Un faux pas a terni l'espoir d'un rebondissement rapide de l'économie de la zone euro, dominée par le secteur tertiaire et l'Union européenne avec les États-Unis affrontent la Chine dans un conflit sur le commerce des matières premières.
Les critères économiques de la zone euro ont montré mardi des signes de reprise, bien que les fabricants, aidés en partie par les mesures de stimulation du gouvernement, ont provoqué une autre baisse liée à l'épuisement des stocks.
A Washington, l'administration américaine prépare des mesures pour endiguer le chômage, et les États-Unis avec l'Union européenne ont prévu de lancer une plainte contre la Chine à Organisation mondiale du commerce sur ses restrictions à l'exportation des matières premières, a annoncé une des sources du secteur industriel.
Un fonctionnaire de la Banque centrale chinoise a déclaré que l'économie du pays se dirige dans la bonne direction et devrait récupérer plus vite que beaucoup d'autres". Mais les fondements de la reprise ne sont pas encore solides, a-t-il dit, mettant en garde comme beaucoup d'autres spécialistes contre l'espoir d'une reprise rapide.
L'économie mondiale se bat pour surmonter les problèmes découlant de la crise de l'année dernière sur le marché immobilier et les marchés financiers dans un contexte des conditions de crédit stricts, et la réticence des entreprises à dépenser des fonds sur le nombre croissant de chômeurs.
Les mesures des Etats-Unis
Le représentant du commerce américain Ron Kirk devait lancer l'action de l'OMC contre la Chine lors d'une conférence de presse mardi, ont mentionné des sources dans l'industrie, bien que son bureau n'a pas donné de détails à ce sujet.
Barack Obama, qui s'était concentré pendant les 5 premiers mois en tant que président sur le contrôle de la récession économique, aurait probablement présenté des plans pour créer des emplois et endiguer le chômage, qui selon les économistes doit atteindre 10% au cours des prochains mois.
Dans sa quatrième conférence de presse à la Maison Blanche depuis son investiture, le président devait se concentrer mardi sur la reforme du système de soins de santé et la réduction des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis.
Dans la zone euro, les études ont montré que la période la plus sombre de la récession était passée, mais que la reprise nécessiterait encore du temps.
En France, les dépenses de consommation ont diminué de plus que prévu en mai, avec des préoccupations au sujet de la fragilité de la demande intérieure, tandis qu'en Allemagne, l'indice des prix à la consommation (IPC) a montré une contraction du secteur privé, avec une accélération vers le mois de juin.
Les chiffres de l'IPC qui se sont ajoutés à des signes de reprise chaotiques des principaux pays européens se sont reflétés dans un rapport du groupe de recherche allemand GfK qui a conclu que la consommation était plutôt à la hausse.
Chris Williamson, économiste en chef à la compagnie de consulting financier MarkIt, a déclaré que les données de l'IPC allemand mettaient bien en évidence que la reprise allait être difficile.
"Nous pourrions voir un certain plafonnement mais ... l'économie va connaître toujours une récession pendant le reste de l'année", a-t-il dit.
Les préoccupations concernant la santé de l'économie mondiale se sont étouffés dans une tentative de reprise après que les valeurs américaines et européennes aient connu la plus importante perte journalière depuis deux mois lundi dernier et les valeurs asiatiques ont également chuté.
L'espoir de la Chine
Ces données en Europe ont apparu après que Su Ning, vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine, a déclaré qu'il espérait que son pays serait parmi les premiers pays à se remettre de la crise.
"La situation se stabilise en allant dans la bonne direction", a dit Su, lors d'une conférence mardi.
Mais il a averti que les bases de cette reprise n'étaient pas encore solidement ancrées et s'est dit particulièrement préoccupé par le "sombre" environnement international pour les exportateurs chinois, la crise financière continuant à porter atteinte à la croissance mondiale.
Le taux de chômage actuel aux États-Unis représentant 9,4% est le plus élevé en 25 ans, et il est susceptible d'atteindre 10% au cours des deux prochains mois, a annoncé lundi le porte-parole de la Maison Blanche.
Les chiffres sur le logement aux États-Unis rendues publiques plus tard mardi seront un test important pour les marchés nerveux, tandis que le Comité du contrôle des taux d'intérêt de la Réserve fédérale commence sa réunion de deux jours.
Si aucun changement n'est prévu à court terme, avec des taux d'intérêt proches de zéro, on se posera la question si la Trésorerie américaine va augmenter l'achat de la dette publique après les 300 milliards de dollars qui ont déjà été investis pour lutter contre la récession.