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Français>>OpinionMise à jour 09.11.2009 13h08
La vente par la France de 36 Rafale au Brésil connaît des difficultés

Le Ministre français de la Défense Hervé Morin s'est voulu rassurant le 3 novembre sur la vente de 36 avions de combat Rafale au Brésil en déclarant que celle-ci est "bien partie" mais pas encore "acquise" et qu'elle "sera acquise le jour où elle sera signée". Puis, il a ajouté que pour le moment il faut attendre l'appréciation et l'évaluation de l'Armée de l'Air brésilienne.

Le 2 octobre dernier, trois grands constructeurs aéronautiques, à savoir le français Dassault (Rafale), l'américain Boeing (F/A-18 Super Hornet) et le suédois Saab (Gripen NG), qui sont en compétition dans les négociations avec le Brésil pour lui vendre leurs avions de combat, ont présenté respectivement au gouvernement brésilien leur projet définitif de soumission. A l'heure actuelle, l'Armée aérienne brésilienne est en train de procéder à l'appréciation des soumissions présentées par les trois concurrents.

Selon des médias français, il était prévu au début que cette dernière devait remettre le 23 octobre au gouvernement brésilien les résultats de leur appréciation et évaluation, mais que cette date a été prorogée par la suite à la deuxième décade du mois de novembre.

Le 24 septembre, juste avant le moment où Dassault devait remettre à la partie brésilienne sa soumission définitive, deux avions de combat Rafale de l'Armée de l'Air française ont sombré dans la mer après avoir eu un choc lors d'un vol d'expertise. Cet accident a suscité une grande inquiétude de la part de l'Armée brésilienne qui a demandé à la France de lui permettre de participer à l'enquête sur l'accident. Des analystes français ont indiqué que ce dernier a apporté un nouveau facteur négatif au processus de la conquête de Rafale du marché brésilien.

La clé des négociations c'est le problème des prix.

Les médias français ont révélé dernièrement que les deux parties française et brésilienne ont passé auparavant un accord secret : le Brésil optera pour l'avion de combat français Rafale, alors que la France apportera son soutien à la candidature de Rio de Janeiro pour l'organisation des Jeux Olympiques. Bien que la France ait démenti officiellement ce marchandage, mais les médias français insistent en rapportant que le Président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva Lula a déclaré ouvertement sa ‘préférence personnelle' pour l'avion de combat Rafale.

Mais, le quotidien français « Libération » vient de révéler que l'Armée de l'Air brésilien, qui est chargée de l'appréciation des soumissions remises par les trois concurrents, n'est pas d'accord avec l'idée personnelle du Président. Tenant compte principalement du prix, elle s'oppose fermement à Rafale et soutient Gripen NG.

« Libération » a cité les paroles d'une personnalité bien informée qui a dit : « Les négociations sont très dures, car elles portent principalement sur le problème des prix. ». La partie vendeuse française a fait une offre de prix de 5 milliards d'euros pour les trente-six avions de combat Rafale, tandis que la partie brésilienne refuse l'offre à ce prix-là.


La France n'a aucune restriction quant aux transferts technologiques.

Bien que comparé au Gripen NG de la compagnie suédoise Saab, le Rafale français se trouve en position inférieure pour ce qui est de son prix, mais des spécialistes militaires français ont souligné qu'en dehors de son rayon de combat qui est grand et impressionnant, Rafale recèle une autre supériorité technique non négligeable : il est doté de deux moteurs, ce qui est une importante garantie de sécurité pour l'Armée aérienne brésilienne qui a besoin souvent d'effectuer des missions de vol au-dessus des forêts de l'Amazone et au-dessus de l'Atlantique.

D'autre part, un membre de la délégation française, qui participe aux négociations avec la partie brésilienne, a indiqué qu'outre ces avantages techniques, la partie française a déclaré qu'elle n'a aucune restriction quant au problème sensible des transferts technologiques. Les médias français ont évalué la situation en faisant remarquer que le gouvernement brésilien a exprimé sa préférence pour le Rafale en raison des transferts de technologie sans précédent concédés par la France, car cela est absolument une grande séduction pour le Brésil qui a toujours voulu posséder une industrie aérospatiale de défense qui appartient à lui-même.

Les médias français rapportent que dans l'accord conclu avec le Brésil, la partie française s'est engagée à procéder aux transferts technologiques, afin de permettre à celui-ci de procéder sur son territoire au montage et à l'assemblage de trente des trente-six avions de combat Rafale compris dans le contrat de vente, tandis que les six autres seront assemblés et montés par Dassault dans son usine établie à Mérignac, en France.

Mais ce qui embête les Français, c'est que leur concurrent américain puisse avoir aussi l'idée du transfert technologique et de faire à cet effet des concessions, ce qui compliquera les choses.

Par contre ce qui les rassure, d'après des analystes français en matière de la politique, c'est qu'en tant que pays émergent de l'Amérique du Sud, le Brésil éprouve de l'aversion et du ressentiment contre les Etats-Unis qui considèrent toujours cette région comme leur « arrière-cour » et cette raison politique pourrait peut-être aider la France dans sa vente au Brésil des avions de combat Rafale.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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