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Français>>OpinionMise à jour 21.08.2009 10h40
Les médias occidentaux répètent la tragédie sous forme de farce

Un long article de Greg Sheridan, le rédacteur international de The Australian, publié jeudi, donne des instructions à la fameuse séparatiste ouighoure Rebiya Kadeer expliquant comment aller à l'encontre du gouvernement chinois. C'est un cas classique de violation de l'éthique journalistique.

Au cours de la visite de Kadeer en Australie, Sheridan a écrit un autre article dans un autre journal, plus populaire en Australie, faisant "l'éloge" de son "courage" d'affronter le gouvernement chinois.

Dans l'article de jeudi, intitulé "Les Ouighours doivent revendiquer leurs droits en Chine", Sheridan a déclaré que Kadeer doit laisser de côté sa campagne pour un Etat indépendant pour un certain temps, car ses appels pour "l'indépendance du Xinjiang" ne trouveront pas de réaction dans la communauté internationale et seront probablement snobés par l'Occident.

Kadeer devrait "se concentrer plutôt sur les droits de l'homme, l'autonomie culturelle et la démocratie", pour gagner l'appui et l'aide des pays occidentaux, écrit Sheridan.

Il s'est félicité de la visite d'une semaine du chef séparatiste du Congrès mondial ouighour en Australie, affirmant que cela pourrait "changer le cours politique de la Chine".

Il est difficile de comprendre pourquoi Sheridan a laissé de côté l'ethnique professionnelle, l'objectivité et l'équité et a ouvertement joué le rôle d'un "conseiller" pour une séparatiste étrangère.

Ce qu'avait fait Sheridan n'est pas une divagation. Depuis quelque temps, un certain nombre de "journalistes" occidentaux avaient fait appel à cette pratique qui viole non seulement l'éthique professionnelle, mais ignore également les normes morales de base.

Un certain nombre de titres de presse occidentale ont enterré en silence des informations impartiales et équilibrées, qu'ils avaient l'habitude de fournir et ont commencé à recourir à la diffusion de mensonges. Après les émeutes de Lhassa, la capitale de la Région autonome du Tibet le 14 mars 2008, certains médias occidentaux n'ont pas ménagé les efforts dans la diffusion des informations fausses.

A la suite des émeutes d'Urumqi, la capitale de la Région autonome ouighoure du Xinjiang le 5 juillet, certains médias occidentaux ont repris leurs anciennes habitudes avec des informations engagées, comme des entretiens avec Kadeer, et la diffusion des mensonges évoqués par les séparatistes. Ils ont utilisé des mots comme "aurait" ou « soi-disant » pour parler des émeutes, sans se soucier de vérifier les faits. Certains ont même déformé la vérité et fabriqué des preuves pour appuyer leurs histoires montées de toute pièce.

Après les émeutes de Lhassa, une célèbre chaîne de télévision a diffusé un reportage, intitulé "Les Tibétains décrivent la persistance de l'agitation", sur son site web avec une photo montrant des policiers et des paramilitaires ainsi que le personnel médical venant en aide aux blessés. La légende sous la photo ignorait les "soins d'urgence", mentionnant sans aucune honte en caractères gras en face des ambulances : "Il y a une forte présence militaire à Lhassa".

Tout en couvrant les émeutes du 5 juillet à Urumqi, certains journalistes occidentaux ont joué le rôle de "nouveaux administrateurs" et "acteurs", incitant les gens à crier des slogans, en dirigeant les caméras sur eux "comme ils l'exigeaient".

Certains médias étrangers ont été marqués par ses accusations sans fondement contre les autorités. Le quotidien français Le Monde appelle la Région autonome ouighoure du Xinjiang le "Turkestan oriental", une entité qui n'a jamais existé, et accuse la Chine de "coloniser" cette région.

Un an après les émeutes de Lhassa, un certain nombre de médias occidentaux et des journalistes n'ayant visiblement aucune connaissance de l'étique se sont empressés de créer une farce similaire. La seule explication de leurs actions, c'est ils s'entêtent à diffuser des mensonges et semer la haine en ignorant la vérité et le respect de l'éthique professionnelle devenant des outils, sciemment ou inconsciemment, dans les mains des forces qui diabolisent la Chine.

Les informations déformées brisent l'image «juste et objective » de certains médias occidentaux. Beaucoup de lecteurs ont protesté contre l'article de Sheridan, l'accusant de paranoïa et de mauvaises intentions. Et la version en ligne de son discours anti-chinois a été critiquée par les internautes dans le monde entier.

L'éthique journalistique stipule que ce sont les lecteurs et les téléspectateurs qui ont le droit de juger les informations. Comme le dit le proverbe chinois: «Les gens ont des yeux qui brillent et qui savent discerner."

A l'ère de la mondialisation, un nombre croissant d'Occidentaux en apprennent plus sur la Chine dans le contexte de l'expansion des échanges dans les différents secteurs. Ils savent ce qu'est la vraie histoire et n'accordent plus d'importance aux humeurs anti-chinoises, qui sont devenues habituelles.

Les médias occidentaux et les journalistes doivent tirer une leçon de cet épisode de Sheridan. Sinon, ils risquent, eux aussi, devenir la risée du monde entier.

Page spéciale: Emeutes au Xinjiang

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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