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Français>>OpinionMise à jour 05.02.2010 13h59
Pourquoi est-on toujours pousser par ses « besoins matériels » ?

Esclave de la voiture, esclave du logement, esclave de l'enfant ……, derrière cette nouvelle génération d'appellation se trouve dissimulée l'idée sur le bonheur. Qu'est-ce que c'est que le bonheur ? Comment l'obtenir ? Sur la balance du bonheur, de quelle façon faut-il placer le poids matériel et le poids spirituel ? Les réponses données à toutes ces questions décideront si l'on pourrait oui ou non jouir du « bonheur ».

Le choix du bonheur concerne lui-même et non pas autre chose. La raison pour laquelle on choisit la gloire, la joie et l'intelligence, c'est parce qu'on est convaincu qu'avec ces choses-là, on pourra acquérir le bonheur. Personne au monde ne désire se prétendre être un « esclave ». Les choix de l'achat d'une voiture privée, de l'achat d'un logement et de l'enfantement reflètent en fait le désir du bonheur et non pas le malheur d'être réduit à la servitude.

Toutefois, la réalité c'est que souvent on est « assujetti » à son choix. L'esclave fait tout pour se tenir sous le joug de sa voiture, de son logement et de son enfant …… et c'est à ce moment-là qu'on doit peut-être réfléchir à la question suivante : Qu'est-ce qui se passe en fait pour qu'on ait la malchance d'attraper le « rhume du bonheur » ?

Taper sur le clavier pour calculer et la peine qu'on ressent est due à ses « besoins matériels », c'est-à-dire à des considérations matérielles et on peut dire que cela est une sorte de souffrance matérialisée : on simplifie le bonheur en le considérant seulement comme des mètres carrés d'habitation, comme le lait en poudre de grande marque, comme une école pilote ou bien comme les roues d'une automobile qu'on conduit soi-même et qui avance lentement dans un flot ininterrompu de voitures.

Dans la période de la transition économique, peut-être qu'on a des ennuis et des embarras dus à toutes sortes de coût de revient élevés ou bien à certains problèmes irrationnels et inéquitables de la structure sociale qui l'obligent à devenir un « esclave », mais lorsqu'on aliène sans aucune hésitation le moyen de déplacement en le considérant comme un poids reflétant le statut social, lorsqu'on excite, attise et aiguillonne la « culte au logement ou bien lorsqu'on intensifie l'éducation de l'enfant en exigeant plus de lui à chaque reprise, a-t-on réfléchi qu'il est reflété dans tout cela un secret désir de son for intérieur : le logement peut aider son esclave à « conquérir » symboliquement la ville tandis que l'enfant supporte la soif de son esclave de réussir. Les flots des désirs matériels débordent la digue spirituelle et l'on oublie de lever la tête pour contempler le ciel parsemé d'étoiles, de consulter secrètement son for intérieur et de réfléchir à la source véritable du sentiment de bonheur.

En réalité, les soucis et les préoccupations de l' ‘esclave' concerne surtout son bonheur. Il est apparu dernièrement dans la société chinoise une nouvelle expression, à savoir « 裸婚 » (Mariage dénudé), qui signifie que lorsqu'on se marie, on n'achète ni logement, ni voiture, qu'il n'y aura ni cérémonie de mariage, ni voyage de lune de miel et que seulement le couple rendra visite aux parents avant d'aller se faire inscrire pour obtenir le certificat de mariage. Il est possible que le « mariage » soit enveloppé de toutes sortes de besoins matériels, dont cadeaux de fiançailles, robe nuptiale, banquet de mariage, logement, voiture, mobilier, … etc., et tout cela crée un couple d' « esclaves matrimoniale ». Si l'on interprète le sens du mot « esclave » comme le reflet du sentiment d'incapacité devant la matérialisation du bonheur, le mot « nu » est alors l'épanchement de ce genre de sentiment, c'est-à-dire que sur la balance du bonheur, il faut enlever le poids matériel.

En réalité, la matière et le bonheur présentent parfois une proportion inverse. Des statistiques montrent qu'aux Etats-Unis, le taux morbide de la dépression est dix fois supérieur maintenant par rapport aux années 60 du siècle dernier, et qu'en Grande-Bretagne le nombre des gens qui ressentent le bonheur est de 36% en 2005 contre 52% en 1957, alors que dans ce laps de temps le revenu des habitants de ces deux pays a augmenté de plusieurs fois.

Peut-être que ce genre de phénomène est dû à la grande abondance matérielle qui au contraire va à l'encontre à la valeur de principe qui dit qu'il faut « satisfaire les besoins de l'existence et du développement » et qui présente certains signes symboliques : symbole de la capacité, marque de la réussite et source du sentiment de satisfaction. Par conséquent, la matière est devenue la seule source du bonheur et elle est devenue en même temps l'unique critère pour évaluer le degré de bonheur. Les biens matériels représentent tout et ils sont même le symbole du statut social et le soutien de la vie spirituelle, et c'est ainsi que la science est instrumentalisée, l'art commercialisée et le sentiment mercantilisé.

Mais tout ne peut pas être exprimé par des chiffres froids et glacés. Par exemple, le sentiment de l'amour et de l'attendrissement que l'on ressent pour un bébé qui dort dans ses bras peut-il être calculé ? Le sentiment de satisfaction et de réconfort que l'on ressent en observant de loin la petite lumière qui brille chez soi peut-il être calculé ? Et même le sentiment que l'on ressent en écoutant le CD dans la voiture lors d'un embouteillage ainsi que celui que l'on ressent en conduisant la voiture qui roule rapidement pour rentrer chez soi …… tout cela peut-il être exprimé quantitativement avec des calculs utilitaires et mercantiles ?

Le philosophe grec Aristote (384 à 322 Av. J.-C.) a dit : « Savoir oui ou non savourer le bonheur dépend seulement de la spiritualité de chacun. » et cela est un avertissement utile donné aux gens qui aspirent au bonheur. Le sentiment de bonheur que chacun éprouve dépend à la fois de toutes sortes de « conditions survenues » de création sociale et de la constitution active en son for intérieur. Dans l'enseignement supérieur, il y a le « cours du bonheur » -- la psychologie active qui est très appréciée des étudiants, alors que l'idée selon laquelle « le bonheur doit être la combinaison de la joie et du sens » est également appréciée par un grand nombre de gens. Le « cours du bonheur » doit être un cours obligatoire que tout le monde doit suivre pour pouvoir connaître le bonheur et jouir de lui dans la vie.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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