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Français>>EconomieMise à jour 08.08.2012 08h15
La stratégie chinoise du vignoble de la vallée du Rhône

Le marché du vin chinois est un marché en plein essor incontournable pour tous les grands vignobles du monde, dont le vignoble de la vallée du Rhône, le deuxième vignoble français en termes de vins AOC.

Inter Rhône, un organisme regroupant les professionnels du secteur viti-vinicole (viticulture et négoce) de la vallée du Rhône, a annoncé qu'il comptait organiser en septembre plusieurs mini-expos de vin à Beijing, Shanghai et Qingdao (ville portuaire dans la province du Shandong).

C'est la troisième fois cette année qu'Inter Rhône organise une campagne pour attirer les consommateurs chinois. En 2011, les ventes de vins AOC de la vallée du Rhône ont connu une croissance de plus de 100% en Chine, avec un chiffre d'affaires de 12,435 millions d'euros. La Chine a ainsi dépassé le Japon pour devenir le premier pays importateur en Asie de vins de la vallée.

Le directeur des exportations de la cave de Tain-l'Hermitage Jean-Benoît Kelagopian, ancien employé de Sopexa au Japon, a comparé ces deux marchés asiatiques. D'après lui, le marché japonais, qui était le premier marché des vins français en Asie depuis presque trente ans, reste très stable et ne connaît aucune fluctuation notable. En revanche, le marché chinois est jeune mais dynamique, et connaît une vitesse de développement remarquable.

Force est de constater que les vins de la vallée du Rhône ne représentent que 4,9% des parts de marché des vins français exportés vers la Chine, contre 76,3% pour les vins de Bordeaux et 10,2% pour les vins du Languedoc-Roussillon, selon les statistiques des douanes françaises de 2011.

Laure Vaissermann, responsable médias d'Inter Rhône, a indiqué lors d'une interview accordée à l'agence de presse Xinhua que la vallée du Rhône n'avait pas l'intention de concurrencer les vins de Bordeaux et poursuivait sa propre stratégie de développement sur le marché chinois en proposant un bon vin à un bon prix.

La majorité des vins de la vallée du Rhône coûtent en moyenne entre 150 yuans et 200 yuans, un prix raisonnable pour la classe moyenne chinoise, a-t-elle estimé. Ainsi, la majorité des ventes sont actuellement réalisées à Beijing, Shanghai et Guangzhou, trois mégapoles chinoises.

La présence d'Inter Rhône en Chine est assez récente, à savoir moins de cinq ans, mais coïncide avec une période florissante du marché.

Au cours des deux dernières années, le président de la cave des vignerons de Beaumes-de-Vénise (membre d'Inter Rhône), Claude Chabran, s'est rendu 4 à 5 fois par an en Chine. Il devrait accueillir en France cet automne l'un de ses collaborateurs chinois afin de réaliser un assemblage de vins adapté au goût des Chinois.

Tout le monde ne réagit pas de la même façon face au potentiel du marché chinois. Le vice-président d'Inter Rhône Philippe Pellaton est relativement prudent. Pour lui, l'ampleur du marché et le nombre trop important d'importateurs chinois augmentent les risques.

" On ne met pas tous ses oeufs dans le même panier ", a déclaré Mme. Vaissermann. Le poids du marché chinois est évident, mais il ne faut pas trop se concentrer là-dessus, a-t-elle ajouté, les premières destinations des exportations de la vallée du Rhône, à savoir les États-Unis et le Royaume-Uni, sont tout aussi importantes.

Source: xinhua

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