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Français>>OpinionMise à jour 09.04.2010 15h17
L'Occident a besoin de mieux connaître l'Asie

Voir, c'est croire.

C'est le conseil que Pana Janviroj, le directeur exécutif du Réseau d'Informations d'Asie (ANN) aurait à donner aux médias occidentaux, qui selon lui devraient effectuer plus de visites en Asie et avoir une meilleure compréhension des réalités sur le terrain, avant de baratiner des histoires sur ce continent en pleine mutation.

« S'ils arrivent surplace, ils verront plus de choses eux-mêmes et rapporteront donc moins d'informations fausses», a déclaré Janviroj, qui est arrivé à Beijing mercredi pour une réunion annuelle d'ANN, une des alliances les plus actives dans le monde de la presse, fondée en 1999.

Avant la réunion du conseil vendredi, l'ANN, en collaboration avec China Daily et Konrad-Adenauer-Stiftung, une fondation allemande, a organisé jeudi un forum intitulé «Réagir au changement climatique: la vision, les plans d'action et l'implication des médias».

« Je pense que les rédacteurs occidentaux ne se rendent pas en Asie, tout comme nous n'allons pas souvent en Europe et en Amérique du Nord», a déclaré Janviroj, qui est également président de The Nation, l'un des principaux groupes médiatiques thaïlandais.

C'est parce qu'ils ne visitent pas souvent l'Asie et se basent sur des stéréotypes, selon lesquels les reportages sur les progrès et les améliorations ne feront pas la une, que les responsables des médias occidentaux utilisent souvent des informations déformées et partiales sur les pays asiatiques.

« Pour rapporter des informations sur l'Asie d'une manière plus équitable et équilibrée, nos collègues occidentaux devraient venir ici et devenir témoins des changements rapides que connaissent ces pays », a déclaré Janviroj.

Les 21 principaux journaux de l'alliance d'information ont déjà changé leur point de vue sur l'Asie grâce à l'échange d'articles, en particulier des commentaires et des lignes éditoriales, la publication d'un magazine bimensuel, et le lancement d'un site web.

Cependant, il a déclaré que tous ces efforts ne veulent pas forcement dire que les éditeurs parlent de l'Asie d'une seule voix.

« Il faut être lucide : il n'y a pas de voix unie en Asie, nos pays forment une opinion pluraliste», a déclaré Janviroj.

Le maintien de ce pluralisme est essentiel, a-t-il indiqué, car l'Asie est diversifiée ; elle se compose de différentes cultures, différents niveaux de revenu, horizons politiques et différentes visions du monde.

« Mais cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas avoir une vision commune sur certaines questions importantes, qui préoccupent le monde et l'Asie », a-t-il indiqué.

Il a énuméré la paix, le changement climatique et la corruption comme des défis urgents sur lesquels les médias d'Asie doivent avoir une position commune. Le forum sur le changement climatique est une étape dans cette direction, a-t-il ajouté.

«Peut-être que nous n'avons pas suffisamment discuté de ces questions », a déclaré Janviroj.

Avec la devise «Nous connaissons mieux l'Asie » la création d'un réseau des journaux en Asie était discuté de manière informelle par les éditeurs asiatiques, qui ont participé au tout premier Forum les rédacteurs des journaux asiatiques et allemands, organisé par la fondation Konrad Adenauer Stiftung à Manille.

Encouragés par le succès de ce forum, les rédacteurs ont décidé qu'une relation professionnelle plus stable et des relations d'affaires seront poursuivies par leurs publications pour améliorer la couverture des événements en Asie par les médias asiatiques.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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