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Français>>EconomieMise à jour 12.04.2012 08h45
Un « plus grand rôle » pour les économies émergentes
Une photo d'archives prise en septembre dernier, montrant le Directeur de la Banque Mondiale Robert Zoellick en train d'examiner les conditions de vie dans le comté de Xianahui, dans la préfecture autonome de Qianxinan, dans la Province du Guizhou. Ici, il regarde un villageois faisant une démonstration des techniques de filage.

Les économies émergentes devraient jouer un rôle plus important à la Banque mondiale et davantage d'économistes et de chercheurs chinois devraient occuper des postes élevés dans cette institution financière mondiale, a déclaré Robert Zoellick, Président de la Banque Mondiale.

« Mon point de vue a été de traiter les pays en développement en tant que clients, de comprendre ce qu'ils veulent aborder, et puis apporter une expérience globale et de l'expertise pour les aider à résoudre les problèmes », a dit M. Zoellick au China Daily lors du Forum de Boao pour l'Asie 2012, qui a eu lieu au début du mois dans la Province de Hainan.

Ses mots sont arrivés au moment où Banque Mondiale cherche à trouver son prochain chef, et alors que la démission de M. Zoellick devrait intervenir au mois de Juin.

Bien qu'il soit peu probable que le prochain patron de la Banque Mondiale vienne de Chine, les économistes et chercheurs chinois devraient être davantage employés à des postes élevés et en tant que cadres des institutions financières mondiales. Les autorités chinoises sont « importantes » pour la Banque Mondiale, a-t-il dit.

Le Président américain Barack Obama a proposé Jim Yong Kim, Coréen-Américain et président du Dartmouth College, qui s'est employé à lutter contre les maladies dans les pays pauvres, pour prendre la tête de la Banque mondiale. Parmi les autres candidats à ce poste, on compte aussi Ngozi Okonjo-Iweala, Ministre des Finances du Nigeria, et José Antonio Ocampo, ancien Ministre des Finances colombien.

La nomination d'un candidat venant des marchés émergents est largement considérée comme un défi à la domination de l'institution par les États-Unis. C'est en effet un représentant de ce pays qui occupe le poste principal de cette institution depuis sa création après la Seconde Guerre mondiale.

Selon des sources de la Banque Mondiale, qui ont souhaité rester anonymes, M. Kim sera probablement le prochain directeur de la Banque mondiale.

« Hélas, ce n'est pas moi qui fais le choix, mais la bonne nouvelle, c'est qu'il y a trois très bons candidats à la succession. C'est un bon signe pour l'avenir de la Banque Mondiale que vous ayez des gens et des candidats de qualité supérieure ».

Le conseil d'administration des pays membres de la Banque Mondiale a déclaré qu'il prendra une décision au sujet du poste de directeur au moment où le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale tiendront leur réunion bisannuelle le 21 avril.

Le Canada, le Japon et d'autres pays ont annoncé qu'ils soutiendraient la candidature de M. Kim et qu'ils chercheront des soutiens pour sa candidature.

Jusqu'à présent, le seul candidat qui ait été officiellement désigné est Jeffrey Sachs, un économiste américain spécialiste du développement et professeur à l'Université de Columbia.

Davantage de Chinois

Jusqu'à aujourd'hui, c'est toujours un Européen qui a dirigé l'organisation-sœur de la Banque mondiale, le FMI.

Les économies émergentes comme la Chine, l'Inde et le Brésil ont entretemps mis la pression sur les Etats-Unis et l'Europe pour ouvrir ces postes à des candidats provenant d'autres endroits.

L'an dernier, les 187 pays membres de la Banque Mondiale se sont mis d'accord sur le fait qu'un processus transparent doit être utilisé pour choisir un président de la banque en fonction de ses mérites.

M. Zoellick a déclaré qu'il est favorable à ce que ces réformes soient faites à la Banque Mondiale.

« En ce qui concerne le rôle des pays en développement, j'ai essayé de faire venir plus de personnes venant de pays en développement (pour les nommer à des hauts postes de la Banque mondiale) », a déclaré M. Zoellick.

Il a dit qu'il croit fermement que les pays en développement sont les clients principaux de la Banque mondiale, et dit « je pense que nous devrions nous concentrer sur ce que les clients veulent », plutôt que dire « les pays en développement devraient faire ceci ou cela ».

Ces dernières années, la Chine a renforcé son influence sur les institutions financières mondiales.
En 2008, la Banque Mondiale a nommé un économiste chinois Lin Justin Yifu au poste d'économiste en chef et premier vice-président de l'institution.

M. Zoellick a déclaré que son « seul souci, c'est qu'il y a tellement de candidats possibles en Chine, et il sera peut-être plus difficile de recruter certains d'entre eux pour la banque ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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