La crise financière internationale, qui continue à s'étendre en profondeur et qui sévit actuellement à travers le monde, produit quels effets sur la Chine ? Ces effets sont de quelle importance et de quelle ampleur ? Et en tant que principaux moteurs du développement économique du pays, les entreprises chinoises sont dans quel état en ce moment-là ? Le Système d'enquête des hommes d'affaires et des chefs d'entreprises chinois ont publié le 15 courant le Rapport d'enquête intitulé « Les estimations, les appréciations et les suggestions des exploitants d'entreprises sur la situation macroéconomique et sur les points chauds de la réforme », lequel donne des explications sur cela.
* Plus de la moitié des chefs d'entreprises pensent que ces effets sont grands et importants.
Les résultats de l'enquête indique que le grand bouleversement financier mondial provoqué par la crise des sub-primes aux Etats-Unis s'est déjà étendu jusqu'à l'économie réelle, ce qui fait que la demande des marchés extérieurs de la Chine s'est sensiblement affaiblie et ce sont les entreprises de la Chine Orientale, et surtout les entreprises privées non publiques, qui sont les plus touchées, car leur degré de dépendance de l'exportation est relativement élevé. Parmi ces entreprises, les PME (petites et moyennes entreprises, éprouvent de grands et gros problèmes. C'est pourquoi plus de la moitié des chefs d'entreprises estiment que la crise financière mondiale exerce d'énormes effets négatifs.
* L'exportation, l'investissement et la demande des consommateurs diminuent impétueusement et sensiblement.
L'exportation, l'investissement et la consommation sont surnommés les « trois tracteurs » qui contribuent au développement économique. Mais sous l'influence de la crise financière, l' « exportation » a déjà diminué sensiblement, la demande de consommation augmente avec difficulté, tandis qu'il faut déployer tous les efforts pour faire appel à l'investissement.
* Adoption pour l'essentiel d'une attitude positive quant à la situation macroéconomique du pays.
A l'heure actuelle, l'économie chinoise connaît un sensible risque de dérapage. Cependant, en répondant à la question sur « les prévisions de la croissance du PIB chinois en 2008 et 2009 », 71,8% des chefs d'entreprises interrogés ont dit qu'ils croient que le PIB chinois augmentera de plus de 9% en 2008. Parmi ces derniers, 48,5% prévoient la même chose pour 2009.
Les résultats de l'enquête montrent que la plupart des exploitants d'entreprises adoptent pour l'essentiel une attitude relativement positive quant à la situation macroéconomique actuelle, mais ce qui doit mériter toute notre attention c'est que près d'un quart d'entre eux pensent que la situation macroéconomique actuelle est « relativement mauvaise » ou « très mauvaise ».
* Prévision de la baisse de l'inflation et de la tension continue de l'énergie.
Le contrôle de la croissance excessive des prix figure parmi les deux principales tâches du contrôle macroéconomique de la première moitié de cette année. Néanmoins, sous l'action d'une série de facteurs intérieurs et extérieurs, la prévision d'inflation a baissé.
Mais ce qu'on doit tenir compte c'est que la tension existe toujours dans l'approvisionnement en grande quantité de produits. Jusqu'à octobre dernier, le fonctionnement économique du pays connaît une particularité sensible : dans le cas de l'affaiblissement de la demande et recul économique, la pression d'inflation persiste et ne diminue en rien, alors que l'inflation est due principalement à l'influence exercée par le coût de revient. Vu du coût de l'énergie, la tension persistante dans l'approvisionnement du pétrole, de la houille et de l'électricité provoque l'augmentation sensible du coût de revient.
* Le ralentissement de l'utilisation de la main-d'œuvre augmente la pression dans la création d'emplois.
Le recul économique provoque le ralentissement du recrutement d'effectifs des entreprises, de qui aggrave la situation de création d'emplois, laquelle est devenue pour le moment un problème d'importance majeure qui mérite toute notre attention.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne