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Français>>OpinionMise à jour 26.04.2010 15h52
Séisme à Yushu : la presse occidentale s'intéresse tout particulièrement aux relations entre Tibétains et Hans dans la région sinistrée

Geng Yao, un vieux Tibétains âgé de 65 ans et sa nombreuse famille qui compte une vingtaine de membres sont installés dans quatre tentes ouatées tendues dans un coin du terrain aménagé pour les courses de chevaux. Avec sa vieille main rugueuse, il soulève le rideau d'une tente pour laisser voir une vingtaine de boîte en plastique contenant de l'eau potable, ainsi qu'une assez grande quantité de boîtes de conserve et de nouilles instantanées. A côté, il y a deux chaudrons tout noircis posés sur deux fours provisoires confectionnés avec du ciment. Le vieux Tibétain a dit : « Les chaudrons et les couvertures de laine, nous les avons sortis et déterrés des décombres de notre maison, alors que l'eau potable et les provisions nous sont offertes par l'Etat qui est plein de sollicitude envers nous. », tout en parlant, un sourire parut sur son visage usé, ridé, hâlé et marqué par les multiples épreuves de la vie.

Le spectacle ci-dessus se passe dans la Préfecture de Yushu, Province du Qinghai, laquelle a été frappée durement le 14 avril dernier par un séisme de magnitude 7,1 sur l'échelle de Richter, et c'est un correspondant de l'agence de presse américaine Associated Press (AP) qui raconte ce qu'il a vu de ses propres yeux et dont il est le témoin direct. Dès après le séisme, plusieurs dizaines de journalistes étrangers se sont immédiatement rendus dans la région sinistrée.

Les rapports entre Tibétains et Hans aux yeux de la presse étrangère.

Dans la Préfecture autonome tibétain de Yushu, 95% de la population est tibétaine et dans leur reportage sur le présent séisme, les journalistes étrangers ont tenu à souligner cette réalité essentielle tout en accordant une attention particulière aux relations entre les Hans et les Tibétains qui vivent côte à côte dans la préfecture.

Par exemple, ces derniers temps, plusieurs médias occidentaux ont cité les paroles dites par Robert Barnett, un professeur tibétologue et sinologue et directeur du programme d'études du Tibet moderne à l'Université de Columbia à New York, qui a dit : « Comme dans le passé, la population exprimé toute sa gratitude pour l'aide et le soutien accordés par le gouvernement chinois. » Puis, il a insisté sur le fait qu'à Yushu, « il y a une chose qui mérite qu'on en tire une juste fierté : les rapports sont excellents entre la population tibétaine et les autorités locales, car les Tibétains ont établi leurs propres organisations, leurs propres écoles et leurs propres bibliothèques. »

Le quotidien espagnol « The public » rapporte que les photos publiées à plusieurs reprises par la presse internationale montrant des moines bouddhistes tibétains et des militaires de l'APL (Armée populaire de Libération) de Chine travaillant côte à côte et épaule contre épaule pour porter secours aux personnes ensevelies sous les décombres ont fait le tour du monde et présentent la situation d'unité et de solidarité des diverses ethnies chinoises face au violent tremblement de terre qui a causé de considérables pertes tant humaines que matérielles. Les autres régions du pays se sont mobilisées rapidement pour porter secours à la région tibétaine sinistrée et les gens ont exprimé leur solidarité avec les Tibétains les uns en faisant des dons et des offrandes et les autres en se portant volontaires. Un autre quotidien espagnol « El Mundo » a indiqué de son côté que le présent séisme a offert à la Chine une bonne occasion pour renforcer son unité nationale. Dans le cas où les opérations de secours et de sauvetage seraient réussies et couronnées de succès, le gouvernement de Beijing gagnerait le cœur de la population tibétaine.

Le journal japonais « Asahi Shimbun » a pour sa part publié des articles qui disent que compte tenu que la plupart des victimes et des sinistrés sont cette fois-ci des Tibétains, le gouvernement chinois a souligné alors l'importance de l' « unité nationale » et de la « stabilité sociale » et a adopté successivement une série de mesures politiques « exceptionnelles » qui montrent la grande importance qu'il accorde aux opérations de secours. Par exemple, le Président Hu Jintao a écourté sa visite en Amérique du Sud et est rentré tout de suite en Chine, tandis que le Premier Ministre Wen Jiabao s'est rendu le lendemain dans la région sinistrée et a retardé sa visite dans plusieurs pays de l'Asie du Sud Est.

L'hebdomadaire américain « Newsweek » a publié un article dans lequel est cité les paroles dites par un jeunes Chinois dans son blog : « c'est une occasion nous permettant de savoir que les Tibétains vivent comme nous et subissent les mêmes malheurs que nous …… » et que le séisme offre une occasion ‘unique' permettant de contribuer à la compréhension mutuelle entre Hans et Tibétains de classes inférieures. Il est rapporté dans l'article que les forums de l'Internet chinois sont pleins de sentiments de condoléances et de sympathies exprimés par diverses ethnies, et principalement par les Hans, à l'égard des habitants de la région sinistrée, et il est souligné que c'est effectivement « de la sympathie et non de la réjouissance du malheur d'autrui ». Le reportage indique que la réaction des autres régions du pays envers les habitants de la région sinistrée renforcera le sentiment d'appartenance les masses populaires tibétaines envers l'Etat et le gouvernement.

Et même « The Wall Street Journal », qui en général n'est pas tellement amical envers la Chine, publie un article dans lequel il est raconté que Guoyang Zhaxi, un Tibétains qui habite dans le bourg Jiegu, s'est porté volontaire pour aider à distribuer les produits et les articles de secours. Il a dit que grâce à l'arrivée ininterrompue de ces produits et de ces articles, ainsi que de l'inspection effectuée respectivement par le Président Hu et le Premier Ministre Wen, les habitants locaux se sentent réconfortés et encouragés, car ils aperçoivent que l'ensemble du peuple chinois leur accorde sympathie, aide et soutien. « L'état d'esprit de la population sinistrée se stabilise et devient meilleur », a dit Guoyang Zhaxi avant d'ajouter qu'après l'éclatement du séisme, la sympathie exprimée et le soutien accordé par les Hans ont « vivement remué les Tibétains du plus profond de leur cœur ! ».

La presse internationale dans son ensemble est unanime à apprécier à sa juste valeur la capacité de la Chine à secourir et à aider la région sinistrée.

Cette fois-ci, la grande majorité des médias étrangers ont fait preuve de franchise et de sincérité en rapportant les grandes difficultés rencontrées dans les opérations de secours et de sauvetage, ainsi que la progression et plusieurs miracles réalisées dans ces opérations.

« The New York Time » a rapporté le 15 courant, c'est-à-dire au lendemain du séisme, qu'un temps effroyable sévit dans la région sinistrée qui est sujette à des intempéries, « Un vent glacial transperce jusqu'au os, la pluie avec des flocons de neige tombent drues sans cesse et la température chute à moins de zéro. En dehors du froid glacial, les secouristes rencontrent un autre grand obstacle – le mal d'altitude qui occasionne une terrible malaise et souffrance qui abattent les gens les plus forts, les plus robustes et les plus solides. ». Le quotidien britannique « Daily Telegraph » a publié de son côté le 15 un article dans lequel est cité les paroles dites par un jeune secouriste chinois qui a dit que lui et ses copains, ils sont « venus par avion de l'extrême sud du pays » et qu'une fois arrivés à Xining, chef-lieu de la Province du Qinghai, ils se sont jetés dans des camions qui ont roulé toute la nuit sur une route mauvaise, cahotante et dangereuse. Après avoir atteint leur destination, ils n'ont même pas eu le temps de prendre souffle et se sont lancés immédiatement dans les opérations de secours.

La plupart des médias outre-mer apprécient fort la rapidité et la capacité des secouristes chinois. L'Agence de presse britannique « Reuters » a rapporté le 15 que le Premier Ministre Wen Jiabao, arrivé le même jour à Yushu, s'est rendu immédiatement sur les lieux où l'on procédait à des opérations de sauvetage. Il a pris dans sa main un porte-voix pour saluer et encourager les habitants locaux qui lui ont répondu qu' « ils sont satisfaits et contents de la rapidité des opérations de secours ». Quant à « Associated Press », il a publié le 20 courant un reportage qui dit que « dans la région sinistrée, les opérations de secours et de reconstruction sont menées à un rythme accéléré, que l'approvisionnement en électricité et le service de télécommunication sont rétablis pour l'essentiel et que les convois de camions transportant des équipements, des matériels et des marchandises d'aide, d'assistance et de secours arrivent sans cesse. Sur la voie principale menant au bourg Jiegu, on voit des convois militaires interminables transportant ce genre de marchandises qui s'étalent jusqu'à plusieurs mille anglais. »

L'esprit d'ouverture présenté cette fois-ci par la partie chinoise quant au reportage a également laissé une profonde impression aux médias outre-mer. « The Christian Science Monitor » rapporte que la partie chinoise encourage les journalistes chinois et étrangers à se rendre dans la région sinistrée pour rapporter la progression des opérations de sauvetage. Il a cité les propos de Michael Moore, correspondant à « The Daily Telegraph » qui a affirmé que durant tout son chemin pour arriver à Yushu, « il n'a rencontré aucun obstacle ».

Toujours des voix discordantes dans la presse étrangère.

Les reportages étrangers sur le séisme de Yushu sont, dans leur ensemble, plutôt objectifs, mais pour ce qui est de la presse occidentale il existe toujours des voix discordantes désagréables, méchantes et acerbes. On peut citer le cas de « The New York Times » qui a publié plusieurs articles qui, tentent en évidence par tout moyen de semer la discorde et de provoquer des dissensions entre les Tibétains et les Hans pour pouvoir pêcher en eau trouble. Ils disent que les Tibétains locaux « n'ont aucune confiance dans les Hans » et qui cherchent à dénigrer les secouristes de l'Armée chinoise en disant qu'ils font étalage de leur mérité et de leur exploit devant les journalistes et les reporters. Quant à « Associated Press », il souligne dans ses reportages l' « indignation » et la « colère » de la population tibétaine locale envers les Hans et affirment que les autorités chinoises « restreignent » la liberté politique et la liberté religieuse des Tibétains.

Face à ce genre de reportages subjectifs, partiaux et tendancieux, même certains médiaux occidentaux n'acceptent pas et sont indignés. Le quotidien anglais « The Guardian » cite les propos de Robert Barnett qui a indiqué que Yushu est une préfecture autonome tibétaine où les fonctionnaires locaux et la masse populaire ont établi des relations réciproques excellentes et parfaites et que certains médias occidentaux ont donné des explications négatives sur cela, alors qu'en « réalité sur place, la chose la situation est complètement contraire ».

Tao Wenzhao, chercheur à l'Institut d'études sur les problèmes américains de l'Académie des Sciences sociales de Chine, pense qu'il n'y a rien d'étrange et de surprenant quant aux reportages mensongers et fallacieux publiés par « Associated Press », « The New York Times » et par certains autres médias occidentaux. En répondant à une question posée par un correspondant de « News of the world », il a fait remarquer que certains rédacteurs et journalistes considèrent la Chine avec des lunettes noires et qu'ils tentent toujours de « chercher la petite bête » et de dire que « La moustique est gros comme un éléphant ». Quant à la Chine, elle ne doit pas s'attendre à ce que toute la presse étrangère la comble d'éloges et que de toute façon, cette fois-ci, la communauté internationale a parlé d'une voix plutôt équitable et impartiale.

Tao Wenzhao a dit qu'il a procédé à des échanges d'idées avec des journalistes occidentaux qui lui ont dit qu'en réalité, ils sont plutôt « équilibrés » en écrivant des reportages sur la Chine en disant du bien d'elle et en indiquant la source du mal, mais que les rédacteurs qui « sont assis dans leurs bureaux à New York » et qui ne sont pas au courant de ce qui se passe réellement en Chine, ou bien qui ont des préjugés sur elle, ne laissent publier que des reportages négatifs.

Séisme au Qinghai

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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