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Français>>OpinionMise à jour 11.03.2010 13h23
Polémique en France après le passage dévastateur de la tempête Xynthia

Une cérémonie religieuse s'est déroulée le 7 mars dans l'après-midi en la cathédrale Notre-Dame de Paris en mémoire des cinquante trois victimes tuées par la violente tempête Xynthia qui s'est abattue sur la France une semaine plus tôt. La vive polémique soulevée par l'opinion publique française au sujet de la planification de l'aménagement des régions côtières se poursuit et l'attention fiévreuse et échauffée qu'on lui accorde ne cède en rien à l'intérêt qu'on porte aux élections régionales en France qui atteignent leur paroxysme et aux candidats qui se préparent pour battre leurs adversaires au sprint. La terrible tempête est effectivement une calamité naturelle, mais après son passage, un grand nombre de problèmes et de défauts ont été dévoilés, dont principalement la défense contre les désastres et les catastrophes et l'urbanisme, lesquels ont profondément choqué et bouleversé le public français et le Président de la République Nicolas Sarkozy a déclaré lui-même que ce sont des choses « inadmissibles ».

Déjà en 1995 du siècle dernier, le gouvernement français a adopté le « programme de défense contre les désastres » qui vise tout particulièrement la protection contre les inondations et les crues, mais jusqu'à l'année dernière, seulement 7.600 communes et bourgs du pays ont appliqué concrètement le programme, ce qui est de loin inférieur au nombre des 12.000 communes et bourgs qui devaient l'appliquer. Ce qui est inexplicable, c'est que durant la période allant de 1999 à 2006, près de cent mille nouvelles maisons ont été construites dans des endroits et des lieux susceptibles d'être « inondés et immergés ». Selon les estimations de spécialistes en la matière, un tiers des villes côtières françaises sont sous la menace d'inondation et de submersion, alors que plus 5,1 millions de personnes en sont concernées. Parmi les victimes de la tempête Xynthia, la plupart, plus précisément huit à neuf sur dix, habitaient dans des maisons construites au bord de la mer qui ont été englouties par les flots. Et tout juste peu de temps auparavant, des habitants littoraux ont intenté un procès contre les autorités concernées qui prévoyaient d'augmenter la hauteur des digues de protection contre les flots et la raison qu'ils invoquaient c'est que cela gênerait leur vue sur la mer.

En France, certains internautes ont fait preuve d'un « humour noir » en ligne en donnant les explications suivantes : « Le bon Dieu a porté un ‘coup juste et précis' aux Français qui nourrissent une passion collective insensée pour certaines activités vacancières. » et ils indiquent surtout deux activités, à savoir le ski sur neige en hiver et le bain de soleil sur la plage en été. Et cette fois-ci, lors du passage de la tempête Xynthia en France, les endroits les plus touchés sont la station de ski qui se trouve dans les Pyrénées dans le sud du pays et les lieux de villégiature situé sur le bord de l'Atlantique.

Depuis le dix neuvième siècle, le bronzage sur la plage en été est devenu pour les Français une « marque de la vie aisée et décente ». La possession, ou même la location d'une maison donnant la vue sur la mer, que ce soit une villa ou n'importe quelle habitation, est le rêve ardent de la plupart des familles françaises. Etant donné qu'en France, l'industrie et le commerce sont hautement concentrés à Paris et dans les autres grandes villes, c'est pourquoi pour les régions montagneuses et les régions littorales, l'immobilier et le service dus à l'économie vacancière sont devenus pratiquement pour ces régions l'unique soutien de du développement de leur économie et de la prospérité locale. Dans ce contexte-là, la construction d'habitations sur les côtes a tendance à se développer de façon frénétique et acharnée et les gens, ne tenant aucun compte des risques, se rivalisent d'ardeur dans une course aveugle pour ce genre de constructions. Un rapports officiels publiés ces dernières années indique qu'en France, la ligne littorale de construction ‘avance' vers la mer et gagne sans cesse du terrain. Le danger de construction de maisons dans les endroits menacés est en fait du simple bon sens de n'importe qui, mais une fois que la cupidité et l'avidité aveugle les gens qui perdent leur raison et qui sont privé de leur bon sens et cela sème les germes du malheur.

En France, tous les matériaux de construction, que ce soit la brique ou le bois, sont placés sous le contrôle rigoureux des autorités concernées des communes et des bourgades qui accordent sur vérification le « permis de construire ». Toutefois, les « sentiments humains » jouent souvent leur rôle dans la réalité et parfois le contrôle administratif n'est pas tellement sérieux et sévère. Après le passage de la tempête Xynthia, certains représentants locaux concernés mis en cause expliquent et se justifient ainsi : « Dans la plupart des cas, en accordant le permis de construire, le maire respecte les règles établies et mises au point par l'Etat et peut-être qu'elles ne sont pas tellement rigoureuses. ». La Secrétaire d'Etat française à l'écologie Chantal Jouanno a déclaré récemment que le gouvernement doit durcir désormais les règles de construction en zones inondables ainsi que les restrictions concernant l'interdiction de construire dans ces zones et aux alentours des digues. Elle a insisté sur l'importance de l'application « ferme et rigoureuse » de ces règles et de ces interdictions.

Ce qui mérite d'être évoqué c'est le système français de la « compensation-assurance sur les calamités naturelles ». D'après ce décret sur l'assurance approuvé en 1982, les personnes et les entreprises victimes de la présente catastrophe obtiendront une indemnité de pertes imprévues d'un montant total de 1,2 milliard d'euros, ce qui sera alors la note la plus chère à payer par les assurances depuis l'année 1999 et celles-ci se sont engagées à payer le plus tôt possible et à fournir tout service voulu. D'après l'opinion publique française, comparé aux installations des travaux publics et au système de défense contre les calamités naturelles, qui sont en fait faibles et fragiles, le réseau d'assurance puissant et efficace établi en France depuis des dizaines d'années rassure et tranquillise encore plus la population.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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