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Français>>EconomieMise à jour 30.01.2012 08h12
La Chine est prête à participer au plan de sauvetage de l'Europe

Les dirigeants du Danemark et de la Finlande ont indiqué vendredi que la Chine avait montré une volonté de contribuer aux efforts mondiaux pour sortir les pays européens de la crise de la dette. Cependant, un conseiller politique chinois senior a déclaré qu'il devrait y avoir des conditions préalables.

S'exprimant au Forum économique mondial annuel de Davos, le Premier ministre du Danemark Helle Thorning-Schmidt et le Premier ministre finlandais Jyrki Tapani Kataisen ont souligné l'importance de la coopération entre la Chine et l'Union européenne pour aider les nations en difficulté.

Les deux parties sont « dans le même bateau », a affirmé M. Katainen. « La Chine souffrira de l'aggravation de la situation économique en Europe, et vice versa. Il serait donc bon pour la Chine d'utiliser une partie de son surplus de réserves en devises à travers le Fonds monétaire international pour financer les pays en difficulté ».

« Cela ne serait pas gratuit. Il y aurait des conditions », a-t-il ajouté, avant de décrire le FMI comme une « bonne organisation de confiance » pour un investissement chinois.

Helle Thorning-Schmidt, dont le pays occupe actuellement la présidence tournante de L'UE pour six mois, a fait vœu d'utiliser cette opportunité pour « accroître la coopération » avec la Chine, en ajoutant que le pays est « prêt à faire partie de la solution ».

Li Daokui, chercheur proche des décideurs chinois, a indiqué que Beijing n'a jamais changé sa politique pour participer au sauvetage financier, mais il a insisté sur le fait qu'il faudrait « des conditions ». La première est que l'UE doit élaborer son propre paquet de sauvetage efficace, a déclaré le professeur d'économie à l'Université Tsinghua et conseiller politique auprès de la banque centrale de Chine. La seconde est que les efforts soient multilatéraux, pas seulement bilatéraux.

« La Chine comprend que nous sommes dans une ère multipolaire, ce qui signifie que le monde n'est pas dirigé par les Etats-Unis et la Chine. D'autres acteurs mondiaux devraient avoir les mêmes chances de résoudre le défi mondial », a-t-il affirmé. « Dans ce contexte, la Chine se joindra au processus du FMI. »

Toutefois, le processus sera compliqué, a-t-il expliqué en ajoutant que si « les économies émergentes comme la Chine, l'Inde et la Russie investissent, le FMI doit continuer à réformer sa gouvernance et ses droits de vote ».

Les pays européens contrôlent actuellement plus de 40 pour cent des droits de vote au FMI.

« Il est raisonnable pour l'Europe de montrer une volonté (de céder des droits de vote pour les créanciers) », a déclaré le professeur. « La Chine peut offrir son aide, mais nous avons aussi besoin de promesses du côté européen. Celui-ci ne peut pas demander de l'aide sans prendre des mesures pour s'aider lui-même ou faire avancer la réforme (du FMI). »

Alors que certains en Europe sont mécontents à l'idée d'emprunter de l'argent auprès des pays émergents, certains Chinois sont aussi préoccupés par la réalité des pays en développement qui viennent au secours des riches.

Après la crise de la dette qui a éclaté en mai 2010, l'UE a créé le Fonds européen de stabilité financière, qui va devenir un fonds de secours permanent au milieu de cette année. Le chef du Fonds Klaus Regling a visité la Chine, le Japon et d'autres pays riches afin de solliciter de l'aide cette semaine, mais a échoué à obtenir des accords fermes.

Le FMI a récemment promis d'étendre ses ressources disponibles pour les pays européens embourbés dans la dette et a averti que l'aggravation de la situation pourrait affecter les perspectives économiques mondiales cette année.

Song Zhe, qui était jusqu'au mois dernier l'ambassadeur de Chine auprès de l'UE, a déclaré que « la Chine ne sera jamais absente quand il s'agit des efforts mondiaux pour sauver les pays européens criblés de dettes. »

La Chine et l'UE tiendront un sommet annuel retardé des dirigeants en février. Le plan de sauvetage sera certainement à l'ordre du jour.

En attendant, le Premier ministre finlandais Katainen a déclaré que la Chine et l'Europe devraient tenter de relancer des échanges commerciaux ouverts et renforcer un terrain d'entente sur la politique mondiale. Les deux parties devraient continuer à améliorer leur coopération et leur coordination dans le cadre des Nations Unies, a-t-il ajouté.

Mme Thorning-Schmidt a ajouté qu'elle était également confiante avant le sommet informel de lundi pour les dirigeants européens que les pays touchés par la dette seront épargnés par la crise.

« Nous prenons les bonnes décisions en ce moment en termes de pays qui ont des dettes importantes, et (nous) renforçons notre discipline budgétaire », a-t-elle indiqué. « Après leur mise en œuvre, la confiance va commencer à remonter. »

Source: China.org.cn

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