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Français>>OpinionMise à jour 02.06.2010 16h57
La main d'oeuvre à bon marché dans l'industrie a des limites

Les industriels du monde qui font face à une pression énorme pour contrôler les coûts viennent de découvrir que les légions d'ouvriers chinois à bas salaires sur lesquels ils comptent ont des limites.

En effet, les analystes de la Fédération du Travail de la Chine Entière, à Beijing, viennent de déclarer que les récents conflits du travail indiquaient qu'il était vital de relever les salaires et d'adopter de meilleures conditions de travail pour les ouvriers.

Depuis le 1er mai, le salaire minimum à Guangzhou a ainsi augmenté de 20% et à compter du 1er juillet, le salaire minimum à Shenzhen sera relevé de 10%.

Luo Mingzhong, professeur à l'Université Agricole du sud de la Chine à Guangzhou, a déclaré que dans le Delta de la Rivière des Perles, la plupart des ouvriers des industries de fabrication travaillaient au moins 10 heures par jour et devaient faire des heures supplémentaires pour gagner un salaire mensuel de 1 800 Yuans (263,63 Dollars US).

« Les faibles salaires sont un facteur significatif dans les usines du Delta de la Rivière des Perles, pour qui trouver des ouvriers et les garder est un casse-tête », dit le professeur Luo.

D'après le Guangzhou Daily, de 1993 à 2007, la proportion du salaire des Chinois dans le PIB national a baissé, passant de 49,49% à 39,74%, ce qui en clair veut dire que les revenus des salariés n'ont pas augmenté avec l'économie durant les vingt dernières années.

« Les salaires ont été relevés ces dernières années, mais comparés avec l'augmentation des prix, ils demeurent très bas », a dit le professeur Luo.

« Les travailleurs migrants qui sont nés dans les années 1980 et 1990 sont totalement différents des anciennes générations dans leur attitude envers la vie. Le but des anciennes générations était simplement de faire vivre leurs familles, tandis que les jeunes générations ont des perspectives plus individuelles. Si les industriels continuent ainsi à pressurer ainsi les profits du travail, les jeunes salariés ne l'accepteront plus », a-t-il dit.

L'article du journal a précisé que le commerce industriel comptait pour 50% du volume commercial du pays. Or, dans la chaîne de production globale, les revenus générés par ce commerce ne représentent que 5%.

Pour le professeur Luo, l'ère du travail à bon marché dans l'industrie en Chine touche à sa fin, et l'industrie de la fabrication devrait changer et ne plus s'appuyer sur des faibles coûts salariaux mais plutôt sur la recherche, le développement et la stratégie de marque.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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