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L'expansion continue vers le bas de la chaîne de valeur en Chine d'un géant mondial du négoce agricole vieux de 175 ans
Dans l'usine de transformation de la Louis Dreyfus Company (LDC) de la municipalité de Tianjin, dans le nord de la Chine, des tonnes de tourteaux de soja beiges circulent sur une chaîne de production hautement automatisée et sont transformées, au terme de nombreux processus, en sacs d'aliments protéiques spécialisés pour animaux sortant en flux continu de l'usine.
Cette chaîne de production, mise en service en novembre dernier, est la première de la LDC dédiée aux aliments protéiques spécialisés pour animaux, avec une capacité annuelle de 60.000 tonnes. Depuis son lancement, des produits sur mesure ont été développés et fabriqués pour diverses applications dans l'alimentation de la volaille, des porcs et de l'aquaculture, le groupe ayant établi des partenariats avec une vingtaine de clients en Chine.
Fondée en 1851, la LDC est l'un des principaux négociants et transformateurs mondiaux de produits agricoles. Cette multinationale, forte de 175 ans d'histoire, est présente dans plus de 100 pays. En 1973, elle est devenue la première entreprise étrangère à obtenir une licence de négoce de coton en Chine, marquant son entrée sur le marché chinois. Au cours de ses cinq décennies dans le pays, l'entreprise est passée du statut de partenaire commercial à celui d'opérateur industriel à part entière, exploitant aujourd'hui quatre usines de transformation de graines oléagineuses à Tianjin, Zhangjiagang, Dongguan et Guangzhou.
Sa chaîne d'approvisionnement, ses activités liées aux actifs fixes et ses ventes de matières premières couvrent presque toutes les provinces chinoises, permettant ainsi la mise en place progressive d'une chaîne industrielle complète, allant de l'importation et de la transformation à la R&D et à la distribution.
Tianjin constitue une plaque tournante stratégique pour la chaîne d'approvisionnement de la LDC en Chine. En 2018, l'entreprise a acquis une usine de transformation de graines oléagineuses à Lingang, au sein de la Zone de libre-échange du port de Tianjin. Depuis, la LDC n'a cessé de renforcer sa présence dans la ville. En 2022, elle a mis en place un centre de services partagés à Tianjin afin de gérer les opérations financières et de règlement de ses usines de transformation du soja réparties dans toute la Chine, et, en 2025, elle a commencé à produire des aliments protéiques spécialisés et des phospholipides pour animaux à Tianjin.
Les investissements constants de la LDC à Tianjin reflètent l'importance stratégique de Tianjin.
Chen Jiayuan, directeur général de la LDC pour l'Asie du Nord, a déclaré : "Tianjin dispose d'infrastructures portuaires de classe mondiale et d'un réseau avancé d'entreposage et de logistique, ce qui facilite grandement nos importations de matières premières et la distribution de nos produits."
La proximité du port de Tianjin figure parmi les avantages les plus concrets. Au sein du site de l'usine, des couloirs en acier fonctionnent comme des vaisseaux sanguins, acheminant le soja directement des quais à l'usine via des convoyeurs tubulaires.
Li Xue, directrice générale de LDC (Tianjin) Food Technology Co., Ltd., a déclaré : "la proximité du port contribue de manière significative à l'efficacité opérationnelle, la capacité quotidienne maximale de déchargement atteignant près de 20.000 tonnes. Par rapport à la pratique antérieure dans les usines situées à l'intérieur des terres, où des camions étaient nécessaires pour le transport du port à l'usine, le temps de déchargement a été considérablement réduit, les pertes liées au déchargement du soja ont diminué, et les coûts d'exploitation ont baissé."
La résilience de la chaîne d'approvisionnement se traduit également par une collaboration localisée entre les maillons en amont et en aval.
A Tianjin, la LDC a constitué une joint-venture avec Haid Group, leader dans le domaine de la nutrition animale, afin de créer la société Tianjin Rongchuan Feed Co., Ltd., qui est devenue un fournisseur régional clé d'aliments pour l'aquaculture.
Une chaîne de valeur industrielle complète, de bout en bout, s'est développée autour du port de Tianjin, créant ainsi un écosystème commercial hautement efficace et intégré. Cette année, la LDC construira une nouvelle ligne de production à Tianjin afin de produire des phospholipides de qualité alimentaire à partir de graines de soja, destinés à être utilisés dans le pain, les gâteaux, les biscuits et les produits laitiers. Mme Li a indiqué : "Auparavant, ce produit n'était fabriqué par la LDC qu'aux Etats-Unis. L'entreprise a désormais décidé de construire sa première usine industrielle de phospholipides de qualité alimentaire en Chine, d'une capacité de production annuelle de 6.000 tonnes."
Pour l'avenir, alors que la LDC cherche à poursuivre l'expansion de ses activités vers le bas des chaînes de valeur des aliments et de l'agriculture, l'entreprise reste engagée envers le marché chinois. "En nous appuyant sur les infrastructures bien développées de la région et du pays, ainsi que sur les politiques et l'environnement commercial favorables aux multinationales comme la LDC, nous sommes impatients de continuer à améliorer notre efficacité opérationnelle, à réagir rapidement aux évolutions du marché et à saisir de nouvelles opportunités tout au long des chaînes de valeur", a expliqué M. Chen.

