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Français>>OpinionMise à jour 12.11.2009 14h56
France : réchauffement timide de l'industrie, mais beaucoup de soucis encore

L'Institute National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) vient de publier le 10 courant des données qui montrent qu'au cours du troisième trimestre de cette année, la valeur de la production industrielle de la France a augmenté de 2,9% par rapport au trimestre précédent, ce qui annonce un léger réchauffement de l'industrie française. Mais au mois de septembre, cette valeur a connu un recul de 1,5% par rapport à août et c'est un désastre plus grand que prévu. D'autre part, le taux de chômage toujours élevé continue à exercer une pression relativement grande sur la production industrielle.

La valeur de la production industrielle française a connu au troisième trimestre par rapport au précédent la croissance la plus élevée de ces vingt dernières années, alors que la valeur de l'industrie de fabrication s'est accrue de 3,3%. La Ministre française de l'Economie, des Finances et de l'Emploi Christine Lagarde a déclaré le 10 novembre que la croissance record de la valeur industrielle est due à plusieurs facteurs, dont l'application du programme gouvernemental de stimulation économique, la dispersion des stocks des entreprises, l'amélioration de l'environnement du commercial international, … etc.

Toutefois, le nombre des chômeurs en France a dépassé les 2,55 millions, soit un taux de chômage de près de 10%, alors que l'Union européenne prévoit que ce taux atteindra 10,2% l'année prochaine en France. La consommation personnelle occupe une place relativement importante dans l'économie française, alors que la croissance du taux de chômage entraîne une réaction insuffisante de la consommation et réduit la force motrice de la production industrielle.

En réalité, il s'est déjà produit en septembre un indice d'une force décroissante dans la production industrielle française. La valeur de la production de l'industrie automobile, qui est considérée comme un important pilier de l'industrie de fabrication française a baissé énormément de 7,9% en septembre par rapport à août et c'était un facteur important qui a empêché une croissance plus grande de la valeur industrielle. Certains analystes se sont inquiétés de ce que le gouvernement français prévoit de diminuer dans de fortes proportions, l'année prochaine, les montants de la politique préférentielle dans l'achat de voitures et que les conditions deviendront ainsi beaucoup plus dures et plus rigoureuses, ce qui fera que la demande en voitures qui vient de croître dans de fortes proportions va chuter soudainement, ce qui produirait un grand effet néfaste sur la production industrielle.

Les perspectives des investissements dans la production industrielle française ne sont également pas optimistes. L'INSEE a publié le 10 courant un rapport d'enquête qui indique que selon les prévisions, les investissements dans l'industrie vont diminuer respectivement de 22% et de 3% au cours des deux années de 2009 et de 2010.

En dehors des 'soucis intérieurs', la production industrielle française doit faire face en outre à des ‘soucis extérieurs' dus à l'augmentation décroissante de l'économie au sein de l'Union européenne. La Commission européenne vient de publier un rapport sur les prévisions de la saison d'automne dans lequel il est indiqué que le PIB 2009 de l'UE et de la Zone d'euro connaîtra respectivement cette année une croissance négative de 4,1% et de 4,0% et qu'en 2010, leur économie connaîtra seulement une croissance de 0,7%.

Des analystes ont indiqué que le faible réchauffement de la production industrielle française durant la période d'avril à août de cette année est dû principalement à la grande chute de fin de l'année dernière et du début de cette année qui a beaucoup réduit les chiffres de base et il est tout à fait naturel dans ce cas là que la croissance devienne plus facile. Comparé au mois de février de 2008 avant la régression de la production industrielle, la valeur globale de l'industrie de fabrication française au mois de septembre demeure inférieure de 15,5%. Les départements français de contrôle économique reconnaissent que l'industrie française se trouve toujours dans la crise.

Des analystes déclarent que même si l'économie de l'Union européenne connaitraient l'année prochaine un certain relèvement, mais celui-ci produirait un effet retardé sur la reprise d'emploi, alors que le manque d'énergie de la croissance de la consommation continuerait peut-être à agir négativement sur les exportations françaises, ce qui exercerait une pression négative sur la croissance industrielle.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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