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Français>>OpinionMise à jour 18.12.2009 10h26
Le développement humain : l'élément essentiel pour toutes les mesures écologiques

Le développement humain demeure la principale priorité de la Chine, bien qu'on vise une économie à faible émission de carbone qui serait un endroit où les gens pourront puiser dans leur plein potentiel dans les 10 à 20 prochaines années, ont indiqué les experts chinois.

Un stand sur l'investissement en matière des ressources humaines a été mis en place lors d'un événement consacré à la Conférence de Copenhague sur le changement climatique, en vue de la publication mardi prochain des principales conclusions du Rapport de la Chine sur le développement humain 2009/10 (China Human Developpement Report 2009/2010).

Le rapport, qui sera publié dans son intégralité au début d'année prochaine, requiert que le développement humain soit pris en considération pour le développement d'une économie à faible taux de carbone.

Il affirme que «le développement humain devrait permettre aux gens de mener une vie saine et décente, d'avoir une éducation et d'avoir leur mot à dire dans le processus de décision politique ».

Cela ne se traduit pas uniquement par la croissance du PIB, selon le rapport.

Zou Ji, le professeur à l'Université Renmin et l'auteur principal du rapport, a déclaré que plus de 700 millions de personnes en Chine ont une vie de qualité inférieure aux normes requises.

« Ils n'ont pas de toilettes à chasse d'eau et ils n'ont même pas d'eau de robinet propre. Nous avons donc encore besoin de l'urbanisation, a-t-il dit.

Plus de 270 millions de Chinois n'ont pas accès à un approvisionnement adéquat en eau potable, selon le rapport.

La Chine a indiqué à la fin de novembre qu'elle visait à atteindre 40 à 45 % de l'intensité en carbone d'ici 2020 par rapport au niveau de 2005.

« Les efforts visant à réduire les émissions de carbone ne devraient pas couter un prix qui fasse souffrir notre économie nationale et en fasse pâtir nos agriculteurs », a indiqué Zou.

Le gouvernement chinois pourrait facilement adopter des réductions plus importantes, mais cela risque d'appauvrir la population, a-t-il dit.

«La Chine pourrait atteindre toute seule les objectifs qu'elle vient d'émettre, mais si certains pays industrialisés demandent plus de restrictions, elle se doit de fournir le financement et la technologie nécessaire», a-t-il dit en ajoutant que ceux qui ne proposeront pas de réductions eux-mêmes n'ont pas le droit de demander à la Chine à mettre en place davantage de mesures restrictives.

« La Chine dispose des moyens pour investir davantage dans l'élaboration et l'application de la technologie du CCS (le captage et la séquestration du C02), mais ce même argent pourrait aussi servir à améliorer le niveau de vie des personnes qui vivent très pauvrement».

« La Chine a besoin de l'urbanisation pour que les gens aient des maisons plus solides, qui ne s'écroulent pas pendant les séismes. Elle a besoin de construire des routes, des centrales électriques, des canalisations d'eau et des usines de traitement des déchets pour sa population», a-t-il dit.

Même pour répondre aux besoins fondamentaux de sa population en matière des vêtements et de la nourriture, du logement et du transport, la Chine devrait connaître nécessairement une augmentation des émissions de carbone, a indiqué Zou.

« La Chine n'a pas assez de coton pour fabriquer des vêtements 100 % coton pour chaque personne, donc elle a besoin des fibres synthétiques qui proviennent du raffinage du pétrole, le processus qui génère des émissions du CO2. La Chine n'a pas assez de nourriture biologique pour nourrir la population, elle a besoin d'engrais chimiques qui proviennent aussi du raffinage du pétrole, a-t-il dit.

Le rapport mentionne également que la Chine s'est engagée à réduire l'intensité en carbone de 40 à 50 %, et cette augmentation sera également marquée par une forte augmentation des investissements supplémentaires pour l'effectuer.

« Cela va coûter au pays 30 milliards de plus pour atteindre l'objectif de 45 %, et 80 à 90 milliards de dollars pour atteindre l'objectif de 50 % », a indiqué Zou, en ajoutant que si la Chine va dépenser plus d'efforts pour atteindre cet objectif, il sera toujours à sa portée.

L'augmentation des revenus et le développement humain dans son ensemble vont générer une plus forte consommation d'énergie et une augmentation des émissions de carbone, mais ces émissions vont baisser avec la mise en œuvre des innovations technologiques et un mode de vie plus durable.

Zou a énuméré au total 60 technologies dont la Chine aurait besoin de la part de la coopération internationale pour la réduction des émissions, par exemple le CCS, les générateurs de l'énergie nucléaire de quatrième génération, les technologies de stockage de l'énergie à haute efficacité, les véhicules électriques et les réseaux intelligents.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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