Les étudiants chinois soutenant le relais de la Torche se sont massés le long des rues de Séoul, capitale de la République de Corée, alors que de grands nombres de résidents, des sourires aux lèvres, regardaient la torche derrière aux.
Au 28ème jour de notre trajet global, cela était de routine.
Une scène similaire a été observée à Nagano, Japon.
Mais l'accueil chaleureux de la flamme olympique par des résidents a été perturbé par de violentes protestations et attaques de la Torche.
On ne pouvait pas prévoir que l'attaque la plus violente jusqu'ici – qui a impliqué des blessés parmi les partisans des Jeux – se produirait dans une ville comme Nagano. De même, on ne pouvait pas imaginer que Nagano connaîtrait un relais olympique avec le plus grand nombre de groupes de manifestants, qui étaient absents dans les autres plus violentes étapes et dont les noms et les bannières ne se sont pas fait entendre.
Le problème rencontré, qu'on a connu également à Londres et à Paris, donne au monde une occasion de réexaminer plusieurs hypothèses, la plus importante d'entre elles est la suivante: est-ce que les habitants de ces villes sont-ils réellement hostiles à notre délégation et au mouvement olympique?
Les visages souriants inoubliables des résidents locaux à Nagano, comme ceux d'autres villes, semblent suggérer autre chose.
En fin de compte, ce sont eux qui représentent chacune des villes étapes du relais, et pas les Chinois d'outre-mer, ni des manifestants “flottants”.
Et non les étudiants chinois patriotes, qui viennent de loin en solidarité (sans eux, il serait extrêmement difficile pour nous de transmettre des messages olympiques), ni les violents manifestants et certains d'eux ont été en fait recrutés dans des organisations de manifestants professionnels.
Le jour du relais à nagano, de bonne heure, certains manifestants se sont rassemblés autour de la station de bus en dehors de notre hôtel. Parmi eux, un homme d'âge moyen ayant des nattes, était très impulsif, quand il a dit aux autres ce qu'il fallait faire et ce qu'il ne fallait pas faire.
"Li-bé-rer le Tibet", a-t-il crié en anglais, non "libérer le Ti-b-et". Et les autres ont fait des signes d'admiration ou de consentement.
Des gens comme eux, qui ne sont pas locaux, mais qui le semblent ou qui sont présentés comme tels dans les médias – ajoutent de la complexité à notre relais. Cet événement attire naturellement des huées. Mais qui sont les gens derrière ces voix et qui peut réellement venir représenter la position de la ville hôte?
Il est temps d'arrêter de prendre les choses telles qu'elles le paraissent, et de repousser les hypothèses au sujet des villes soutenant le relais de la torche et de celles qui sont contre et il est temps d'attendre jusqu'à la fin du relais. j'espère voir plus de visages calmes et souriants, plus que nous n'en avons vu à Nagano.
(L'auteur de cet article est Qu Yingpu, rédacteur en chef adjoint de China Daily et porte-parole du Relais de la Torche olympique de Beijing.)
Source: le Quotidien du Peuple en ligne