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Français>>OpinionMise à jour 24.09.2009 17h07
La Chine est une vraie ami de l'Afrique et elle n'a jamais pensé à s'emparer de ses ressources naturelles

L'Agence de presse britannique Reuters rapporte que l'Ambassadeur de Chine en Afrique du Sud Zhong Jianhua a déclaré récemment que le gouvernement chinois s'inquiète de ce que les entreprises chinoises qui ont un comportement quelque peu puéril et naïf sur le plan culturel pourraient peut-être porter atteinte à l'image de la Chine en Afrique, mais il a affirmé formellement que la soi-disant idée occidentale qui dit que la Chine ne pense qu'à exploiter le pétrole et les minerais bon marché de l'Afrique est complètement injuste et irrationnelle.

Zhong Jianhua a indiqué que les pays africains s'engageront certainement dans une voie de réforme économique semblable à celle poursuivie par la Chine et que les investissements de cette dernière ainsi que les expériences qu'elle a accumulées durant les trente années passées pourront aider le continent le plus pauvre du monde à réaliser son objectif.

L'Ambassadeur chinois, qui a accepté de donner une interview à Reuters, a dit : « Tout le monde peut constater lui-même les changements qui se sont produits en Chine au cours des trois décennies écoulées …… et peut-être que le continent africain connaîtra, tôt ou tard, ce genre de changements. Nous espérons que la Chine pourra l'aider quant à cela. »

Le volume du commerce sino-africain a décuplé ces dix dernières années et la Chine a dépassé l'année dernière les Etats-Unis pour devenir le plus grand partenaire commercial de l'Afrique et le volume global du commerce bilatéral a atteint 107 milliards de dollars US.

Parallèlement, la Chine a accru ses investissements en continent africain, lesquels, qui couvraient principalement autrefois les domaines des matières premières et de l'énergie, se sont étendus maintenant aux secteurs de la banque, de la télécommunication, de la construction de routes et de la construction de chemins de fer.

Zhong Jianhua a reconnu qu'il existe effectivement des problèmes quant au développement en Afrique des entreprises chinoises. Mais, a-t-il indiqué, la plupart de ces problèmes et de ces difficultés sont dus principalement à l'inexpérience des responsables et des gestionnaires de celles-ci qui sont sortis pour la première fois du pays pour gérer et exploiter leurs entreprises à l'étranger et leur plus grand défaut c'est leur méconnaissance et leur inexpérience sur le plan culturel de l'investissement et de l'exploitation outre-mer.

Il a dit : « Lorsque les entreprises chinoises commencent à sortir des frontières du pays, le monde extérieur leur paraît complètement étranger et inconnu. C'est pourquoi elles ont beaucoup de choses à apprendre. »

Il a cité deux exemples : en 2005, des troubles ont éclaté dans une mine appartenant à une entreprise chinoise en raison des réclamations des travailleurs locaux insatisfaits de leur salaire, la police zambienne a intervenu en tirant des coups sur les manifestants dont trois ont été blessés. Un an plus tard, une terrible explosion s'est produite dans une entreprise chinoise de fabrication d'explosifs utilisés dans l'exploitation minière et le grave accident a fait de nombreuses victimes dont 52 morts.

Zhong Jianhua a poursuivi en disant : « Nous avons constaté que les entreprises chinoises font de très bonnes choses dans certains domaines, mais que dans d'autres, les choses vont mal. Quant au gouvernement chinois, il s'intéresse et se préoccupe de tout ce qui se passe ici. »

Exportation des capitaux.

La partie chinoise estime que durant les cinq années allant de 2004 à 2008, l'économie africaine s'est développée à un rythme rapide de 5% et l'investissement chinois a contribué de façon importante et positive à ce développement. Au contraire, certains organismes d'aide occidentaux pensent que la Chine agit seulement dans ses intérêts personnels tout en négligeant et en ignorant les problèmes locaux de despotisme et de corruption.

Mais pour Zhong Jianhua, il est tout à fait injuste de dire que la Chine s'empare des ressources naturelles africaines pour les mettre au service de son propre développement. Cette idée contraire à la réalité est même contestée par les gouvernements africains.

Ce qui est heureux pour la Chine, a précisé Zhong, c'est que ces derniers refusent d'être influencés par les idées toutes faites des médias occidentaux qui décrivent tout en noir les investissements chinois.

Les principaux cas d'investissement chinois en Afrique comprennent entre autres le financement de 5,6 milliards de dollars US par la Banque d'Industrie et de Commerce de Chine dans le but de racheter 20% des actions de la Banque sud-africaine Standard Bank Group.

Des responsables des deux banques intéressées ont indiqué qu'après leur coopération, elles ont financé des fonds à hauteur de 825 millions de dollars US un projet de construction d'une centrale électrique en Botswana, tandis que soixante autres accords d'investissement sont en cours d'études ou de réalisation.

Zhong Jianhua a indiqué que le changement de mode d'investissement de la Chine en Afrique ne vise aucunement à chercher à gagner la faveur de l'opinion publique locale ni à s'assurer l'élévation de l'influence de la Chine en Afrique, car cela reflète seulement la situation réelle de l'économie de la Chine, qui d'un pays exportateur de produits finis, est devenu un pays exportateur de capitaux.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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