100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>OpinionMise à jour 22.03.2010 11h23
La Chine n'a nul besoin d'un Google politisé

Le comportement de Google montre clairement que le principal moteur de recherche sur internet du monde fait fi de ses principes commerciaux et montre maintenant au monde un autre visage, totalement politisé.

Elle a d'abord commencé, et ce sans le moindre commencement de preuve, à accuser le gouvernement chinois d'être derrière les attaques de pirates informatiques qu'elle a subies. Ensuite, elle a menacé de se retirer du marché chinois si le gouvernement chinois n'acceptait pas de faire des concessions sur sa réglementation relative à internet. Et pour finir, hommes politiques américains et institutions gouvernementales américaines sont montés au créneau pour soutenir cette société, et offrir au monde une comédie bouffonne, a annoncé un article de l'Agence de presse Xinhua.

En tant que société de haute technologie célèbre pour ses innovations, l'abandon par Google des principes auxquels le monde des affaires s'est attaché depuis longtemps et ses actions politisées ne peuvent avoir pour résultat que tout un chacun ne peut s'empêcher de douter que cette société fasse encore des affaires de manière tout à fait indépendante et de se demander ce que veulent réellement ceux qui la soutiennent.

Opérant en Chine depuis quatre ans avec d'ailleurs un très joli nom chinois (谷歌, Guge, c'est à dire approximativement « Le Chant de la Vallée »), Google n'est pourtant pas sans savoir qu'elle doit respecter les lois et réglementations de tous les pays où elle exerce ses activités si elle veut pouvoir y faire des affaires.

Et c'est seulement de cette manière qu'elle pourra se faire connaître localement et remporter des parts de marché et, partant, gagner de l'argent.

Aucun pays ne peut tolérer que circulent sur son territoire, par le canal de l'internet, des informations sur la subversion, le séparatisme, le racisme et le terrorisme. La souveraineté et les frontières existent aussi sur le cyberespace, et elles doivent être garanties par les lois et réglementations de tous les pays.

Il est fort regrettable que l'affaire Google nous ait enseigné que ce qui a motivé Google à entrer sur le marché chinois ne semble pas être des raisons commerciales, mais bien plutôt d'utiliser le moteur de recherche pour pénétrer tant dans la culture chinoise que dans les valeurs du peuple chinois.

Il est difficile d'être plus proche du gouvernement américain que ne l'est Google. Les médias américains eux-mêmes ont reconnu que Google a été le quatrième plus gros soutien de Barack Obama lors de sa campagne électorale. Quatre anciens dirigeants de la société, dont Sumit Agarwal, qui était directeur de produit de l'équipe Google Mobile, et qui est désormais secrétaire assistant adjoint à la Défense, travaillent maintenant pour le gouvernement américain.

Les hommes politiques américains peuvent peuvent se réjouir de la politisation de Google, mais pour une société internationale aussi célèbre qui a construit sa réputation et obtenu sa position par des innovations successives dans le domaine de l'internet, cela ressemble plutôt à une véritable tragédie.

Comment peut-on croire que les résultats fournis par le moteur de recherche de cette société sont réellement impartiaux quant on sait à quel point elle manque autant d'indépendance que d'éthique commerciale ?

L'ouverture de la Chine sur le monde est un fait connu de tous. La Chine fait également tout son possible pour perfectionner sa réglementation concernant internet, mais cela est une affaire purement interne, tout comme c'est le cas dans les autres pays.

Rester ou partir, cette décision est du ressort de Google. Mais quelle que soit la décision de Google, cela n'empêchera pas le marché chinois de l'internet, qui compte 400 millions d'internautes, de continuer à grandir.

Google se prépare peut-être à partir. Ou peut-être hésite-t-elle encore. Mais quoi qu'il en soit, une chose est sûre : jamais la Chine n'acceptera de modifier ses lois ou réglementations sous la menace d'une société, quelle qu'elle soit.

Qu'une société américaine tente de faire changer les lois chinoises est aussi arrogant que ridicule. La Chine n'a nul besoin d'un Google politisé, ni de la politique selon Google.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Je trouve que vous exagérez sur cette société. Est-ce être politisé que de défendre l'anon...
Imaginez quelqu"un qui se fait inviter par ses voisins, qui prend chez eux du thé, ma...
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
La Chine a publié une interprétation juridique relative à des différends liés aux investissements étrangers
Chine: aucun lien entre lait en poudre et puberté précoce
Les travailleurs chinois à l'étranger rencontrent trois difficultés dans la défense de leurs droits et intérêts légitimes
L'appartenance de la Chine au pays en voie de développement ne doit pas être ignorée ni démenti
Le pays qui pense « promouvoir ses relations publiques » est obligé de s'infliger de durs exercices pour améliorer ses qualités naturelles
L'équilibre entre le travail et la vie constitue le moteur des forces productives
Les images d'une évacuation musclée de squatteurs suscitent une polémique qui montre l'échec de la nouvelle politique française d'immigration