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Français>>OpinionMise à jour 12.11.2009 13h13
Les répercussions de l'affaire Jean Sarkozy

Le projet de nomination de Jean Sarkozy, un étudiant en deuxième année de droit âgé de 23 ans qui est le deuxième fils de l'actuel Président de la République française Nicolas Sarkozy, à la tête de l'établissement public d'aménagement du quartier d'affaires de la Défense (EPAD), premier quartier d'affaires européen, a suscité dernièrement une vive polémique dans toute la France.

Face à la tournure de cet événement, la Première Secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a réagi en accusant Nicolas Sarkozy de 'vouloir pratiquer l'autocratie', de 'prendre les pouvoirs les uns après les autres' et de 'tenter de contrôler les intérêts économiques', alors que l'opinion publique française pense en général que l'affaire Jean Sarkozy est le symbole du 'népotisme' et du 'favoritisme'. Un sondage montre que 64% de la population française considère que l'affaire est une mauvaise chose. Sous la pression de la puissante opinion publique, Jean Sarkozy qui poursuit ses études supérieures a décidé de renoncer à postuler à ce poste.

On peut dire qu'à un certain degré, cet incident reflète des problèmes profondément enracinés dans la société française. Et en premier lieu, c'est la dégradation de l'environnement politique en France caractérisé par l'affrontement farouche entre le parti au pouvoir et les partis de l'opposition, ce qui amenuise considérablement la réputation et le prestige des chefs politiques. Lors de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac, qui était alors le Président de la République, n'avait obtenu seulement que 20% des voix au premier tour, tandis que son principal adversaire Lionel Jospin, candidat socialiste à la présidentielle, n'en a remporté que 16%. En 2007, Nicolas Sarkozy a remporté seulement 31% au premier tour de l'élection présidentielle et maintenant, à plus de la moitié de son mandat, les sondages indiquent que 54% des Français ont répondu par ‘mauvais' ou ‘assez mauvais' quant à ses réalisations politiques, seulement 19% souhaitent qu'il exerce une plus grande influence dans la vie politique tandis que 74% ont exprimé une idée tout à fait contraire.

A l'heure actuelle où l'économie connaît le marasme et la régression et où le taux de chômage maintient constamment un niveau élevé, la mauvaise situation pèse gravement et lourdement sur le sentiment de toute la société française. La crise financière internationale a produits ses effets néfastes sur la France où l'économie a connu, avant le deuxième trimestre de cette année, une croissance négative durant quatre trimestres consécutifs. Pour le moment, bien qu'il est apparu en France un certain indice au relèvement économique, mais celui-ci est très faible et très fragile. D'après les statistiques établies, par suite de la diminution des recettes fiscales du gouvernement et de la croissance des dépenses publiques, le déficit public total durant les trois premiers trimestres de cette année a atteint 125,8 milliards d'euros, soit une énorme augmentation de 122% par rapport à la même période de l'année dernière. Le Ministère français des Finances prévoit que le déficit public de toute cette année s'élèvera probablement à 141 milliards d'euros. Calculé sur cette base-là, le déficit public représentera cette année en France 8,2% du PIB (Produit intérieur brut), ce qui dépasse de loin le 3% prescrit dans la « Convention de la stabilité et de la croissance » de l'Union européenne. Le marasme économique a apporté beaucoup de difficultés aux entreprises qui ont été obligées soit de déclarer la faillite, soit de déplacer leurs activités à l'extérieur et soit de procéder au licenciement en grand nombre des travailleurs et il est prévu que le taux de chômage atteindra cette année 9% en France. Parmi les chômeurs, à peu près le quart sont des jeunes et on apprend que cette année, 43% des jeunes diplômés ne pourront trouver un emploi. Devant cette situation catastrophique, il est tout à fait naturel que la ‘bonne chance' et la ‘veine' de Jean Sarkozy semblent quelque peu ‘choquantes' et ‘déplacées'.

La France est un pays qui prône la justice sociale et qui accorde beaucoup d'importance au bien-être de sa population. Mais ce genre de modèle social à mieux-être élevé est confronté actuellement à de graves défis. Le Président Nicolas Sarkozy applique à cet effet une réforme qui a donné jusque là un faible résultat, tandis qu'il est difficile de réajuster et de résoudre les conflits d'intérêt des divers milieux de la société et que les contradictions sociales s'aggravent de jour en jour. A l'heure actuelle, l'écart entre riches et pauvres augmente également en France où le revenu moyen des patrons des cinquante plus grandes entreprises françaises est à peu près 240 fois du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance). Les sondages démontrent que la plupart des jeunes Français âgés de 20 à 25 ans ont perdu confiance dans le modèle social de leur pays. Parmi eux, six pour dix pensent qu'ils vont chômer tôt ou tard, 64% ont l'intention d'aller à l'étranger pour y trouver du travail et pour y résider longtemps, environ la moitié croient que l'assurance sociale ne pourrait garantir leur vie de retraite ultérieur et qu'ils doivent à cet effet faire des économies et de l'épargne. Par quels moyens et comment poursuivre la réforme, voilà un sujet d'études important soumis au gouvernement français et aux divers milieux de la société française.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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