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Français>>OpinionMise à jour 14.01.2010 14h06
Les Chinois sont-ils des « fanatiques de travail » ?

Les jours fériés, chômés et payés constituent la source de bonheur des salariés, car pour eux qui exécutent et répètent jour après jour le même travail monotone, les jours de congé sont des moments qui leur permettent de se détendre, de se délasser et de relâcher et leur corps et leur esprit et ils profitent de ces instants pour faire du shopping, pour se précipiter vers les boutiques de marques pour y faire des achats ou bien pour fuir le bruits insupportables des grandes villes en se cachant dans de petites fermes agricoles de la banlieue où ils peuvent admirer la pleine lune le soir et siroter du jus ou du vin de riz tout en savourant le calme et la tranquillité de la nuit et à ce moment-là, ils ne peuvent s'empêcher de soupirer : « C'est cela, la vraie vie ! »

A travers le choix de la façon pour passer les vacances, il est facile de s'apercevoir du goût de chacun dans la vie. Certains aiment le déplacement et chaque année, sac au dos, ils entreprennent un voyage à pied, ou bien ils se déplacent en voiture avec leur famille et renoncent au confort des hôtels à étoiles en leur préférant des auberges campagnardes où ils n'ont qu'à dépenser des dizaines de yuans pour y être hébergés toute une nuit. Pour eux, se faire des amis tout en parcourant le chemin est une autre grande joie en dehors de l'admiration des paysages. Certains autres sont enclins au calme et à la nonchalance. Il suffit d'un livre, du café et de la musique pour qu'ils puissent passer le temps et se délecter joyeusement toute une journée. Bien que leur corps est resté sur place, mais ils font voyager leur esprit et vagabonder leur imagination. D'autres encore préfèrent se reposer en dormant. Les vacances sont pour eux sont pour eux des instants propices pour tuer le temps en languissant, en paressant et en fainéantant dans leur lit et ils font tout pour récupérer le sommeil perdu de six mois. Et encore d'autres qui aiment les plaisirs de la table et l'odorat de leur nez devient une boussole qui leur conduit vers les lieux et les endroits où il y a des mets savoureux.

Naturellement, certains autres sont habitués au travail dans lequel ils trouvent de la joie et du plaisir. Pour eux, les jours de congé ont un sens vague et seul le travail constitue pour eux la source d'énergie. Ils ont l'habitude de travailler le jour du Noël, de faire des heures supplémentaires le jour de l'An et d'être de service pendant la Fête du Printemps. Et il semble même pour eux que se rendre au cinéma pour voir un film le jour du Saint Valentin est une prétention excessive et exagérée. Peut-être que tu penses que ce genre de vie à cadence accélérée est quelque chose de pitoyable et de déplorable qui inspire pitié et compassion, mais sais-tu que celui que tu plaints et prend en compassion y trouve du bonheur, de la satisfaction et du plaisir, car considérant que c'est la tâche qu'il doit accomplir et animé d'un esprit au dévouement au travail il se sent dynamique et plein d'énergie et ne pense qu'à faire de son mieux.

J'ai passé le Noël de cette année à Londres en Grande-Bretagne et j'ai eu l'occasion de faire personnellement et particulièrement l'expérience des expressions « bourreau de travail » et « fanatique de travail ». J'apprécie fort l'attitude des Anglais pour les jours fériés et chômés. Le 25 décembre à Londres, le métro et les transports publics cessent leur activité et toutes les boutiques, tous les magasins et toutes les banques ferment leurs portes. Il est heureux pour moi que mon hôtel dispose d'un restaurant qui reste ouvert, sinon je ne sais pas où trouver un endroit pour satisfaire mon appétit. Même dans ce cas là, je distingue parfois dans le noir la silhouette d'un certain « mordu de travail ».

Ce jour-là vers quatre heures de l'après-midi, je me promène dans la rue d' Oxford. En passant devant des boutiques fermées, j'ai remarqué à travers les vitres des gens qui s'affairent et je pense qu'ils font des préparatifs pour le lendemain. Le jour tombe, je rencontre dans les coins de rue des marchands ambulants frissonnants et grelottants qui frottent leur nez rougis par le vent glacial. Mais en voyant des passants qui s'arrêtent devant leurs étalages, ils n'oublient pas de leur présenter tout souriant leurs meilleurs vœux de bonne année.

Rentrée à mon hôtel et montée à ma chambre, j'ai remarqué qu'une Anglaise occupe l'autre lit. Elle me dit qu'après avoir achevé sont travail je jour du Noël, elle n'a pas pu rentrer chez elle en raison de la suspension d'activité du transport en commun, ce qui l'oblige à passer la nuit dans l'hôtel, car elle doit se lever tôt le lendemain pour aller à son travail. Mon hôtel reste ouvert toute la nuit et j'entends des employés qui s'affairent joyeusement dans la cuisine. Quelques instants après, Ils vont dans toutes les chambres occupées pour apporter aux clients des puddings comme cadeaux de Noël que l'hôtel offre gratuitement à ses clients.

A Beijing, capitale de la Chine, l'atmosphère n'est pas la même : le métro et les transports publics fonctionnent toute l'année, les boutiques, les magasins et les centres commerciaux s'ouvrent tous les jours, même les jours fériés et pendant les vacances et les rues sont toujours animés et bondées de monde ……, et il semble que le repos est inconnu dans cette ville qui a l'habitude de mouvoir sans arrêt comme le moteur perpétuel. Pendant la Fête du Printemps, tous les moyens du transport en commun, y compris le métro, non seulement ne suspendent pas leur activité, au contraire, ils fonctionnent plus longtemps qu'à l'ordinaire et les employés du secteur sont dépêchés en grand nombre sur place pour assurer l'ordre et la sécurité. Si l'on désire suspendre le métro pour rentrer chez soi pour y passer la fête, il faut d'abord demander aux habitants s'ils l'acceptent !

Dans chaque pays où je passe, j'observe attentivement le comportement des habitants locaux envers le travail et j'ai remarqué que dans les pays développés de l'Europe septentrionale comme dans les pays africains beaucoup plus arriérés, on s'adonne au travail, mais on ne travaille pas à l'excès. On cesse le travail au moment voulu et se repose les jours de congé, et même les chauffeurs de taxi observent scrupuleusement le système de travail de huit heures.

Comparaison faite avec la Chine, on peut vraiment dire que les Chinois sont des « mordus de travail », des « fanatiques de travail » ou bien pour dire plus exactement, des « bourreaux de travail ». Que ce soit les jours fériés et chômés, les jours de repos ou bien les vacances, il y a toujours des gens qui restent à leur poste de travail pour assurer le bon fonctionnement des systèmes publics. Que ce soit volontairement, obligatoirement ou bien de façon contrainte et forcée, tout le monde en Chine accepte la vérité suivante : les longues vacances ne font jamais le bonheur, la joie et le bien-être de tous.

Il est difficile de conclure sur ce point-là et on ne peut pas affirmer que c'est une bonne chose ou une mauvaise chose. Vu des intérêts d'ensemble de la société, il est tout à fait naturel qu'on considère que les « fanatiques et bourreaux de travail » sont utiles et font de bonnes choses. Mais en ce qui concerne chaque individu personnellement, lorsqu'il jouit des facilités procurés et du bien-être apporté à lui par les « bourreaux de travail », il doit également assumer son devoir et sa responsabilité en cas de besoin : lorsque c'est à son tour de sacrifier ses jours de repos ou de vacances, il ne doit jamais dire « Non, je ne peux pas. »

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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