la Chine de porte-avions et sur …… autres. Par tout cela, on peut dire que dans toute son histoire, la Chine n'a jamais été aussi largement et profondément liée aux autres pays du monde. Dans cette situation-là, on comprend alors pourquoi fait-elle l'objet d'un aussi grand nombre de critiques et de commentaires.

En vérité, la critique est une bonne chose, car elle est tout au moins une affirmation de la position et de l'influence grandissante de la Chine et il semble même que ceux qui formulent les critiques ne peuvent contester ce fait. Les Etats-Unis sont le pays du monde qui fait le plus l'objet de critiques et la raison réside dans leur position de seule superpuissance du monde et dans leur influence politique et économique sur le monde entier. Avec la croissance grandissante de la puissance et de l'influence de la Chine, les voix critiques se feront entendre « chaque jour davantage » et cela sera quelque chose d'absolument inévitable et incontournable.

On dit que la Chine était exposée aux attaques et se laissait battre il y a un siècle, qu'elle souffrait de la famine il y a un demi-siècle et qu'elle subit affront et offense aujourd'hui. Vu sous l'angle profond de l'histoire, ces propos dévoilent les raisons pour lesquelles la Chine subit outrages et humiliations. Dans le cas où la Chine serait toujours un pays replié sur lui-même et fermé au monde extérieur et un pays pauvre, miséreux et dénué de toutes choses, personne n'aurait alors le temps et l'humeur d'ouvrir la bouche, de remuer la langue et de dépenser la salive pour lui adresser injures, invectives ou bien insultes, tandis que la Chine, si elle souffrait toujours de la faim, elle ne serait également pas d'humeur à se demander si ce sont des éloges ou bien des insultes qu'on lui adresse.. Maintenant qu'elle est devenue de plus en plus puissante, que les poches de ses habitants sont pleines et qu'elle ressent une certaine autosatisfaction, elle ouvre grands ses yeux et constatent que nombreux sont les gens qui l'injurient et qui la critiquent, elle ne sait plus alors à quel saint se vouer et à quoi s'en tenir.

En réalité, les voix critiques se font entendre de plus en plus, cela montre justement que la Chine est en train de s'intégrer dans le monde sur le même pied d'égalité.

Dans les temps éloignés, la Chine appartenait au monde céleste, elle est un pays au centre du monde et tous les autres pays du monde sont barbares, incultes et non civilisés. C'est pourquoi depuis ces temps-là, la Chine n'a aucune expérience pour entretenir des relations normales et des échanges avec le monde extérieur. En tant que pays céleste, les pays vassaux et tributaires ne songeaient jamais et n'osaient lui adresser des critiques, tandis que si un quelconque pays inculte et non civilisé osait lui répondre par un « non » c'était comme s'il prenait en exemple le présomptueux roi de Yelang qui prétendait que son petit royaume égalait la vaste empire des Han et qui faisait ainsi illusion sur sa puissance, il sombrerait alors dans des malheurs sans fond. Devant cette situation, aucun autre pays ne désirait s'attirer des ennuis, se réer des problèmes, courir à sa perte et creuser sa propre tombe.

Cependant, la Chine a été obligée de s'ouvrir à la suite des énormes pertes qu'elle a subi lors des deux guerres de l'Opium et c'était en relevant la tête en dans un état mental d'humiliation et de mortification qu'elle a dû considérer l'Occident, alors que sa confiance en soi nationale a presque totalement disparu. Les critiques venues de l'extérieur aiguillonnaient sans cesse les nerfs faibles et sensibles de la population chinoise et dans cet état d'esprit, les critiques sont considérées souvent comme des outrages et des insultes et les Chinois ne pouvaient y faire face dans un état mental normal. Plus encore, peu de personnes de songeaient alors à adresser des critiques à la Chine, car çà n'en valait pas la peine ! Dans le cas où l'on ressentait de l'insatisfaction et du mécontentement, on n'avait alors qu'à demander satisfaction aux membres de la famille impériale ou bien aux fonctionnaires locaux en employant divers moyens et on n'avait pas le temps et l'humeur et il n'était pas nécessaire de dépenser la salive pour cela.

Après l'avènement de la Chine nouvelle, la Chine a été toujours dans un « état fermé » durant plusieurs décennies et pour la population chinoise tout est mal et mauvais quand on parlait de l'impérialisme américain et les critiques venant de ce dernier sont tout naturellement complots, machinations, manœuvres et conspirations diaboliques qui sont insupportables pour les Chinois. Et c'est seulement après l'application en Chine de la politique de réforme et d'ouverture sur l'extérieur que la Chine s'est réellement ouverte sur l'extérieur et a commencé à s'intégrer dans le monde. Dans tout ce processus, durant la première décennie (les années 80 du siècle dernier), l'Occident s'est comporté de façon positive pour accueillir la Chine et le nombre d'éloges dépassait celui des critiques et dans cette période-là ; les Chinois considéraient attentivement les pays occidentaux avec modestie et circonspection. Puis lors de la deuxième décennie (les années 90 du vingtième siècle), le monde extérieur commence à considérer à leur tour la Chine avec en même temps de l'attente et du doute. Ensuite, pendant la troisième décennie (les dix premières années du vingt et unième siècle, c'est-à-dire de 2000 à 2009), l'élévation de la position de la Chine a suscité toutes sortes de suppositions, de doutes et de suspicions et on entendait partout critiques et éloges. Enfin, 2010 arrive et c'est le commencement de la quatrième décennie, les critiques abondent et affluent de toute part.

Ce processus c'est comme l'introduction de la nouvelle mariée dans la famille de son époux, laquelle est nombreuse et influente. La vie douce et agréable est très vite remplacée par la dispute, la querelle et la chamaillerie. En réalité, heurt, polémique et engueulade sont des choses tout à fait naturelles qui signifient tout au moins que ça ne passe plus comme un siècle auparavant où les relations étaient entre forts qui brutalisaient et faibles qui se soumettaient et ni comme à l'époque de la Guerre froide où l'on se montrait hostile envers tout et où l'on se traitait réciproquement en ennemi. Maintenant, la situation a complètement changé et il se trouve que les parties différentes sont l'une dans l'autre, sont devenues inséparables et que leurs relations bilatérales sont en même temps concurrentielles et coopératives. Dans ce cas-là, la critique devient une expression d'avis, d'opinions et d'idées dissemblables et contraires et un moyen de dissiper le ressentiment, la plainte et la rancune. Toi, tu peux alors exprimer ton indignation et moi je peux adresser ma protestation. Tu peux dire que je pratique le protectionnisme commercial, alors que je peux répondre que tu pratiques le dumping et tout cela est un moyen de communication et d'expression normal et compréhensible entre des partenaires.

Ce que nous devons tenir compte ce n'est pas si nous sommes injuriés ou insultés et par qui, car l'important pour nous c'est de savoir pourquoi l'on nous injurie et nous insulte et si l'on a raison de le faire. Tout comme quelqu'un qui fait preuve de pondération, de bon sens et d'intelligence face à la critique, au blâme et au reproche, un grand pays en cours de développement doit également disposer de cette mentalité psychologique mûre et normale.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
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