100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>OpinionMise à jour 28.04.2010 08h27
L'augmentation du droit de vote de la Chine à la BM revêt plutôt une importance symbolique

Le quotidien pékinois « Beijing News » rapporte que la réunion de printemps du Comité du développement (Forum conjoint de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international) vient d'adopter le 25 courant le programme de réforme qui prévoit le transfert de droit de vote par des pays développés aux pays émergents et en voie de développement et la Chine voit ainsi son droit de vote passer de 2,77% à 4,42% et à la 3ème place au sein de l'institution financière internationale, tout juste derrière les Etats-Unis (15,85%) et le Japon (6,84%).

Parlant de cette importante réforme, le Président de la Banque mondiale (BM) Robert Zoellick a indiqué que notre monde actuel est en train « de se développer et de progresser vers une nouvelle entité économique mondiale multipolaire qui évolue rapidement, que les pays en voie de développement jouent un rôle grandissant dans le redressement de l'économie mondiale et dans le rétablissement de sa croissance et que face à cette situation, il est important pour la Banque mondiale de reconnaître cette nouvelle réalité en procédant à sa réforme structurelle personnelle.

Vu à travers le présent programme de réforme, le droit de vote de l'ensemble des pays en voie de développement a augmenté seulement de 3,13 points,, alors que le plus grand perdant c'est le Japon qui voit son droit réduire de 0,78% qui est suivi de l'Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne dont le droit de vote a diminué respectivement de 0,4% environ. Si l'on considère ce phénomène seulement de la région d'Asie, la position du Japon a déjà commencé à faiblir petit à petit à partir des années 90 du siècle dernier, tandis que la Chine a commencé à le remplacer pour devenir le pays dont l'influence grandit de jour en jour. Puis, la survenance de la crise financière internationale a renforcé et intensifié cette situation et la Chine se rapproche de plus en plus du Japon quant à leurs agrégats économiques. L'importante baisse du droit de vote de ce dernier au sein de la Banque mondiale indique non seulement l'affaiblissement accéléré de sa position au sein du système financier international, elle démontre en outre que le centre de gravité du pouvoir au sein de la Banque mondiale est en train de se déplacer vers l'est , et surtout vers les nouveaux pays émergents représentés principalement par la Chine et l'Inde.

Lors du troisième sommet du G20 tenu en octobre 2009 à Pittsburgh aux Etats-Unis, il a été déjà dévoilé le programme de réforme qui prévoit déjà le transfert de droit de vote d'au moins de trois pour cent aux pays émergents et en voie de développement au sein de la Banque mondiale d'au moins de cinq pour cent au sein du Fonds monétaire international (FMI) et finalement le programme a été réalisé, mais non pas dépassé. En réalité, le glissement de 3,13 % des droits de vote aux profits des pays émergents n'a toujours pas atteint le degré d'équité et d'impartialité voulu et est toujours insuffisant pour traduire les droits et les intérêts que doivent jouir les nouveaux marchés émergents et les pays en voie de développement au sein de la Banque mondiale, tandis que ces marchés et ces pays occupent toujours une position relativement faible au sein du système financier international.

La Chine est devenue la plus grande gagnante dans la présente réforme, du fait que dans les 3,13% de droits de vote transférés par les pays riches aux pays en voie de développement, plus de la moitié a été accordée à la Chine. Malgré ce transfert, les pays émergents et les pays en voie de développement sont toujours dans l'incapacité de tenir tête aux pays développés ayant à leur tête les Etats-Unis. Ces derniers continuent à disposer au sein de la Banque mondiale d'un droit de vote de 15,85%, ce qui leur donne le droit de veto. Ainsi, pour la Chine et pour les autres pays en voie de développement, l'augmentation de leur droit de vote revêt en fait une importance plutôt symbolique que réelle.

Bien que ces dernières années, les Etats-Unis et les autres pays riches et développés ont vu leur position financière et leur influence financière affaiblir dans le monde, tandis que la crise financière et la régression économique ont diminué fortement leur puissance nationale et que leur position au sein du système monétaire international subit défis et affronts venus de toutes parts, mais pour le moment, il n'y a aucun facteur ni aucune force qui suffit et permet le « changement de régime » au sein du système financier international, alors que l'état d' « une seule superpuissance et de plusieurs puissances » dans la structure financière mondiale n'a connu aucun changement substantiel. Pour ce qui est des Etats-Unis, en aucun cas, ils renonceront à leur droit de contrôle sur le Fonds monétaire international et sur la Banque mondiale et cela est pleinement démontré dans la présente redistribution des droits au sein de la Banque mondiale – ce qui est redistribué, c'est la part du gâteau d'autres pays développés. Il est certain que cette scène va se rejouer lors de la réforme en début 2011 au sujet du transfert de droits au sein du FMI.

Vu du présent système financier international, la base du « système monétaire Bretton Woods » -- l'incarnation du capitalisme moderne – existe toujours, c'est pourquoi la réforme du système financier international ne peut être qu'une réforme menée sur la base actuelle. Bien que la réforme pourrait affaiblir le contrôle dominateur des Etats-Unis et des autres pays développés au sein du système financier international, mais il est toujours assez difficile de changer la composition essentielle de la répartition du droit de vote et de la quote-part au sein du FMI et de la BM et cela ne signifie aucunement un prochain changement radical dans la structure financière internationale. Dans l'avenir, suite au renforcement continuel de la coopération financière entre le sud et le nord, la dispute du droit financier dominant deviendra certainement plus acharnée et plus violente.

En ce qui concerne la Chine, l'augmentation du droit à la parole ne signifie pas la hausse naturelle de son influence. C'est pourquoi, après le renforcement de sa position au sein du système financier international, comment agir pour accroître relativement sa capacité d'intervention et apporter ainsi une contribution correspondant à sa position de puissance consiste pour elle un défi auquel elle doit faire face.




Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
la ligne ferroviaire à grande vitesse Fujian-Xiamen
Séisme au Qinghai : le bilan s'alourdit à 2 220 morts
Serait-il trop tard pour s'implanter sur le marché chinois?
Séisme à Yushu : la presse occidentale s'intéresse tout particulièrement aux relations entre Tibétains et Hans dans la région sinistrée
L'heure est venue pour une nouvelle approche de la stabilité sociale
Séisme à Yushu : trois grandes difficultés à surmonter pour pouvoir vaincre le catastrophe
Séisme à Yushu : accorder la priorité à la vie humaine et assurer les besoins essentiels de la population locale