Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>EconomieMise à jour 19.01.2012 09h18
La Chine contribuera à mener l'expansion du PIB mondial

Malgré un ralentissement, la croissance chinoise jouera un rôle de plus en plus important dans l'économie mondiale, tandis que les prévisions suggèrent que le monde est sur le point de connaître une nouvelle chute majeure en 2012, selon les experts.

Un rapport des Nations Unies publié mardi place les perspectives de croissance économique mondiale à 2,6 % cette année et à 3,2 % en 2013, par rapport aux 2,8 % enregistrés en 2011.

Cependant, la prévision est conditionnelle à la maîtrise de la crise de la dette dans la zone euro, et à une halte aux mesures d'austérité fiscale stricte dans les pays développés.

« Dans un scénario alternatif, si les décideurs politiques en Europe et aux États-Unis ne parviennent pas à faire face aux crises de l'emploi et à la panique entourant la dette souveraine, la croissance sera limitée à 0,5 % en 2012 », estime le rapport.

Les pays en développement continueront à jouer le rôle de moteur économique du monde, mais le taux de croissance en 2012 et 2013 sera bien inférieur à ceux des deux dernières années, affirme le document.

Le rapport de l'ONU accorde à la croissance économique de la Chine une perspective positive de 8,7 % cette année.

Les indicateurs économiques du pays pour 2011, qui ont été rendus publics mardi, montrent un ralentissement de la progression du PIB au quatrième trimestre à 8,9 %, contre 9,1 % au trimestre précédent.

Ce chiffre représentait le taux de croissance le plus lent depuis le deuxième trimestre 2009, tout en restant plus élevé que la prévision de 8,7 % formulée par divers analystes.

« Une croissance proche de 9 % pour la deuxième économie mondiale était une très bonne nouvelle pour une économie mondiale au bord de la rechute en récession », a affirmé Wang Tongsan, chercheur senior de l'Académie chinoise des sciences sociales.

M. Wang a concédé qu'un nouveau ralentissement de la croissance chinoise pourrait se répercuter sur des pays comme les États-Unis et l'Allemagne, qui comptent sur les exportations en Chine pour leur propre rétablissement.

Parallèlement, un volume affaibli des exportations chinoises pourrait amener à des importations réduites pour certaines économies basées sur les ressources naturelles, comme le Brésil et l'Australie.

Quoi qu'il en soit, le taux de croissance plus élevé que prévu de la Chine devrait améliorer la confiance dans les perspectives de l'économie mondiale, selon M. Wang.

« N'oublions tout de même pas que la croissance a été réalisée dans un environnement national de resserrement des politiques économiques », a rappelé Zhu Baoliang, chercheur associé au Centre d'information d'État.

Il a suggéré que l'assouplissement de ces mesures, un scénario très probable, restaurera la croissance tandis que l'inflation décline.

La Chine est à présent le premier contributeur à la croissance mondiale, selon un rapport récent de JP Morgan Chase & Co. En 2011, le pays représentait près de 12 % du total du PIB mondial, et plus d'un tiers de sa croissance.

« Alors que les troubles économiques d'un certain nombre de pays développés pèsent sur l'économie mondiale, la contribution de la Chine à la progression du PIB mondial est susceptible de s'accroître encore », a estimé M. Zhu.

Il a ajouté que les déséquilibres du commerce mondial ne devraient plus être une préoccupation majeure pour les décideurs politiques. Il devrait plutôt y avoir davantage de politiques de stimulus menées de manière coordonnée au niveau international pour encourager la croissance.

« Les réponses politiques actuelles au ralentissement mondial sont tout à fait inadéquates, car les pays développés ont supprimé les mesures de relance alors que le taux de chômage demeure élevé », a affirmé Rob Vos, analyste au sein de la division des affaires économiques et sociales de l'ONU.

M. Vos a suggéré que les États-Unis et l'Europe lancent des politiques de relance à court terme pour stimuler la demande et réduire le chômage, ce qui laisserait également à la Chine et aux autres économies asiatiques le temps de se restructurer vers une plus grande dépendance envers la demande intérieure.

Si la coordination mondiale est conduite efficacement et si les disputes politiques étaient résolues, l'économie mondiale pourrait croître de 3,9 % en 2012, selon M. Wang.

Source: China.org.cn

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Concours d'articles originaux sur le thème « le Quotidien du Peuple en ligne et moi »
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Sélection du Renminribao du 19 janvier
Nouvelles principales du 18 janvier
L'essor des relations sino-africaines surprend l'Occident
Des centaines de millions yuans pour former des animateurs d'émissions ?
L'euro fête ses dix ans : quel choix faut-il faire ?