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Français>>EconomieMise à jour 31.05.2012 16h06
Beijing enquête sur des « subventions illégales de l'UE »

Le mouvement fait suite aux rapports de Bruxelles, qui est sur le point de lancer une procédure commerciale

L'Union européenne s'apprête à lancer des procédures contre les fabricants d'équipements de télécommunications en Chine, les accusant d'obtenir des subventions, Beijing enquête pour savoir si effectivement ses industries auraient été subventionnées illégalement par l'UE, a indiqué une source proche du dossier à China Daily.

Des industries comprenant "l'agriculture, les équipements de télécommunications, l'énergie éolienne, les produits électriques et mécaniques", la Chine a déjà "obtenu des preuves suffisantes," a déclaré la source qui a requis l'anonymat.

Les remarques suite à un rapport récent du Financial Times. L'UE a décidé, selon le rapport, dès le mois prochain de déposer des plaintes et des enquêtes commerciales contre les responsables chinois d'équipements de réseau mobile, y compris Huawei et ZTE. La Commission européenne, l'organe de l'UE chargée des plaintes et enquêtes commerciales, a obtenu selon le rapport «des preuves très solides", montrant qu'ils ont bénéficié de subventions publiques illégales et auraient vendu des produits dans l'UE en dessous du coût.

Un fonctionnaire du ministère du Commerce a confié à China Daily que la Chine n'avait pas reçu de confirmation officielle de l'UE sur la question.

"Si ce rapport est validé, la Chine ne supportera pas un tel protectionnisme commercial," a confié la source.
Selon le rapport FT, des fonctionnaires de l'UE ont informé les représentants de 27 Etats du bloc membres de leur décision lors d'une réunion à huis clos.

Les déclarations de l'UE semblent être l'une des dernières étapes avant de déposer un recours officiel le mois prochain.

Ce serait la première fois que la commission ouvre une enquête commercial de son propre accord, plutôt que répondre à des plaintes officielles déposées par des entreprises ou groupes industriels.

"En règle générale, une nation lance des recours commerciaux en réponse aux plaintes déposées par les industries nationales ou des entreprises. L'UE n'a jamais lancé une affaire de sa propre initiative," a expliqué la source.

La Commission européenne a déclaré en mars qu'elle envisageait l'imposition de droits sur les produits made-in-China pour compenser les subventions alléguées.

La commission a déclaré qu'elle pensait que les entreprises européennes hésitaient à demander à l'UE de prendre des mesures de protection, de peur que la Chine exerce des représailles contre leurs intérêts commerciaux.

Zhang Xiangchen, directeur général du département du ministère du Commerce de la recherche sur les politiques, a déclaré à l'UE, si elle se place contre la Chine, violerait les règles de l'OMC.

Les entreprises chinoises ont nié avoir reçu des subventions publiques illégales.

"Huawei n'a pas reçu d'avis de la Commission européenne au sujet d'une enquête", a déclaré un porte-parole de Huawei.

"L'UE a préconisé une concurrence loyale et ouverte, que nous apprécions. Nous pensons que la mondialisation exige un environnement commercial ouvert et équitable", a observé le porte-parole.
ZTE a déclaré dans un communiqué que la compagnie n'a pas reçu de subventions gouvernementales illégales ou mené des pratiques de dumping en Europe.

«En tant que société cotée, à la fois à Shenzhen et Hong Kong, ZTE s'efforce de fonctionner d'une manière ouverte et transparente. ZTE obéit aux règles de l'OMC et des réglementations commerciales des pays concernés," a-t-il déclaré.

L'UE a rejoint les Etats-Unis et le Japon en mars pour déposer une plainte auprès de l'OMC au sujet des quotas de la Chine sur les exportations de terres rares, les 17 éléments utilisés dans les secteurs de haute technologie.

La Commission européenne a également proposé de réviser son accord sur les marchés du gouvernement pour empêcher les sociétés de certains pays, y compris la Chine, de bénéficier de cet accord.

"Si l'UE a fait mener une enquête, tel que rapporté, la Chine pourrait déposer un recours contre l'UE à l'OMC et également prendre des mesures de rétorsion immédiate», a déclaré Zhou Shijian, expert commercial principal de l'Université Tsinghua.

Pour la Chine, cela devient plus difficile de tirer parti des règles de l'OMC pour repousser les cas commerciaux hostiles, a indiqué M. Zhou.

Après que le département américain du Commerce ait annoncé sa décision préliminaire sur l'imposition de droits antidumping allant jusqu'à 250% sur les importations chinoise de cellules, le ministère du Commerce a déclaré la semaine dernière que les programmes de soutien de l'énergie renouvelable, notamment l'éolien et le solaire, dans cinq Etats américains violaient les règles de l'OMC.

La Chine a également déposé une plainte la semaine dernière à l'OMC sur les mesures des Etats-Unis pour le calcul des droits anti-subventions sur 22 catégories des exportations chinoises.

Le cas serait le premier du que l'UE lance contre les produits chinois de haut de gamme d'une grande valeur commerciale et stratégique.

"C'est la politique de l'UE, qui s'attend à freiner la croissance rapide de l'industrie chinoise high-tech", selon Zhou.

Des nuisances pour les deux parties

Si l'action de l'UE est vérifiée, elle porterait atteinte aux deux parties, selon les experts.

L'industrie chinoise des télécommunications est profondément liée au marché mondial. Huawei et ZTE sont parmi les cinq meilleurs fabricants mondiaux de télécommunications.

Huawei a plus de 7000 employés en Europe et indirectement, a créé plus de 6.000 emplois. L'année dernière, Huawei a effectué des achats d'une valeur supérieure de 2,9 milliards d'euros (3,64 milliards de dollars) en Europe, a déclaré le porte-parole de Huawei.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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