« Global Times » a publié un reportage qui dit que le Président français Nicolas Sarkozy a une fois de plus imposé une condition à sa présence aux Jeux Olympiques de Beijing en déclarant dans son discours télévisé que « si les négociations entre le gouvernement chinois et le Dalai Lama se passent bien, il serait possible que j'assisterai aux Jeux Olympiques » et il a ajouté que sa rencontre avec ce dernier n'est pas écartée.
Ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy utilise le « problème du Tibet » pour faire pression sur la Chine et ce dirigeant français qui dit tout ce qui passe par sa tête a peut-être oublié ce que les Chinois pensent de lui. Le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères Liu Jianchao a indiqué explicitement le 1er juillet que la partie chinoise s'oppose à ce que les dirigeants de certains pays rencontrent le Dalai Lama sous n'importe quelle forme et est contre la liaison du problème du Tibet avec les Jeux Olympiques de Beijing. La grande quantité d'affichage en ligne de messages montre que Nicolas Sarkozy n'est pas considéré par les gens du peuple de la Chine comme quelqu'un à qui l'on souhaite la bienvenue aux Jeux Olympiques.
Le Président de « Shanghai Institute for european Studies » Wu Yikang a exprimé son dédain pour l'attitude adoptée par Nicolas Sarkozy et il pense que cette façon de faire du Président français n'est pas un bon exemple que doit suivre un homme politique d'un grand pays, alors que cela ne peut que traduire l'inexpérience, la non maturité et la négligence de ce dernier. En acceptant l'interview d'un correspondant de « Global Times », Wu Yikang a indiqué que Sarkozy est profondément influencé par le libéralisme, qu'après son avènement au pouvoir suprême de la République française il a déployé tous ses efforts pour renforcer les relations avec les Etats-Unis et l'exercice de pression sur la Chine fait partie de sa stratégie diplomatique globale. Il insiste maintenant sur les « droits de l'homme » et sur le « problème du Tibet », ainsi que sur la liaison entre ce « problème » avec les Jeux Olympiques de Beijing. Tout cela est une expression inamicale de la France envers la Chine. En tant qu'un homme politique, ce n'est pas tellement sensé, raisonnable et clairvoyant d'agir ainsi pour poser des exigences et la Chine ne pourra absolument pas céder à cette manière d'agir du Président français.
En réalité, l'indécision et l'hésitation de Nicolas Sarkozy quant à sa présence à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Beijing ont déjà gravement blessé le sentiment du peuple chinois. Il est apparu ainsi en Chine sur les forums en ligne un grand nombre de messages tels que « Interdiction au Président français Nicolas Sarkozy de venir à Beijing pour assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques ! La Chine ne vous souhaite pas la bienvenue ! » et même « Boycott de la France ! ». En ce qui concerne cette affaire, Wu Yikang a indiqué que « Certaines personnalités étrangères croient que la Chine les implore et les supplie d'assister aux Jeux, alors que les Jeux constituent eux-mêmes une grande manifestation sportive internationale et que déjà les chefs d'Etat et de gouvernement de quelques soixante dix à quatre-vingt pays du monde ont exprimé leur désir d'assister à la cérémonie d'ouverture en question. Quant à la Chine, elle n'attache absolument aucune importance à ce sujet, un de plus ou un de moins, cela ne l'importune aucunement. L'utilisation de la présence de quelqu'un pour jouer aux cartes et pour en tirer profits en politisant les Jeux Olympiques finira mal et n'obtiendra aucun résultat. »
La France assumera la présidence tournante de l'Union européenne à partir du 1er juillet. Le Président Sarkozy promet solennellement qu'il en profitera pour « réformer l'Europe », tandis que le rôle que jouera la France en assumant son rôle de président tournant dans le développement des relations sino-européennes est inquiétant et préoccupant. Des spécialistes ont indiqué que sur ce sujet-là, l'influence française en Europe est de loin derrière l'Allemagne et la Grande-Bretagne et que le comportement personnel de Nicolas Sarkozy ne pourrait influencer la situation d'ensemble des relations sino-européennes.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne