100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>OpinionMise à jour 12.10.2009 15h17
Le protectionnisme de l'UE contre la Chine s'aggrave et devient de plus en plus sérieux

Suite à la grave récession de la situation économique au sein de l'Union européenne (UE) due à la crise financière internationale, la protection commerciale de l'UE gagne de plus en plus du terrain et la Chine est devenue la plus grande victime des sanctions antidumping appliquées par celle-ci, rapporte www.chinareviewnews.com qui ajoute que ces derniers temps l'UE a lancé contre la Chine de nombreuses enquêtes anti-dumping dont le nombre a dépassé celles de tous les autres pays du monde et a rendu un verdict définitif sur cela, alors que le taux d'ouverture d'enquête et le degré de frappe de sanctions, rarement vu dans le passé, ont battu tous les records. Cela indique que le protectionnisme de l'UE contre la Chine s'aggrave et devient de plus en plus sérieux.

Le 24 septembre dernier, L'UE a décidé d'appliquer à l'encontre de la feuille d'aluminium importée de la Chine une taxe antidumping d'une durée de cinq ans et dont le taux s'élève à 30%, alors que le taux de la taxe antidumping adoptée à l'égard du même produit en provenance du Brésil et de l'Arménie est relativement beaucoup plus bas. Le même jour, l'UE a pris la décision de percevoir à l'encontre du tube en acier sans soudure de fabrication chinoise un impôt antidumping officiel d'une durée également de cinq ans et dont le taux atteint 39,2%. Depuis fin juillet dernier, l'UE ne s'est pas arrêtée de prendre des mesures antidumping contre les produits importés de la Chine et dans un laps de temps qui ne dépasse pas deux mois, huit enquêtes antidumping ont été lancées contre des produits chinois : bobine de fil d'acier, fil d'acier à tirer, sodium gluconate, câble en fil d'acier, moyeu en alliage d'aluminium, câble en acier, filé polyester élastique hautement résistant, … On apprend en outre que des entreprises allemandes de l'énergie solaire et des associations industrielles concernées se préparent respectivement à présenter à l'UE une demande d'enquête antidumping contre plusieurs produits en provenance de la Chine, tels que panneau solaire, mélamine, nitrite de sodium, carbonate d'ammonium neutre d'utilisation commerciale, chlorure d'ammonium d'utilisation industrielle, … etc.

La raison directe de la prise de mesures antidumping par l'UE à l'encontre des produits chinois est en fait due à l'élargissement continuel de la balance commerciale favorable chinoise qui fait que les entreprises européennes ont beaucoup de difficultés pour ‘résister et se défendre' contre la grande compétitivité des produits de fabrication chinoise. Au cours des huit années passées, du fait des prix hautement concurrentiels des produits chinois, les exportations chinoises vers l'Europe ont augmenté considérablement tandis que dans ce même laps de temps, le déficit du commerce de l'UE-Chine s'est accru de 3,5 fois. L'économie mondiale se trouvait, avant l'éclatement de la crise financière et économique internationale, dans un cycle de remontée de pente et la demande d'exportation européenne était alors dans un état de croissance grandissante et puissante qui lui permettait d'absorber le volume colossal des importations en provenance de la Chine. Mais avec la venue de la crise financière, l'Europe a connu un grave dépérissement et affaiblissement de ses exportations vers l'extérieur, mais étant donné que les importations chinoises constituent pour l'UE une demande rigide, c'est pourquoi il ne s'est pas produit un renversement irréversible quant à la tendance à l'augmentation continuelle du déficit commercial de l'UE à l'encontre de la Chine et le volume colossal du déficit commercial a commencé à devenir, pour le commerce Chine-UE, un ‘foyer' du mécontentement de l'UE et de ses membres à l'égard de la Chine.

Le contexte plus approfondi dans lequel l'UE adopte envers la Chine une telle attitude c'est que la crise économique a en réalité produit sur elle une ‘blessure vive et profonde' et que la crise financière éclatée en 2008 a fortement frappé et donné un coup dur à l'économie européenne qui a beaucoup et fortement régressé. Selon les données statistiques établies par la Commission européenne, durant le premier trimestre 2009, le taux de chômage pour les jeunes de l'UE a atteint 18,4% et 4,95 millions de jeunes travailleurs se trouvent involontairement privés d'emplois, soit une augmentation de près d'un million par rapport à la même période de l'année dernière. Au mois de juin dernier, le taux de chômage général s'est élevé à 9,4% dans la Zone d'euro et à 8,9% dans l'UE, ce qui a battu tous les records et est le niveau le plus élevé dans l'histoire de cette dernière. Ces derniers temps, bien qu'il est apparu un certain signe de relèvement de l'économie mondiale, mais selon les prévisions, le redressement économique de l'UE sera plus lent et en retard par rapport à celui de la Chine et des Etats-Unis.

D'autre part, la position et l'attitude adoptées par la Commission européenne quant au libre-échange ont pris une tournure fâcheuse en faisant marche arrière. Au sein de l'UE, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et les pays de l'Europe septentrionale appartiennent à la ‘fraction libérale', tandis que la France l'Italie, l'Espagne et la Pologne affichent une forte tendance au protectionnisme et que la plupart ces autres pays adoptent une attitude attentiste et opportuniste. La crise financière et économique a beaucoup altéré l'enthousiasme des masses populaires européennes pour le libre-échange et a au contraire grandement contribué à faire entendre la voix pour le protectionnisme. Face à la pression de la grande et puissante compétitivité des entreprises chinoises, l'Allemagne, qui promouvait et soutenait activement auparavant le libre-échange, commence à tourner casaque en donnant son appui à l'application de mesures en vue de restreindre le commerce avec la Chine. La Commission européenne, qui a été toujours la principale force de soutien et de défense du libre-échange, son Président José Manuel Barroso, pour gagner le soutien des pays membres, a retourné également sa veste en allant au-devant du désir des pays prônant le protectionnisme commercial, dont la France, l'Espagne, l'Italie et le Portugal quant au problème du commerce avec la Chine.

Ce qui doit éveiller également notre vive attention, c'est qu'il est probable que l'UE et les Etats-Unis agiraient conjointement en vue de freiner et d'empêcher la rapide croissance des exportations chinoises. Bien que la concurrence et le conflit existent également entre ces deux parties, mais face à l'émergence rapide des nouveaux marchés ayant à leur tête la Chine et l'Inde, il est fort possible que les Etats-Unis et l'Europe mettraient à côté leurs différends pour établir un ‘camp économique' leur permettant de protéger et de défendre leurs intérêts communs contre les défis lancés par les nouveaux marchés émergents. Le 23 juin dernier, tous les deux, ils ont ‘contre-attaqué' ensemble lorsque le gouvernement chinois a annoncé l'application de mesures de restrictions quant aux exportations de neuf matières premières d'importance stratégique, dont le tungstène (W) et l'antimoine (Sb).

Les exportations chinoises en Europe rencontreront dans le futur de plus nombreuses barrières commerciales et le protectionnisme de l'UE s'étendra et s'élargira sous de multiformes dans divers et différents secteurs. Il est fort possible qu'à la demande et à la sollicitation des milieux industriels, la Commission européenne déclenchera d'autres enquêtes antidumping contre la Chine et nous devons nous préparer à cette éventualité. D'autre part, la Chine doit faire face non seulement aux mesures traditionnelles du protectionnisme, telles qu'enquête antidumping, enquête anti-subvention et quote-part d'importation, mais également à toutes sortes de barrière protectionniste cachée et dissimulée invoquée au nom de la technique, de la sécurité et de l'émission carbonique restreinte. Parallèlement, la crise financière a renforcé et décuplé le mobile et le désir de l'Union européenne dans la dispute pour l'occupation des marchés outre-mer et la Chine doit en outre faire face à la menace du protectionnisme ‘agressif' de l'UE qui fera tout pour disputer les marchés extérieurs afin d'en s'approprier et d'en occuper.

Dans l'environnement économique actuel, les entreprises chinoises qui sont décidées à survivre et à se développer sous la menace des forces du protectionnisme et à surmonter les nombreux obstacles provoqués par la barrière économique, elles doivent non seulement accepter et relever les défis en procédant activement à la défense en justice, mais ce qui est plus important pour elles, c'est de renforcer la confiance dans la marque de leurs produits, d'accroître la teneur scientifique et technologique de ceux-ci ainsi que d'améliorer et de moderniser la tactique dans leur vente, ce afin de ne plus dépendre du modèle de développement basé sur la main-d'œuvre à coût bas et sur les profits gagnés par l'utilisation des ressources naturelles et ce n'est qu'ainsi qu'elles pourront vraiment ouvrir et franchir les barrières antidumping établies par l'Union européenne.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
La Chine critique les Etats-Unis pour avoir remis un prix au Dalai Lama
Vice-président chinois Xi Jinping commence la visite en Europe
Le protectionnisme de l'UE contre la Chine s'aggrave et devient de plus en plus sérieux
Le développement de la Chine donne de l'espoir à l'Afrique
Sommet du G20 : pas de perdant ni de gagnant