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Français>>EconomieMise à jour 25.04.2012 16h04
Pourquoi la Chine accepte-t-elle d'accroître ses ressources du FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) vient de réussir à augmenter ses ressources : le Groupe des Vingt (G20) s'est engagé à lui accorder plus de 430 milliards de dollars (325,3 milliards d'euros) de ressources supplémentaires, tandis que la Chine, qui a répondu positivement à l'appel lancé à ce propos, a répondu qu'elle ne serait pas « absente » des projets visant à accroître ces ressources. La Directrice générale du FMI Mme Christine Lagarde, a publié à cet effet une déclaration dans laquelle il est dit que les fonds ajoutés seront utilisés principalement pour renforcer la capacité de prêt du FMI et pour aider à faire face à la crise de la dette souveraine dans la zone euro.

Une démarche qui démontre que la Chine est prête à assumer sa responsabilité envers le monde.

De source bien informée, avec respectivement 200 milliards et 60 milliards de dollars US, les pays de la zone euro et le Japon étaient jusqu'à présent les pays du monde qui avaient apporté la plus grande contribution à la croissance des ressources en question. Pour ce qui est de la Chine, le montant qu'elle en visage de verser n'est pas encore connu.

« Les pays développés ont versé leurs quotes-parts, les pays en voie de développement agiront de même. », a assuré Zeng Gang, Directeur du Bureau des études bancaires de l'Institut des problèmes financiers de l'Académie des Sciences sociales de Chine, en parlant des raisons de notre pays pour accroître sa quote-part au FMI. Il a indiqué que le FMI est une institution financière internationale et qu'il lui est nécessaire d'augmenter ses ressources afin de pouvoir accroître sa capacité de faire face à la crise financière. Cependant il lui est impossible de procéder au financement, mais à l'appel de fonds. En tant que pays membre du FMI et également un grand Etat responsable, la Chine doit s'acquitter consciencieusement de son devoir international de relever ses ressources et cela constitue pour elle une responsabilité internationale nécessaire.

Les spécialistes des milieux concernés pensent que pour les pays en voie de développement il y a une autre raison d'augmenter leurs quotes-parts et c'est de faire un effort pour avoir plus de droit à la parole au sein du FMI. En 2010, toutes les parties concernées ont parvenu à un accord au sujet de la réforme des quotes-parts dans le FMI et il a été prévu que cette réforme sera accomplie avant la réunion annuelle automnale de cette institution qui aura lieu en octobre prochain. En cas de réussite de la réforme, des quotes-parts de plus de 6% seront transférées aux pays dont la représentativité est insuffisante, y compris les pays à économie émergente, ce qui fait que les quotes-parts détenues par les pays développés diminueront dans leur ensemble à 57,7%. A ce moment-là, la Chine sera derrière les Etats-Unis et le Japon quant à son droit de vote, mais à l'heure actuelle, le processus de réforme est en voie d'être ralenti.

La banque centrale de Chine indique que les quotes-parts représentent une composante essentielle des ressources financières du FMI et que chaque pays membre se voit attribuer une quote-part en fonction de son importance relative dans l'économie mondiale. A cet effet, l'augmentation des ressources doit être basée essentiellement sur celle-ci. C'est pourquoi il est souhaité que le FMI insiste auprès des pays concernés pour qu'ils accomplissent au plus tôt le processus d'examen et d'approbation du programme de réforme des quotes-parts, ce afin d'assurer que la tâche fixée soit réalisée avant la tenue de la réunion annuelle du FMI prévue pour octobre prochain.

Quant à Guo Tianyong, professeur à l'Université centrale des Finances, il pense que les mesures prises par la Chine, par la Russie et par les autres pays du BRIC montrent de façon significative leur mécontentement quant au retard accusé dans la réforme du FMI et des autres institutions financières internationales ainsi que leur espoir dans l'élargissement de leur droit personnel à la parole et à la décision, ce qui est un comportement tout à fait positif et compréhensible. La quote-part d'un pays membre détermine le montant maximum de ressources financières qu'il s'engage à fournir au FMI et le nombre de voix qui lui est attribué, et détermine le montant de l'aide financière qu'il peut obtenir du FMI. C'est pourquoi la réforme des quotes-parts et les résultats définitifs de l'augmentation des ressources seront déterminés en tenant compte de la force de chacune des parties. Pour ce qui est de la Chine et des autres entités économies émergentes, elles ne renonceront pas à la légère ni à leurs idées ni à leur position.

Il est important que toutes les parties concernées conjuguent leurs efforts pour pouvoir sortir de l'impasse.

L'économie mondiale continue à connaître le marasme et la morosité, c'est pourquoi il est nécessaire que toutes les parties concernées conjuguent leurs efforts pour pouvoir sortir de l'impasse. D'après le tableau d'augmentation de ressources mis au point par le FMI, les pays qui acceptent sans équivoque leurs quotes-parts verseront un montant de 362,3 milliards de dollars US et compte tenu du montant global qui est prévu pour 430 milliards de dollars US, les pays qui se sont engagés à déterminer leur quote-part, dont la Chine, la Russie, le Brésil, l'Inde, l'Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande, ils apporteront une contribution de 67,7 milliards de dollars US. Certaines suppositions disent que la Chine est prête à apporter une contribution de 60 milliards de dollars US.

Secourir l'Europe est dans l'intérêt de la Chine.

Tout le monde s'intéresse à la question de savoir comment utiliser les fonds provenant de la croissance des ressources. On apprend que ces fonds seront recueillis et collectés par le biais de prêts bilatéraux occasionnels et d'effets à terme acquis par les pays membres auprès du FMI et qui seront par la suite introduits dans le « compte financier général » du FMI. Quant à ce dernier, il insisté dans sa déclaration que les fonds ajoutés ne sont aucunement destinés spécialement à l'Europe, mais à l'ensemble des pays membres et non pas à des régions déterminées. Mais selon des analystes, vu à court et à long terme, c'est l'Europe qui, pour le moment, a le plus besoin de cette aide financière d'urgence, car elle est toujours le lieu le plus risqué de l'économie mondiale

Quant à Zeng Gang, il pense que le FMI doit secourir l'Europe et qu'il est dans l'intérêt de la Chine de participer à ce sauvetage en augmentant ses ressources du FMI. Il insiste que l'Union européenne est le plus grand et le plus important partenaire commercial de la Chine et que si elle s'écroulait et s'effondrait, ce serait un désastre et un catastrophe pour la Chine qui en subirait les conséquences. Dans notre monde actuel où l'interdépendance des nations est une réalité et où tout le monde doit s'entraider, aider les autres c'est en fait aider soi-même. Il faut comprendre que la loi de la jungle « les faibles servent de pâture aux forts » ne s'adapte plus à notre monde actuel et qu'il faut nécessairement appliquer le principe de l'équilibre. Quant aux pays forts et puissants, ils ne doivent plus songer à remplir uniquement leurs poches, mais à assumer les responsabilités internationales qui leur incombent.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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