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Français>>EconomieMise à jour 16.02.2012 08h55
A Beijing, Barroso et Van Rompuy défendent l'euro devant des étudiants chinois

Jose Manuel Barroso a assuré ce mercredi à Beijing vouloir « remettre de l'ordre dans la maison » de l'UE et « protéger l'euro ». « Nous sommes en train de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité, promouvoir la confiance et jouer notre rôle dans des solutions globales. » Tout comme Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, et Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale chinoise, le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso était invité à s'exprimer ce mercredi matin à Beijing devant plusieurs centaines d'étudiants et professeurs de l'Université du Commerce international et de l'Economie (University of International Business and Economics, UIBE), avant d'inagurer une exposition sur la monnaie unique au sein de l'université.

Plaisantant au début de son intervention, Jose Manuel Barroso s'est dit « content de revenir à l'université, d'autant plus que cette fois-ci, ce n'est pas pour un examen », avant de nuancer aussitôt : « mais je suis bien conscient que c'est un peu l'euro qui est en train de subir un examen, en ce moment ».

Herman Van Rompuy, qui a souligné « l'attitude constructive de la Chine » et sa « coopération » dans la lutte contre la crise, a particulièrement insisté sur l'importance de la construction européenne, lancée pour éviter une nouvelle guerre mondiale. « Dans la crise actuelle, au-delà de l'argent, a-t-il déclaré, c'est le destin de l'Europe qui est en jeu. C'est pourquoi (...) les dirigeants européens feront tout ce qui est nécessaire pour sauver l'euro et assurer la stabilité de la zone euro. »

De son côté, le gouverneur de la Banque populaire de Chine, banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, s'est dit « confiant en l'euro et dans les mesures prises par l'Union européenne » pour régler la crise de la dette, disant espérer « des liens économiques et commerciaux plus profonds avec l'Union européenne ».

Sortir de la crise « sera un long processus », a estimé Jose Manuel Barroso. « Ce sera un marathon, pas un sprint. Mais nous, en Europe, partageons avec la Chine l'expérience d'être une vieille civilisation et nous connaissons très bien la valeur de l'endurance, de la détermination et de la persévérance. »

Les plus hauts dirigeants européens et chinois sont réunis depuis mardi dans la capitale chinoise. Un rendez-vous dominé par la question de la dette souveraine des pays européens, qui inquiète le gouvernement chinois, car les deux économies sont très liées. Dès hier, le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, s'est voulu rassurant pour ses invités européens, en déclarant que « la Chine est prête à participer davantage à la recherche d'une solution à la crise ». Aucun montant chiffré d'une éventuelle aide chinoise n'a cependant été avancé.

Source: CRI

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