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Français>>EconomieMise à jour 23.03.2012 09h07
Singapour est le pays le plus compétitif d'Asie, selon le Forum de Boao

Singapour est l'économie la plus compétitive d'Asie, selon un rapport publié mercredi par le Forum de Boao pour l'Asie.

La Chine et l'Inde, qui, avec le Brésil, la Russie et l'Afrique du Sud forment le BRICS, accusent du retard au classement en raison de leur faible efficacité commerciale et administrative.

La compétitivité de la Chine a été classée au 10e rang des économies asiatiques en 2011, améliorant sa position par rapport à l'année précédente, selon le rapport.

Le forum a évalué 37 économies asiatiques en prenant en considération leur puissance économique, leur développement social, leurs infrastructures, leur capital humain et leurs capacités d'innovation.

« La compétitivité globale de la Chine a augmenté en 2011 en raison des efforts du pays pour ajuster sa structure économique », selon Wang Jun, chercheur au Centre Chinois pour les Echanges Economiques Internationaux.

« Mais elle a besoin de rationaliser sa procédure d'approbation afin d'améliorer son efficacité administrative commerciale ».

Le Forum de Boao pour l'Asie est une organisation à but non lucratif qui organise des forums à destination des dirigeants de gouvernement, d'affaires et universitaires. Sa prochaine manifestation annuelle se tiendra du 1er au 3 avril à Boao, dans la Province de Hainan, dans le Sud de la Chine, et le Vice-Premier ministre chinois Li Keqiang devrait y délivrer un discours lors de la cérémonie d'ouverture.

M. Wang, l'un des principaux contributeurs à ce rapport, a déclaré que les indicateurs ont été calculés en utilisant tous les chiffres officiels puisés dans les sources gouvernementales ou d'organisations internationales fiables.

Singapour figure en tête de liste pour la deuxième année consécutive, suivi par Taïwan, Hong Kong, le Japon et la Corée du Sud.

« Le classement de la Chine pourrait baisser l'année prochaine puisque le Gouvernement a réduit son objectif de croissance économique », a dit M. Wang. « La puissance économique pèse d'un grand poids dans le système d'évaluation ».

Bien que l'Inde soit un grand marché et jouisse d'une croissance économique rapide et d'un grand potentiel d'innovation, son classement a chuté de la 28e place l'année dernière à la 32e cette année.

Zhou Wenzhong, Secrétaire général du Forum de Boao pour l'Asie, a dit qu'il sera important pour les économies asiatiques de poursuivre leurs objectifs avec plus de vigueur.

« Il y a un besoin croissant d'élargir la demande intérieure dans la région pour compenser le ralentissement continu sur les marchés européen et américain », a dit M. Zhou.

L'Europe, le plus grand bloc commercial du monde, a vu sa part dans le commerce mondial diminuer à 38 % en 2010, contre 41 % en 2009. La part de l'Asie, quant à elle, a augmenté à 32 % en 2010, en hausse par rapport aux 29 % de l'année précédente.

« De nouveaux progrès ont été réalisés dans l'intégration économique de l'Asie et le réseau de production a jeté des bases pour l'intégration de la région », a déclaré Pei Jiansuo, économiste à l'Université d'Affaires et d'Economie Internationales.

Environ 54 % du commerce de l'Asie s'est fait au sein des économies asiatiques en 2010, en hausse par rapport à 2009, où ce chiffre était de 51 %.

Selon M. Pei, les économies asiatiques sont à la croisée des chemins et doivent décider si elles travailleront également à l'intégration régionale.

Outre la coopération en matière de libre-échange actuellement en cours entre l'Association des Nations du Sud-Est Asiatique (plus connue sous le nom d'ASEAN) et d'autres économies asiatiques, les États-Unis font de leur côté la promotion du partenariat Trans-Pacifique, sous leur égide.

M. Pei pense que le partenariat Trans-Pacifique est confronté à de grandes difficultés et incertitudes.
« Le commerce entre les neuf membres ne représente simplement qu'une petite partie de leur commerce total et ils ont tendance à faire davantage de commerce en dehors (du partenariat) », a-t-il dit. « L'avenir (du partenariat) dépend de l'attitude du Japon et de la Corée du Sud ».

Dans le même temps, le Forum de Boao a également publié son rapport annuel sur le développement des économies émergentes.

Les 11 plus grandes économies émergentes, dont l'Argentine, le Brésil, la Chine, l'Inde et Corée du Sud, ont également vu leur croissance faiblir en 2011 la crise économique mondiale perdurant.

Huang Wei, économiste à l'Académie Chinoise des Sciences Sociales, pense que le commerce entre les pays émergents reste fort et que leur dépendance envers les économies développées va continuer à diminuer.
En 2012, les pays émergents devraient connaître une croissance économique d'environ 6,7 % en moyenne.

En 2012, l'économie chinoise devrait enregistrer une croissance de 8,8 %, ce qui est plus élevé que l'objectif affiché de 7,5 %. Dans le même temps, l'économie indienne devrait elle connaître une croissance de 7,5 %, le Brésil de 4 % et la Russie de 3,8 %, selon le rapport.

« Les économies développées n'ont pas encore montré de signes d'amélioration substantielle, ce qui pourrait conduire à un nouvel affaiblissement de la demande mondiale et affecter la croissance des économies émergentes ».

Pendant ce temps, la direction de nombreuses grandes économies émergentes connaîtra des changements en 2012, changements qui pourraient à la fois directement et indirectement avoir une incidence sur le développement économique et social de ces économies, a-t-elle ajouté.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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