Les premières lueurs de l'aube viennent de paraître à Lhassa et déjà les rues et les quartiers qui enveloppent le Palais Potala sont remplis de monde, tandis que les personnes pieuses et croyantes recommencent leur déplacement jour après jour tout autour du palais en récitant les canons bouddhistes. Le calme revenu après l'incident du « 14 mars », les activités religieuses normales des lieux de culte de toute la région autonome du Tibet ont repris graduellement leurs cours normal, car le droit de la liberté de croyance religieuse des masses populaires pieuses et fidèles ont été toujours assuré et garantit par l'Etat.
Depuis la libération pacifique du Tibet, le gouvernement central et les autorités gouvernementales locales aux différents échelons ont toujours respecté et garanti d'après la loi la liberté de croyance religieuse des masses populaires tibétaines. Selon Npapoi Jigyuan, Vice Président du Comité des Affaires religieuses nationales de la région autonome du Tibet, la Région autonome compte actuellement plus de 1.700 temples bouddhiques de différente importance et quelques 4,63 millions de lamas et de moines. Elle possède en outre quatre mosquées et une église catholique. Tout cela, a-t-il affirmé, satisfait amplement la demande de la masse des croyants et des fidèles.
Dans les régions tibétaines, on voit partout des gens pieux et croyants qui pratiquent les cultes bouddhiques, des banderoles accrochées sur lesquelles sont écrites des préceptes sanskrits, ainsi que des « Manidui » (tas de roches et de pierres sur lesquelles sont inscrites des soutras – canons bouddhiques). Les Tibétains jouissent pleinement de la liberté de croyance religieuse et presque tous les croyants ont installé chez eux un petit oratoire où il font la prière ou bien une petite niche où est posé une statue du Bouddha. A chaque cérémonie de mariage ou cérémonie funèbre, les familles invitent toujours des bonzes à venir chez elles pour y réciter les canons bouddhistes et psalmodier des prières. D'autre part au Tibet, lors des fêtes religieuses traditionnelles, les fidèles et les croyants se livrent selon leur préférence à diverses activités et cultes religieuses : se déplacer continuellement tout autour d'un site bouddhique en récitant les canons bouddhistes, faire un pèlerinage de grande distance jusqu'à à haut-lieu bouddhiste, brûler des bâtonnets d'encens, se prosterner devant la statue du Bouddha et frapper la terre du front, faire l'aumône, accomplir un vœu, … etc. Plus d'un million de Tibétains viennent chaque année à Lhassa pour y faire un pèlerinage et rendre hommage à Bouddha. Les activités religieuses de la Fête de Xuedun (en lanque tibétaine : banquet de fromage et de yaourt, fête traditionnelle qui se déroule une fois chaque année) et de la Fête de l'année du mouton où tout le monde se promène autour du lac de Namucuo tout en récitant les canons bouddhistes, sont procédées de façon normale et sont respectées par tous les milieux de la société.
Bénéficiant de la sollicitude et du soutien du gouvernement central, d'importants hauts- lieux du bouddhisme tibétain ont fait l'objet de réparation, de rénovation et de restaurations soigneuses, minutieuses et méticuleuses. Depuis les années 80 du siècle dernier, les finances centrales ont alloué successivement plus de 700 millions de yuans destinés à la rénovation et à la restauration des temples, des monastères, des pagodes de divinités et des lieux de culte de Dieu et de rites sacrificiels. Les principaux temples et monastères de Lhassa, dont le Temple de Sela, le Temple de Zhaibang, le Monastère de Gandan, ainsi que les temples de Tashilhunpo, de Sakia, de Jokhang, de Samye, de Xialu et un grand nombre d'autres temples et monastères de petit et moyen importance ont fait l'objet, à des degrés différents, de réparation et de rénovation. De 1989 à 1994, l'Etat a accordé des fonds spéciaux d'élevant à plus de 55 millions de yuans et une grande quantité d'or et d'argent pour la réparation, la rénovation et la restauration du Palais Potala, et cela est un fait sans précédent dans l'histoire de la préservation et de la protection des objets historiques depuis l'avènement de la Chine nouvelle. Puis à partir de juin 2002, l'Etat a une fois de plus alloué 330 millions de yuans pour les travaux de réparation et de rénovation des trois principaux vestiges historiques et culturels de la ville de Lhassa, à savoir le Palais Potala, le Jardin Luobulinka (en tibétain « Lieu enchanté, merveilleux et magique ») et le Temple Sakia, et ces travaux sont les plus importants et les plus considérables exécutés au Tibet depuis la fondation de la Chine nouvelle.
Un grand nombre de d'ouvrage classiques du bouddhisme tibétain ont fait l'objet de sauvegarde et de protection scientifique particulière. A partir des années 80 du dernier siècle, l'Etat a affecté 35 millions de yuans pour la collection et la publication en tibétain du grand « Livre canonique bouddhique » et cela a demandé seize années d'efforts soutenus et satisfait les besoins des études et des pratiques religieuses des moines et de la masse de fidèles. Depuis 1984, le gouvernement central a fait don aux temples et aux monastères de l'édition en langue tibétaine de Lhassa du grand ouvrage bouddhique « Ganzhu'er » et a alloué successivement 1,5 millions de yuans pour la gravure et l'imprimerie de la biographie et des écrits de certains érudits bouddhistes dont « Ganzhu'er » et « Danzhu'er », lesquels ont fait l'objet de tirage à part.
Npapoi Jigyuan a déclaré que pour mieux contrôler des affaires religieuses d'après les lois et pour assurer la liberté de croyance des masses populaires pieuses et fidèles, le gouvernement de la Région autonome du Tibet a élaboré et mis au point, de 2003 à 2007 et en tenant compte de la réalité, huit lois et règlements locaux, dont les mesures d'application de la « Réglementation des affaires religieuses », les mesures de contrôle provisoire de l'examen des moines pour accéder au grade de Gexilarangba et autres. Ces lois et règlements ont pour but d'institutionnaliser peu à peu le contrôle des activités religieuses et de les engager graduellement dans la voie légale.
Pour former des talents religieux ayant un profond sentiment patriotique et religieux, possédant une maîtrise religieuse exceptionnelle et observant et respectant la discipline religieuse et les lois d'Etat, depuis l'année 2005, la Région autonome a rétabli le système d'examen de promotion à l'égard des moines qui étudient le bouddhisme tibétain. Jusqu'ici, il y a dix-huit moines qui ont obtenu le grade de Gexilarangba. D'autre part, la Région autonome a mis au point un programme pour la formation et le perfectionnement des religieux qui ont prononcé les vœux, et a organisé des stages de formation à l'intention des gestionnaires, des supérieurs, des doyens, des prieurs et des éléments pilotes des principaux temples et monastères. Depuis 2006, plus de 400 personnes concernées de plus de 200 temples de toute la région autonome ont participé à des stages de formation en matière de connaissances juridiques, de gestion religieuse et de patriotisme. Au cours des stages, les stagiaires ont été organisés pour se rendre dans des régions de l'intérieur du pays, surtout dans des régions développées de l'Est de la Chine pour y faire des visites et pour y apprendre. En plus, toutes les villes et les districts de la Région autonome ont organisé également de leur côté plus de 70 stage de formation qui ont reçu plus de 4.000 stagiaires. Les autorités gouvernementales de la Région autonome aux différents échelons se soucient et se préoccupent de la vie des moines et les ont incluent dans le système de la sécurité sociale. A l'heure actuelle, des personnalités religieuses patriotiques, maîtrisant profondément les pensées religieuses et dont la moralité est reconnue de tous, ont été élues à des postes dirigeants des assemblées populaires et de la CCPPC (Conférence consultative politique du Peuple chinois) aux différents échelons de la Région autonome. Au début de cette année, plus de 50 personnalités du milieu religieux ont été élues membres du nouveau Comité de la CCPPC de la région autonome.
--Page spéciale: Les émeutes à Lhassa
Source: le Quotidien du Peuple en ligne