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Français>>OpinionMise à jour 12.03.2010 13h11
La Chine doit-elle déplacer ailleurs le « Made in China » ?

Lorsque vous allez à l'étranger vous pourrez alors remarquer que les produits portant la marque « Made in China » remplis presque tous les centres commerciaux, les magasins et les boutiques. Le « Made in China » permet ainsi aux consommateurs du monde entier d'acheter des objets et des produits utiles et peu couteux et contribue en même temps à la croissance rapide ces dernières années de l'économie chinoise et à la création de beaucoup d'emplois.

Toutefois, à l'heure actuelle, les entreprises manufacturières chinoises rencontrent des difficultés et des problèmes qui viennent d'elles-mêmes : elles sont confrontées non seulement à des pressions internes dues au coût de la main-d'œuvre en constante hausse, à la surcapacité de production, à la pénurie de matières premières ainsi qu'au problème de la protection de l'environnement, mais elles doivent en plus faire face à des défis venus de l'extérieur, dont notamment le marasme continuel des marchés étrangers dont les demandes ont beaucoup diminué ces derniers temps ainsi que l'augmentation des cas de frictions commerciales, et c'est pourquoi leur avenir est fort préoccupante et inquiétante. A cet effet, quelle position prendre et quel chemin choisir, c'est à elles-mêmes d'en décider !

Dernièrement, la Banque mondiale a suggéré à la Chine de prendre son parti en déplaçant encore plus de ses industries manufacturières en Afrique. Le quotidien économique et financier britannique « Financial Times » vient de publier un article dans lequel il est indiqué que la Banque mondiale et le gouvernement chinois ont entamé des discussions sur l'établissement en Afrique de zones industrielles et d'usines à bas coût de revient.

On peut dire que les marchés africains constituent pour les industries manufacturières chinoises des marchés idéaux. Possédant de la main-d'œuvre bon marché, l'Afrique est elle-même un colossal marché alléchant et séduisant. D'après les statistiques établies, un grand nombre de produits chinois, dont vélo, motocyclette, téléviseur et textile, sont très demandés sur le continent africain qui est tellement éloigné. Pour attirer et séduire les entreprises chinoises afin qu'elles viennent investir en Afrique, les pays africains appliquent successivement une série de mesures politiques préférentielles d'appel aux investissements. Comparé à la simple façon de faire en important de l'Afrique des matières premières et en y exportant des produits chinois, aller vers l'Afrique en lui apportant des investissements pourra encore mieux produire une bonne impression sur les pays africains.

Certainement, on ne doit également pas négliger et sous-estimer les facteurs défavorables. Tout d'abord, vu de la situation générale, la sécurité publique n'est pas tellement assurée dans certains pays africains, ce qui fait que l'environnement d'investissement est relativement instable et fragile et on peut y rencontrer à tout moment toutes sortes de risques et d'incertitudes et c'est justement la raison qui fait que pas mal de sociétés multinationales américaines et européennes se montrent prudentes et réticentes envers l'Afrique et au lieu d'elle, préfèrent choisir d'autres pays, tels que le Mexique et le Vietnam, pour y installer et établir leurs usines. D'autre part, compte tenu d'autres facteurs, dont la politique de la main-d'œuvre et l'habitude de travail, il n'est pas sûr que le coût de revient global de l'investissement en Afrique soit aussi bas.

Malgré qu'il existe effectivement des risques, on ne peut nier l'évidence que l'investissement en Afrique pour y construire des usines permettra aux entreprises chinoises de transférer ailleurs leur surcapacité de production et de s'engager dans une voie pour développer et étendre leurs activités dans les marchés locaux. Inspur, une entreprise IT (Information Technology) spécialiste en création de site internet chinois, a annoncé il y a déjà un an qu'il envisage de se retirer du marché d'ordinateurs de l'intérieur du pays et de transférer la production et la vente de ses produits qui ne sont pas compétitifs sur le marché chinois dans les régions moins développées de l'Afrique et de l'Amérique du Sud. Un responsable concerné d'Inspur a dit : « Maintenant, nos produits s'écoulent facilement ! ». Et c'est justement pour cette raison que certains départements concernés du gouvernement et certaines entreprises tournent leurs yeux vers le marché africain. Vu d'une entreprise elle-même, pour qu'elle puisse survivre et se développer, il est peut-être nécessaire pour elle d'explorer une nouvelle voie en s'introduisant sur le marché africain tout en adoptant la modèle « combinaison de la production et de la vente » et en procédant à l'assimilation locale. Mais, de l'angle de vu de l'ensemble du pays, il est irréaliste pour le moment de parler de déplacer ailleurs le « Made in China ». Le nœud du problème ce n'est pas « Faut-il le déplacer ? » ou bien « Le déplacer où ? », c'est en fait « Que deviendrons-nous et qu'est-ce que nous ferons après l'avoir déplacé ? ».

Les données statistiques concernées montrent que les industries manufacturières chinoises représentent le tiers des agrégats du PIB chinois et 90% du volume global des exportations chinoises. Mais, elles sont pour la plupart des entreprises de transformation manufacturière à faible valeur ajoutée et elles appartiennent à l'industrie à haute intensité de travail qui occupe une grande quantité de main-d'œuvre. Dans le cas où nous déplaçons ailleurs ces entreprises à haute intensité de travail, alors comment faut-il régler le problème de la main-d'œuvre qui n'aura plus d'emploi ?

Des années auparavant, les entreprises multinationales européennes et américaines ont transféré successivement ailleurs, dont principalement en Chine et en Inde, leurs usines et leurs organismes de service. Bien qu'elles aient maintenu dans leur pays respectif la recherche et le développement d'aval ainsi que la production et la vente, mais, leur façon d'agir a quand même provoqué la critique et la désapprobation des syndicats et des organisations de travailleurs ainsi que de certains parlementaires. Comparaison faite avec cela, en Chine, les capitaux, l'industrie à forte intensité technologique et l'industrie de service ne sont pas assez développés, c'est pourquoi il manque une « base » et la faisabilité pour parler maintenant du transfert de nos industries manufacturières.

Néanmoins, l'eau s'écoule toujours vers le bas et compte tenu du processus de l'intégration économique mondiale, les fonds et les capitaux dans le monde sont toujours à la recherche des marchés émergents en plein essor, alors que le partage de travail et le transfert des industries sont une tendance irrésistible et irréversible et cela est une réalité à laquelle le Made in China ne peut pas et cela est une réalité à laquelle le Made in China ne peut pas se dérober. En réalité, avec la hausse du coût de la main-d'œuvre et des matières premières chinoises, certains capitaux étrangers commencent à réfléchir s'il leur est favorable et bénéficiaire de continuer à maintenir en Chine leurs industries manufacturières, tandis que les pays qui ont émergé après la Chine, dont le Mexique, le Vietnam et l'Inde, attirent de plus en plus de capitaux étrangers qui vont vers eux pour investir et établir des usines. Les indices qui montrent que les entreprises multinationales sont prêtes à déplacer leur production de la Chine vers d'autres pays constituent un grand défi pour la Chine dont la position d'usine mondiale est ébranlée et une réalité dont le Made in China ne doit en aucun cas ni négliger ni sous-estimer..

Il est important pour nous de comprendre que le manque de compétitivité clé est à l'origine des difficultés et des problèmes que les industries manufacturières chinoises rencontrent actuellement. La plupart de nos entreprises manufacturières sont en fait des usines de montage et d'assemblage qui utilisent les technologies clé et les pièces accessoires venues de l'étranger et qui lui appartiennent et c'est la raison pour laquelle elles se trouvent à la queue de la chaîne de la valeur industrielle. Dans le cas où nous n'améliorons pas notre capacité de compétitivité et n'augmentons pas la valeur ajoutée, et continuons à procéder à l'extension extérieure à bas niveau, le destin du Made in China sera le même quelque soit l'endroit où nous le transférons, car le déplacement et la dérobade ne servent à rien et ne peuvent régler le problème à fond. Par conséquent, que ce soit sur le plan de la politique ou sur l'orientation de l'opinion publique, au lieu d'encourager le transfert du Made in China, il est préférable pour nous de faire des efforts pour procéder à sa réorganisation, à sa montée en génération et à l'amélioration de sa capacité compétitive. Cela sera la seule issue pour le Made in China de sortir de l'impasse.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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