Lors d'une conférence de presse du Bureau de l'information du Conseil des affaires d'Etat (gouvernement chinois) le 10 novembre, Zhu Weiqun, directeur adjoint exécutif du Département de travail du Front uni (DTFU) du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), M. Sita, directeur adjoint du DTFU et Pelma Trilek, vice-président exécutif du gouvernement de la Région autonomne du Tibet, ont présenté à la presse leurs pourparlers avec les représentants personnels du dalaï lama tenus entre le 30 octobre et le 5 novembre.
Selon Zhu Weiqun, lors des pourparlers, les représentants du dalaï lama ont présenté au gouvernement central un "Mémorandum sur une autonomie véritable du peuple du Tibet". Le 16 novembre, la partie du dalaï lama a tenu en Inde une conférence de presse au cours de laquelle elle a distribué ce "Mémorandum", indiquant que ce dernier correspondait totalement aux articles intéressés de la Constitution et de la Loi de Chine et pourrait satisfaire, si mis en application de manière substantielle, les demandes sur les intérêts spéciaux du peuple tibétain.
Après avoir lu attentivement le "Mémorandum", j'ai trouvé, dans ce "Mémorandum", des contradictions partout avec la Constitution et les lois de Chine.
Il nie le système d'autonomie régionale de Chine pour les ethnies minoritaires
Selon le "Mémorandum", l'exercice d'une autonomie véritable doit comprendre le droit des Tibétains à la création de leurs propres gouvernement régional, institutions gouvernementales et système administratif, et l'Assemblée populaire de la région autonome a le droit de législation sur toutes les affaires concernant la région.
Les soi-disantes "affaires" concernent essentiellement 11 domaines, qui portent sur la langue, la culture, la religion, l'éducation, la protection de l'environnement, l'utilisation des ressources naturelles, le développement économique et le commerce, la santé publique, la sécurité publique, l'administration sur les migrants et les échanges avec l'étranger.
La Chine est une nation unitaire, à la différence de certains pays qui adoptent les systèmes fédéral ou de confédération. En vertu de l'article 3 de la Constitution de Chine, la division des fonctions et des pouvoirs entre les organismes d'Etat des gouvernements central et locaux doit observer le principe selon lequel il faut mettre pleinement en valeur l'initiative et l'enthousiasme des autorités locales sous la direction unique des autorités centrales.
La Chine a établi un système d'autonomie régionale pour les ethnies minoritaires, ce qui est soutenu du fond du coeur par toutes les ethnies. Le cadre législatif de l'autonomie ethnique régionale de Chine a été bien établi et le système juridique est constamment en amélioration.
Depuis la fondation de la Région autonome du Tibet en 1965, les habitants de différentes ethnies ont activement participé à la gestion des affaires nationales et régionales par la mise pleine en valeur de leur droit d'autonomie autorisé par la Constitution et la Loi du pays.
Le système d'autonomie régionale pour les éthnies minoritaires est une politique de base de la Chine sur les questions ethniques, qui constitue aussi un système politique fondamental. La Constitution et la Loi sur l'autonomie régionale ont clairement défini le droit d'autonomie de toutes les régions autonomes.
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Source: xinhua