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Français>>EconomieMise à jour 06.03.2012 10h39
L'homme le plus riche de Chine parle d'investissement à l'étranger

Zong Qinghou, sacré « homme le plus riche de Chine » par le magazine Forbes en 2010, a déclaré dans une interview accordée à China.org.cn, avant l'ouverture annuelle l'Assemblée populaire nationale de Chine (APN), qui a commencé ce 5 Mars, que son entreprise, Hangzhou Wahaha, sera prudente quant à l'accroissement de sa présence à l'étranger cette année.

Zong, 67 ans, ne manque pas de liquidités, grâce principalement à la réussite de son entreprise de boissons. En conséquence, son intérêt pour les marchés d'outre-mer a augmenté et sa compagnie est actuellement en pourparlers concernant des investissements prévus dans plusieurs pays, y compris l'Australie et l'Afrique du Sud.

Son plan d'investissement pour acheter une ferme et y construire les installations nécessaires à la production de produits laitiers a été bien accueilli par le gouvernement australien, qui a même offert de mener des études de marché pour son entreprise.

"Les fonctionnaires du gouvernement local m'ont annoncé, qu'ils effectueront une recherche dans les trois mois", a déclaré Zong. "Si tout se déroule sans problème, la nouvelle usine sera ouverte à l'ouest de l'Australie dans un an."

Les produits minéraux ont contribué à la bonne marche de l'économie australienne depuis de nombreuses années. Cependant, les prix ont commencé à vaciller dans l'incertitude sur les perspectives de croissance en Chine et le gouvernement australien, dans une tentative pour alimenter son économie, a commencé à assouplir les restrictions imposées sur l'investissement étranger dans ses fermes.

Cependant, toutes les entreprises n'ont pas eu autant de succès que Wahaha,dans leurs relations à l'étranger. Il y a une quinzaine de jours, la société chinoise Shanghai Pengxin a vu ses plans pour acheter en Nouvelle-Zelande l'un des plus grands fermiers laitiers, se heurter à un obstacle en ce qui concerne l'approbation de l'accord du gouvernement Néo-zélandais.

Comparé à d'autres investisseurs et acheteurs chinois, les investissements de Zong ont toujours été exécutés avec grand soin et il a reçu quelques invitations d'affaires de haut niveau.

L'ancienne présidente des Philippines, Gloria Arroyo, a invité le magnat des affaires à investir aux Philippines lorsqu'ils se sont rencontrés à Hangzhou en 2008. Par la suite, Zong a conduit une partie des recherches aux Philippines, afin d'enquêter sur de potentiels investissements. Il a finalement abandonné ses plans en raison de préoccupations sur les troubles politiques et l'instabilité sociale dans le pays.

Toujours prudent, le sens des affaires de Zong le dissuade d'acheter des actifs étrangers à problèmes, en dépit de la détection de nombreuses possibilités pour acheter des actifs occidentaux frappés par une économie stagnante.

"Ne vous précipitez pas pour acheter les entreprises occidentales en faillite, il faut être prudent," a-t-il confié. "Si les entreprises occidentales ne peuvent pas payer leurs dettes, comment le pouvons-nous?"
Par rapport à beaucoup d'entreprises publiques chinoises, la société privée de Zong a été chaleureusement accueillie à l'étranger. Cela reflète un problème majeur face à des investisseurs chinois : les entreprises chinoises ne sont pas toujours les bienvenues à l'étranger, souvent soupçonnées d'appartenir ou d'être subventionnées par le gouvernement et donc, éventuellement, aider le gouvernement à accéder à des technologies sensibles et des ressources naturelles.

Zong estime que ces sociétés doivent faire face à la question en suspens de savoir comment traiter avec une telle hostilité et le risque actuel d'une tourmente économique internationale.

Pour lui : «Le sentiment anti-chinois est toujours ancré chez certaines personnes, la Chine doit essayer de trouver une solution gagnant-gagnant pour sa poursuite de l'investissement à l'étranger."

Zong a également suggéré que, dans des appels d'offres d'actifs «sensibles», les investisseurs doivent prouver qu'ils ont de l'expérience commerciale pertinente et que la transaction apportera des avantages substantiels et prévisibles pour les populations locales.

Zhou Dewen, président de l'association de développement des petites et moyennes entreprises de Wenzhou, estime que la Chine devrait encourager les organismes privés plutôt que les entreprises publiques à investir à l'étranger afin de réduire à la fois la sensibilité étrangère et l'hostilité à de telles transactions.

En accord avec Zhou, Zong a exprimé sa préoccupation sur les entreprises privées qui sont moins en mesure de se prémunir contre les risques. Pour résoudre le problème, Zong conseille aux entreprises privées de coopèrer entre elles afin de mieux gérer les défis et les risques inhérents à des investissements d'outre-mer.

La montée de la puissance économique de la Chine a aidé des entreprises à obtenir du poids sur les marchés étrangers, mais leurs plans d'investissement face à une opposition politique de la part des pays étrangers ainsi que la concurrence féroce des pays comme le Japon, dont la force du Yen, le met dans une position avantageuse sur le plan d'achat de capitaux à l'étranger.

L'investissement direct à l'étranger non financier de la Chine (ODI) connaît une agumentation annuelle de 1,8 %, soit 60,07 milliards de dollars en 2011, selon les chiffres publiés par le ministère du Commerce (MOC) le mois dernier.

Une étude publiée l'année derniere par l'Asia Society à New York prédit qu'au cours de la prochaine décennie la Chine pourrait investir pas moins de 2 bilions de dollars dans des sociétés étrangères et divers projets.

S'exprimant au sujet de possibles plans d'investissement futurs, Zong a révélé que sa compagnie disposait de 15 milliards de yuans (2,4 milliards de dollars) en espèces à la fin novembre de l'année dernière et que cela lui donnait, en tant qu'homme le plus riche de Chine, des munitions suffisantes pour des aspirations futures.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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